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FRANCE

Affaire Karachi : Claude Guéant dénonce des "approximations"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/10/2011

Interviewé dimanche soir sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a dénoncé les "approximations" qui "éclaboussent" la classe politique française. Il affirme que Nicolas Sarkozy n'est pas impliqué dans l'affaire Karachi.

AFP - Alexandre Djouhri est une relation "personnelle", Ziad Takieddine est "en plein délire", Nicolas Sarkozy n'a rien à voir avec l'affaire Karachi : le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a dénoncé dimanche sur BFMTV une cascade d'"approximations" qui "éclaboussent" la classe politique.
              
"On connaît actuellement une campagne qui est extrêmement préoccupante pour la sincérité de la vie démocratique", a dit le ministre.
              
"On lit partout, on entend que le président de la République, le gouvernement, seraient cernés par les affaires", a déclaré Claude Guéant.
              
"Il y a une seule affaire judiciaire, c'est l'affaire de la vente des sous-marins qui remonte à bien longtemps. Et personne, ni le président, ni aucun membre du gouvernement n'est concerné par cette affaire (...) Alors pourquoi ces amalgames, pourquoi ces contre-vérités, ces approximations en permanence?", a-t-il demandé.
              
A l'époque du contrat Agosta, concernant la vente de sous-marins français à Karachi, Nicolas Sarkozy était porte-parole de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. "Le porte-parole d'une campagne n'est pas celui qui gère les crédits", a redit Claude Guéant.
              
Quant au directeur général de la police nationale qu'il était alors, il "ne s'occupe pas des contrats militaires."
              
A propos de la récente mise en examen dans le dossier Karachi de Nicolas Bazire, un proche du président, le ministre a déclaré : "Ce n'est pas parce que Nicolas Bazire est mis en examen d'abord qu'il est coupable (...) Et puis, ce n'est pas parce qu'on connaît quelqu'un qui peut faire quelque chose qui n'est pas bien qu'on n'est forcément pas bien soi-même (...) Ce n'est pas parce que vingt ans après, on est témoin de mariage de quelqu'un qu'on assume quelque chose vingt ans plus tôt."
              
Pour l'ancien préfet, ces rapprochements "éclaboussent l'honorabilité de toute la classe politique".
              
Les déclarations de l'intermédiaire franco-libanais, Ziad Takieddeine, mis en examen dans le dossier Karachi, lui apparaissent "assez ridicules", notamment à propos du rôle central qu'il s'attribue dans la libération des infirmières bulgares de Libye en 2007: "On est en plein délire", a-t-il dit.
              
Claude Guéant a déclaré fréquenter régulièrement l'homme d'affaires. "J'ai plaisir à le voir, (...) à titre personnel", a-t-il dit. Mais "on ne parle jamais business."
              
C'est "quelqu'un qui peut m'apporter une vue des choses qui est intéressante dans l'action publique qui est la mienne."
              
"Il est certes très attaqué", a reconnu Claude Guéant, mais "il n'a jamais été condamné à quoi que ce soit".
 

Sida

Première publication : 03/10/2011

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