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EUROPE

Athènes n'atteindra pas ses objectifs de déficit public en 2011 et 2012

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/10/2011

La Grèce a confirmé qu'elle ne serait pas en mesure d'atteindre les objectifs fixés par ses bailleurs de fonds. Son déficit devrait atteindre 8,5% du PIB en 2011 puis 6,8% en 2012, soit 0,9 puis 0,3 point de plus que les demandes de ses partenaires.

AFP - La Grèce a confirmé dimanche qu'elle n'atteindrait pas l'objectif de réduction du déficit public fixé en juin pour 2011, mais a redressé la barre par rapport au dérapage constaté en septembre par ses créanciers, après l'introduction de nouvelles mesures d'austérité.

MISE AU CHOMAGE TECHNIQUE DE 30 000 FONCTIONNAIRES

Le déficit public de la Grèce sera ramené à 8,5% du PIB en 2011 contre 10,5% en 2010, selon le projet de budget 2012 examiné en conseil des ministres dimanche soir, a indiqué le gouvernement dans un communiqué dimanche.

Ce déficit reste supérieur à l'objectif de 7,4% du PIB fixé initialement dans la loi pluriannuelle votée en juin, mais il est sensiblement meilleur que la projection faite début septembre par la troïka des créanciers d'Athènes qui s'établissait aux alentours de 9,5% du PIB.

Les responsables de la troïka (UE-FMI-BCE) chargés d'inspecter les finances publiques du pays et l'assainissement des comptes avaient quitté Athènes le 2 septembre en demandant l'introduction de nouvelles mesures correctrices afin de réduire les dépenses et d'augmenter les recettes.

"Les mesures d'austérité supplémentaires annoncées pour 2011 et 2012 équivalent à 6,6 milliards d'euros" d'économies budgétaires supplémentaires, a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

En 2012, le gouvernement grec table sur une poursuite de la réduction des déficits publics, en fixant un objectif de 6,8% du PIB au lieu de 6,5% prévu en juin, soit 14,65 milliards d'euros.

La Grèce devrait ainsi dégager l'an prochain pour la première fois un excédent primaire de 3,2 milliards d'euros de ses finances publiques, hors service de la dette.

Les dérapages sont dus pour une grande part à la profonde récession dans laquelle est plongée le pays soumis à une cure d'austérité sans précédent, et qui anticipe désormais une chute de son PIB de 5,5% en 2011 au lieu du recul de 3,8% prévu en mai dernier.

Première publication : 02/10/2011

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