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FRANCE

Claude Guéant va suspendre le commissaire Michel Neyret

Dernière modification : 04/10/2011

Le numéro deux de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, mis en examen et placé en détention provisoire, va être suspendu de la police à compter de ce jour, a annoncé sur France 2 le ministre de l'Intérieur.

AFP - Le N.2 de la PJ de Lyon Michel Neyret, qui a passé sa première nuit en prison après sa mise en examen notamment pour corruption et trafic de stupéfiants, va être suspendu "dès aujourd'hui", a annoncé mardi sur France 2 le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

Michel Neyret "est mis en examen et nous en tirons les conséquences: Je vais le suspendre dès aujourd'hui", a déclaré le ministre, qui n'a pas exclu des mesures similaires à l'encontre des cinq autres policiers toujours en garde à vue.
              
M. Neyret a notamment été mis en examen pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, détournement de biens et violation de secret professionnel et placé en détention provisoire, ont annoncé ses avocats, au terme de quatre jours de garde à vue à Paris. Il a été écroué à la Santé à Paris.
              
Parmi les policiers entendus par l'Inspection générale des Services (IGS) susceptibles d'être à leur tour présentés mardi au juge, figurent deux autres commissaires, le patron de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Lyon et le chef de l'antenne grenobloise de la PJ.
              
Pour M. Guéant, cette mise en examen "est une affaire rarissime à ce niveau de responsabilité et de grade. C'est un véritable traumatisme pour la police nationale".
              
"M. Neyret était considéré comme un très grand flic, très efficace. La police nationale souffre, mais cela étant, elle est extrêmement exigeante en matière de déontologie, et toutes les fautes sont sanctionnées avec rigueur parce qu'elle a une mission, c'est de faire appliquer la loi", a-t-il déclaré.
              
Lundi soir, après la décision d'un juge de placer en détention Michel Neyret, l'avocat de celui qui était jusqu'alors considéré comme un "grand flic" a rendu hommage à "un grand serviteur de la République", "un homme de terrain".
              
Il "ne peut pas nier en bloc"
              
M. Neyret "n'a pas voulu déshonorer la police", a-t-il ajouté. Me Gabriel Versini-Bullara va faire appel du placement sous écrou de son client.
              
Lors de sa garde à vue de quatre jours, Michel Neyret a concédé des "imprudences" et reconnu avoir accepté des cadeaux, notamment des séjours payés à Marrakech et sur la Côte d'Azur. Deux hommes considérés comme proche du banditisme lyonnais ont été mis en examen, notamment pour corruption.
              
Mais Me Versini-Bullara a assuré que son client avait "la volonté réelle de démontrer qu'il n'est pas cet homme corrompu que d'aucuns ont voulu dépeindre, que certains délinquants de haut rang ont voulu stigmatiser".
              
Sur la base d'écoutes, les enquêteurs soupçonnent M. Neyret d'avoir détourné du cannabis avant son placement sous scellés ou sa destruction afin de rémunérer des informateurs ou pour le revendre, selon une source judiciaire.
              
M. Neyret "ne peut pas nier tout en bloc. Certaines choses sont inéluctables, il les reconnaît", notamment à propos du "traitement des sources, la capacité de financer le traitement de certains informateurs", a encore dit son défenseur, assurant que son client "n'était pas allé jusqu'à la connivence".
              
Pour son autre avocate Me Aurélie Sauvayre, sa mise en cause dans ce dossier "pose la question du traitement des informateurs".
              
"Les règles qui existent suffisent, cela étant, cette triste affaire est l'occasion d'un rappel à l'ensemble des services de la rigueur de la déontologie policière", a répondu Claude Guéant.
              
"Les policiers par leur métier fréquentent les truands, ils les observent avant de les arrêter, ils peuvent avoir des contacts. (Mais) il y a une ligne jaune qu'il ne faut jamais franchir, c'est celle de la compromission et il ne faut jamais faire quoi que ce soit d'illégal", selon le ministre.

Première publication : 04/10/2011

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