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Décès du dramaturge franco-palestinien François Abou Salem
Le comédien, auteur et metteur en scène François Abou Salem, 60 ans, a été retrouvé mort au pied d'un immeuble à Ramallah, en Cisjordanie. Le Franco-Palestinien aurait parler à ses proches de son intention de se suicider. Une enquête a été ouverte.
AFP - Le comédien, auteur et metteur en scène de théâtre franco-palestinien François Abou Salem est décédé à l'âge de 60 ans à Ramallah (Cisjordanie), a-t-on appris samedi soir auprès des forces de sécurité palestiniennes.
Les causes du décès ne sont pas encore connues et une enquête a été ouverte, selon les mêmes sources.
Une des hypothèses privilégiées dimanche par les forces de sécurité est le suicide. Selon des proches, contactés par l'AFP, François Gaspar Abou Salem manifestait des signes de dépression ces derniers temps.
Il aurait récemment signalé à des proches son intention de se suicider, selon les sources sécuritaires palestiniennes.
Le corps du metteur en scène a été retrouvé au pied d'un immeuble à Tira, un faubourg de Ramallah.
Son père est le poète français de renommée internationale Lorand Gaspar, d'origine hongroise, un chirurgien qui avait exercé en Tunisie puis à Jérusalem, auteur d'une "Histoire en Palestine". Sa mère est la sculptrice Francine Gaspar.
Né en 1951, François Gaspar Abou Salem a grandi à Jérusalem-Est, à Beyrouth et en France. Il se revendiquait et était considéré comme palestinien.
Il avait commencé sa carrière avec le Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine.
Parlant parfaitement arabe, il fut l'un des fondateurs de la compagnie Al-Hakawati, à l'origine de la création du Théâtre national palestinien (TNP), à Jérusalem-Est.
Il était surtout connu comme directeur artistique de théâtre. Il a ainsi adapté des pièces de Dario Fo et Bertold Brecht pour le public palestinien.
Ce Franco-palestinien a mis en scène de nombreuses créations internationales, notamment un "Enlèvement au Sérail" remarqué en 1997 à l'Opéra de Salzbourg. Il était aussi cinéaste.
"C'est une perte terrible aussi bien pour ses proches que pour le théâtre en Palestine et en général", a confié à l'AFP l'une de ses amies, l'avocate israélienne Léa Tzemel.
François Abou Salem avait reçu le Prix Palestine en 1998 des mains de Yasser Arafat, le chef historique du mouvement national palestinien.
Sa dernière pièce, "Mon frère le chahid (+martyr+)" met en scène la tragédie d'un homme dont le frère choisit de devenir un kamikaze malgré toutes ses tentatives de le dissuader.


























Commentaires (1)
départ sans dire au revoir
Je suis fort triste par le départ de François Abu Salem. Chercheuse dans le domaine du théâtre palestinien, je crois que son décès est une grande perte pour le mouvement théâtrale palestinien.
Tous mes condoléances à sa famille, ses proches et notamment à Paola que je ne connais pas mais de qui François parlait avec beaucoup de tendresse et amour.
Au moi de juillet, nous avons parlé longuement du théâtre et il m'a confié une partie de document concernant le Hakawati pour en faire un livre. Je comptait le voir après son retour mais la mort était plus rapide que moi. J'aimerais réaliser son vœux mais j'ai besoin du reste des document qu'il gardais avec soin dans son appartement à Ramallah. S'il y a une personne concerné, elle peut m'écrire sur: rimaghrayeb@hotmail.com
Je suis reconnaissante de t'avoir connu et d'avoir travailler avec toi.
Merci d'avoir choisi la Palestine.
A dieux François
Rima Daraghmeh Ghrayeb
Prefesseur à l'université de Birzet et à l'Académie du théâtre Al Kassabeh de Ramallah.
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