Dernière modification : 01/10/2011 

- Al-Qaïda - États-Unis - Terrorisme - Yémen


L'élimination de l'imam Al-Awlaqi fait débat aux États-Unis

L'élimination de l'imam Al-Awlaqi fait débat aux États-Unis

Des défenseurs des droits de l'Homme aux États-Unis se sont insurgés contre l'assassinat de l'imam extrémiste Anwar al-Awlaqi au Yémen. L'homme, l'une des figures emblématiques d'Al-Qaïda, était un ressortissant américain.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - L'élimination de l'imam extrémiste américano-yéménite Anwar al-Aulaqi soulève un débat aux Etats-Unis sur le droit que peut ou non s'arroger l'Etat fédéral d'assassiner des ressortissants américains au nom de la lutte contre le terrorisme.

Si la mort de l'imam lié à Al-Qaïda était saluée vendredi par la classe politique, des défenseurs des droits de l'homme contestaient une opération dont les circonstances exactes restaient inconnues, y compris le rôle joué par les Etats-Unis.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a été interrogé à ce sujet vendredi lors de son point de presse quotidien: "Pouvez-vous expliquer selon quelle autorité juridique le gouvernement américain a-t-il le droit de tuer un ressortissant américain à l'étranger?", lui a demandé un journaliste.

"Je ne vais sûrement pas répondre à une telle question qui serait liée d'une façon ou d'une autre aux événements d'aujourd'hui", a répondu M. Carney, en se retranchant derrière son refus de "parler des circonstances de la mort d'Aulaqi".

Un haut responsable gouvernemental américain refusant lui aussi de s'exprimer spécifiquement au sujet d'Aulaqi a de son côté évoqué "l'autodéfense".

"En général, il serait tout à fait légal pour les Etats-Unis de prendre pour cible des dirigeants haut placés de forces ennemies, quelle que soit leur nationalité, qui conspirent pour tuer des Américains", a indiqué ce responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Cette légalité découle selon lui de "l'autorité donnée par le Congrès à l'usage de la force dans le conflit armé avec Al-Qaïda, les talibans et leurs associés, ainsi que des lois internationales reconnaissant notre droit à l'autodéfense".

Selon le Washington Post, qui cite un haut responsable des services secrets non identifié, l'élimination de l'imam a été approuvée par un document secret du département américain de la Justice, sans lequel la CIA n'aurait pas pu tué un citoyen américain.

L'avocat Glenn Greenwald souligne qu'aucun effort n'a été fait pour poursuivre Aulaqi en justice. "Son élimination a été purement et simplement décrétée par le président, qui a fait à la fois office de juge, de jury et de bourreau", dénonce-t-il sur le site Salon.com.

Pardiss Kebriaei, avocate auprès de l'association Center for Constitutional Rights, fait valoir qu'il serait illégal qu'Aulaqi ait été tué par les Etats-Unis ou avec leur participation.

"Si cela s'est fait en l'absence d'une menace imminente ou d'un danger de mort, c'est un meurtre illégal au regard de la constitution américaine et du droit international", déclare l'avocate à l'AFP, en réclamant "une enquête immédiate" et indépendante.

Le cas de l'imam, né en 1961 sur le sol américain, avait agité la sphère juridique dès avril 2010, lorsque un haut responsable de l'administration avait révélé qu'il était devenu une cible légitime de la CIA.

Des organisations de défense des droits de l'homme avaient alors saisi la justice, faisant valoir qu'il était contraire à la constitution d'ordonner la mort d'un citoyen américain sans procédure judiciaire en bonne et due forme.

En décembre dernier, le juge John Bates avait rejeté la plainte, expliquant qu'il ne pouvait légalement empêcher l'Etat fédéral de s'en prendre à Aulaqi, mais il avait souligné que l'affaire soulevait de graves questions constitutionnelles.

Si les adversaires républicains de Barack Obama saluaient l'élimination de l'imam cinq mois après celle d'Oussama Ben Laden, le candidat à l'investiture républicaine à la Maison Blanche, Ron Paul, a fait entendre une voix discordante.

Anwar al-Aulaqi "est né ici, c'est un citoyen américain. Il n'a jamais été jugé ni poursuivi pour crime. Personne ne sait s'il a jamais tué quiconque", a déclaré M. Paul sur la chaîne de télévision ABC.

Il serait "triste" selon lui que les Américains "acceptent" sans broncher ce "précédent": "que le président assassine des gens simplement parce qu'il les pense néfastes".

Commentaires (8)

Débat sur l'élimination de l'imam Al-Awlaqi

"Si cela s'est fait en l'absence d'une menace imminente ou d'un danger de mort, c'est un meurtre illégal au regard de la constitution américaine et du droit international", déclare l'avocate à Pardiss Kebriaei, en réclamant "une enquête immédiate" et "indépendante" Et les multiples autres innocents qui sont ont été sauvagement assassinés comme ça ?, Pourquoi n'ont ils eu pas droit eux à la même contestation des ces "défenseurs de droit de l'homme" soit disant ? L'armée Américaine est donc en droit de tuer n'importe qui, n'importe quand et n'importe où dans le monde pourvu qu'il ne soit pas un Américain. A BAS CET IMPÉRIALISME

L'éffondrement total des USA est inévitable.

Ainsi donc les américains « éliminent » à coup de drone tout obstacle dans leur domination du monde. Vous dites éliminer sans hésitation aucune et vous ignorez qu’il s’agit d’un crime odieux.

Mais le plus curieux c’est que malgré tous leurs crimes, ni les américains, ni les français, ni tous les occidentaux dans leur ensemble ne vont s’en sortir de la débâcle. L’effondrement a commencé financier et continuera social, moral, écologique, technologique, géopolitique etc. jusqu’à l’insurrection globale.

Durant les dix dernières années cinq millions d’américains se sont vêtus de l’uniforme militaire, autant d’occidentaux à leur côté et sans compter les centaines de milliers de tueurs à gage tels que les criminels de Blackwater (devenue Xe), tous ont tué des millions d’innocents partout, de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Palestine, la Somalie, la Libye et plusieurs pays africains et autres.

Pour ce qui est de l’Imam El Awlaki, sa mort n’enlève rien à son message qui va perdurer dans le temps comme tous les messages transmis par les Prophètes avant lui. Les américains ont tué l’homme, mais son message sera le tsunami qui les emportera comme tous les criminels dont nous parle l’Histoire.

élimination del'immam

à partir du moment où un individu est impliqué dans une association terroriste il est normal qu'il soit exécuté et non pas attendre qu'il fasse des centaines de victimes et ce quele que soit sa nationalité

Le Far-West d'al-Cia ,suite du feuilleton :

Ces étasuniens de la fin des temps ne sont entrain d'éliminer que eux-mêmes,par eux-mêmes dans cette folie meurtrière et à laquelle nous assistons tout passivement via nos médias complices ou laxistes...Allez-y savoir !

"A suivre,jusqu'au seuil de l'entrée du menteur ! "
(proverbe arabe)

----------------(°=°)

Nuls

Les associations de baisseurs de froc, n'avaient qu'a lui demander de se présenter devant la Justice américaine pour s'expliquer

Imam radical imam verticale

Imam radical imam verticale imam horizontale sur quels critères vous jugez les extrêmes ?!!!

Tiens, la CIA tue ses sbires

Tiens, la CIA tue ses sbires maintenant? Le monde change dites-donc!

Bon, on apporte la démocratie au Yémen?

germany

Le Congrès juif européen est entré en confrontation avec la Fondation publique allemande Erinnerung, Verantwortung und Zukunft (Souvenir, Responsabilité, Futur).

Créée en 2000, à l’issue des négociations confiées par le chancelier Gerhard Schröder au comte Otto Lambsdorff, cette Fondation a été dotée par l’État et par le patronat allemand d’un fonds de 10 milliards de Deutsche Mark. Elle est administrée par des parlementaires et des ministres, ainsi que par des représentants d’organismes associés. Sa mission principale est de verser des compensations financières à des victimes du nazisme qui n’avaient pas encore été indemnisées (principalement les travailleurs forcés).

L’essentiel de cette somme ayant été distribuée au cours de la décennie à des organisations juives responsables de les répartir aux ayants-droits, la Fondation EVZ conduit des activités d’éducation pour prévenir la reproduction de telles atrocités.

Dans ce cadre, la Fondation EVZ a initié des échanges scolaires avec des habitants de Nazareth. C’est là que le bât blesse : les animateurs de la Fondation ont établi un parallèle entre la manière dont le régime sioniste traite les jeunes arabes-israéliens (discriminations scolaires, violences, conditions de travail) et le comportement du régime nazi à ses débuts. Ils l’ont écris dans une brochure controversée.

Pour le Congrès juif européen et le Centre Simon Wiesenthal, ce document viserait à déligitimer l’État d’Israël, à paver la voie d’un nouvel antisémitisme et contreviendrait aux statuts de la Fondation.

C’est la première fois qu’une polémique de ce type implique une institution publique en Allemagne.

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