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FRANCE

Les candidats ont abattu leurs dernières cartes avant le 1er tour de la primaire

©

Vidéo par Inès OLHAGARAY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/10/2011

À quatre jours du premier tour de la primaire socialiste, les six candidats ont débattu mercredi soir lors de leur dernière joute télévisée. Parmi les thèmes abordés : les retraites, la santé, l'éducation et les services publics.

AFP - A quatre jours du premier tour de la primaire PS, les six candidats ont fait mercredi assaut de volontarisme dans une joute serrée, marquant leurs différences sur l'Europe, les retraites, l'éducation, leur conception de la gauche, lors de leur dernier débat télévisé.

Sur le plateau de BFMTV, de gauche à droite, selon un tirage au sort, les deux femmes de la compétition, Martine Aubry, tailleur pantalon sombre, et Ségolène Royal, veste rouge vif, encadraient les quatre hommes en costume cravate Manuel Valls, le radical de gauche Jean-Michel Baylet, Arnaud Montebourg, et François Hollande. Tous, debout derrière un pupitre, dans un décor sobre, avec fond sombre et éclairage bleuté.

De Martine Aubry pour qui "la politique c'est vouloir, c'est faire et c'est changer" à Manuel Valls qui affirme "Je veux un choc de confiance", en passant par Ségolène Royal promettant d'être "un chef d'Etat qui a le courage d'agir pour transformer", tous ont fait assaut de volontarisme durant ce débat de deux heures.

Europe, santé, éducation et services publics ont été les thèmes de ce débat organisé par BFMTV/RMC/Public Sénat/Le Nouvel Observateur. Parfois assez technique et n'évitant pas les tunnels.

Ultime débat entre les candidats diffusé sur LCP

Débat décisif des primaires socialistes(1/3) -... par publicsenat

Sur les retraites, François Hollande et Manuel Valls ont été très carrés. Pour le député de Corrèze, il faut augmenter "la durée de cotisation" des retraites lorsque "l'espérance de vie s'allonge" et il faut "une réforme générale" en 2013. M. Valls a réaffirmé la volonté d'instaurer une retraite à points. Pour le député-maire d'Evry, pas de retour "à la retraite à 60 ans telle qu'elle a été instaurée en 1982".

Mme Aubry voulant que "ceux qui ont commencé à travailler tôt" puissent "partir à taux plein à 60 ans" et Mme Royal souhaitant "remettre à plat l'ensemble de la réforme".

D'emblée, l'échange avait été vigoureux, sous le feu des questions du premier interviewer Laurent Joffrin (Le Nouvel Observateur).

Il n'y a pas eu d'accrochage direct mais des petites piques lancées, comme celle de Martine Aubry: "On ne peut pas battre une droite dure si on est une gauche molle", en visant la mollesse supposée du député de Corrèze.

Autre pique, Manuel Valls, bien dans son rôle, parle d'"effort à faire", juge nécessaire de "dire la vérité" et ajoute: "Je ne veux pas qu'on gagne sur le rejet de Nicolas Sarkozy". "Quand on a dit qu'on va démondialiser, mettre sous tutelle les banques ou qu'on va interdire les licenciements boursiers, ça ne marchera pas", assène le député-maire d'Evry à l'adresse de Ségolène Royal et Arnaud Montebourg.

Peu de "sarko-bashing" en revanche comme l'a dénoncé Jean-François Copé (UMP). Seul, M. Montebourg en défendant l'emploi dans les services publics a traité M. Sarkozy de "général en chef de l'Administration française" qui "humilie ses propres soldats".

Le grand favori des sondages, fidèle à sa stratégie s'est voulu rassembleur faisant la synthèse. Questionné sur les sondages le donnant favori mais qu'il ne faudrait "pas croire", M. Hollande réplique vivement: "Je n'y crois pas non plus. J'attends les électeurs".

Le maire de Lille, donné distancé par François Hollande dans les sondages, emploie un ton volontaire, autoritaire, en se revendiquant comme la "présidente du redressement de la France".

"Je suis l'homme différent sur ce plateau... Nous avons un objectif commun c'est l'alternance", revendique Jean-Michel Baylet, le seul candidat non socialiste.

Sur Twitter, les partisans de chaque camp faisaient assaut de petits missiles en 140 signes pour vanter les performances de leur champion ou ironiser sur ses rivaux. "Francois Hollande souffre de psittacisme ... Du latin psittacus ... qui signifie perroquet", a persiflé Françoise Degois, la communicante de Mme Royal.

Première publication : 05/10/2011

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