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Le Sénat s'apprête à élire son premier président socialiste
Le premier président socialiste du Sénat depuis le début de la Ve République devrait être élu ce samedi, après la défaite historique de la droite à la deuxième chambre du Parlement dimanche. Jean-Pierre Bel est le candidat unique de la gauche.
AFP - Sauf énorme surprise, c'est Jean-Pierre Bel, un élu ariégeois de 59 ans, jusque là inconnu du grand public, qui devrait être élu samedi par ses pairs, premier président socialiste de l'histoire du Sénat.
Président du groupe socialiste du Sénat depuis 2004, il a fait irruption sur le devant de la scène avec le basculement inédit à gauche de la deuxième chambre du Parlement lors du renouvellement sénatorial de dimanche dernier.
Il affrontera comme candidat unique de la nouvelle majorité PS, communistes, PRG, Verts, le président sortant UMP Gérard Larcher et l'ancienne secrétaire d'Etat de François Fillon, Valérie Létard, concourant sous la bannière centriste.
La division de la droite devrait favoriser l'élection du socialiste dès le premier tour. Le nouveau sénateur Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé a laissé planer la menace d'une candidature mais pour mieux négocier des postes de responsabilité pour son parti.
Les opérations de vote débuteront à 15h30 après un discours du doyen de la nouvelle assemblée, le président du parti communiste réunionnais Paul Vergès. Chaque sénateur, appelé nominativement, déposera son bulletin dans l'urne. Il faut la majorité absolue des suffrages exprimés aux premier et deuxième tours pour être élu puis relative si un troisième tour est nécessaire.
Le sixième président du Sénat depuis le début de la Ve République prononcera ensuite une allocution avant la passation de pouvoir qui se fera dans la foulée, au Petit Luxembourg, siège de la présidence qui jouxte le Palais du Luxembourg.
Jean-Pierre Bel a promis un "Sénat plus moderne, plus modeste, plus transparent" face à une droite encore sonnée mais qui va s'attacher à amoindrir les effets de cette défaite à sept mois de la présidentielle.
Le sénateur de l'Ariège va dès lundi s'atteler à organiser la nouvelle gouvernance de la Haute assemblée. Une tâche pas forcément aisée vu à l'étroitesse de sa majorité qui compte 177 élus, soit deux de plus que la majorité absolue. Aucun groupe politique ne la détient à lui seul.


























Commentaires (1)
et le Français gobent
tu parles d'une victoire.. enfin l'essentiel est d'y croire, ce Monsieur est un Jospiniste, soit un néo libérale de la même famille qu'un NS, un DSK, une Aubry, un DSK
on pourrait en rire mais c'est dramatique, subterfuge d'un faux choix droite /gauche qui en fai est un choix unique "néolibéral, nouvel ordre mondial"
Les vraies frontières du jeu politique ne sont plus entre la droite ou la gauche, mais entre la collaboration ou l'opposition à la mondialisation néo-libérale, à la marchandisation du monde, à la primauté de l'économie sur l'homme et l'environnement.
Depuis quelques années, l'échiquier politique compte 3 camps: le Bleu, le Rouge, et le Gris (couleur idéale pour symboliser la "pensée unique").
Lionel Jospin et Jacques Chirac représentaient en réalité le même camp: celui du "Gris". Les électeurs l'avaient bien compris, lorsqu'ils disaient ne plus percevoir la différence entre les programmes de l'un et de l'autre.
Le but des Maitres du Monde est de confiner le débat et le choix politique à l'intérieur de la zone grise, afin que les électeurs n'aient le choix qu'entre le gris et le gris... Ou bien entre le gris et une alternative extrême, inacceptable par la majorité, ce qui revient encore à une victoire du gris.
Jospin et le PS ont trahi leurs électeurs
En choisissant le camp de la mondialisation, en donnant la priorité à l'économie et non à l'homme, en abandonnant les quartiers populaires à la violence urbaine, en étant indifférent au sort des sinistrés de la Somme ou de Toulouse, en autorisant les cultures d'OGM, en saisissant le prétexte du 11 Septembre pour adopter des mesures anticonstitutionnelles de réduction des libertés publiques, en laissant se développer la précarité, en autorisant la flexibilité (déguisée en "loi sur les 35 heures"), en autorisant à nouveau le travail de nuit des femmes (interdit depuis 1897), en privatisant et en annonçant la future privatisation d'EDF, Lionel Jospin et les Enarques du PS ont trahi leurs électeurs
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