Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Mali - pourparlers à Alger : peut-on croire à la paix ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine : la Russie en guerre contre l'Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Les géants américains du tabac à l'assaut de la cigarette électronique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ben l'Oncle Soul toujours en plein rêve pour son deuxième album

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le trio CAB, un voyage musical entre Afrique, Brésil et Caraïbes

En savoir plus

FOCUS

Ces chrétiens d'Irak qui commencent leur nouvelle vie en France

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Quand Manuel Valls tente de faire disparaître ses tweets

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 29 août (Partie 1)

En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

  • L'ONU envoie une mission pour enquêter sur les crimes de l'EI en Irak

    En savoir plus

  • Mercato : l’AS Monaco prête Radamel Falcao à Manchester United

    En savoir plus

  • Vers un nouveau coup d'État militaire au Pakistan ?

    En savoir plus

  • Vidéo : une rentrée des classes pas comme les autres en Ukraine

    En savoir plus

  • Hong Kong en rébellion contre l’emprise de Pékin

    En savoir plus

  • Cisjordanie : les États-Unis exhortent Israël à renoncer aux expropriations

    En savoir plus

  • Face à l'avancée de l'EI en Irak, la peur gagne l'Iran

    En savoir plus

  • Et si la France vendait la Joconde pour éponger ses dettes ?

    En savoir plus

  • Webdoc : "Le Grand incendie" primé à Visa pour l'image

    En savoir plus

  • Le pape organise un "match pour la paix" avec des stars du foot

    En savoir plus

  • Le Premier ministre de retour au Lesotho après un "coup d'État"

    En savoir plus

  • Un immeuble s'effondre en banlieue parisienne, huit morts

    En savoir plus

  • République centrafricaine : les ravages de la haine

    En savoir plus

  • Embargo russe : les producteurs français redoutent la concurrence polonaise

    En savoir plus

Economie

La BCE va contribuer au refinancement des banques de la zone euro

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/10/2011

Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a annoncé que l'institution planchait sur des mesures pour aider les banques à se refinancer. Barack Obama, qui craint un impact de la crise sur les États-Unis, reste inquiet.

AFP - La BCE a annoncé jeudi des mesures en faveur des banques européennes, que les gouvernements se tiennent prêts à renflouer, sans rassurer pour autant les Etats-Unis sur la gestion de la crise de la zone euro.

Les Bourses ont, elles, choisi l'optimisme, la plupart des grandes places européennes finissant en hausse jeudi, rassurées par la perspective de nouveaux milliards pour le secteur bancaire.

Les gouverneurs de la Banque centrale européenne, qui se réunissent habituellement à Francfort mais avaient fait cette fois le déplacement à Berlin, ont maintenu sans grande surprise à 1,5% leur taux directeur, étalon du crédit en zone euro.

Ils ont déçu le Fonds monétaire international (FMI), qui espère une baisse de taux, mais le président de la BCE Jean-Claude Trichet a reconnu que les dirigeants de l'institution avaient évoqué une telle possibilité.

Le Français, qui a pour la dernière fois présidé cette réunion mensuelle avant de céder la place à l'Italien Mario Draghi, a toutefois annoncé une série de mesures pour permettre aux banques européennes menacées par la déconfiture de la Grèce de continuer à fonctionner.

Le président sortant de la BCE a ouvert aux banques deux nouvelles lignes de crédit à volume illimité sur un an, une durée exceptionnellement longue, et leur a promis 40 milliards d'euros d'argent frais.

Hors zone euro, la Banque d'Angleterre (BoE) a aussi frappé un grand coup en annonçant l'injection de 75 milliards de livres, l'équivalent de 87 milliards d'euros, pour tenter de relancer l'économie.

Jean-Claude Trichet a aussi "enjoint" aux banques de "faire tout ce qui est nécessaire pour renforcer leurs bilans". Lui faisant écho, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré jeudi qu'il ne "fallait pas hésiter" à consolider les instituts fragiles, au besoin en passant par les mécanismes d'aide européens.

Plus tôt, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait proposé "une action coordonnée" en Europe pour débarasser les banques de leurs actifs toxiques.

Ces déclarations n'ont pas empêché le président américain de revenir à la charge jeudi sur la résolution trop lente à son goût de la crise en zone euro. Les dirigeants européens doivent "agir vite", a plaidé Barack Obama, réclamant un "plan d'action très concret" lors du sommet du G20 prévu en novembre.

M. Obama a averti que la crise en Europe pourrait avoir un impact "très réel" sur les Etats-Unis.

La grande crainte, aux Etats-Unis comme en Europe, est que la crise de la dette se transforme en crise du secteur bancaire, comme en 2008 après la faillite de Lehman Brothers aux Etats-Unis.

Les banques seraient alors incapables d'irriguer l'économie réelle. Cette menace est d'autant plus sérieuse que les signes d'un ralentissement économique se multiplient dans la zone euro, dont le champion, l'Allemagne, a fait état jeudi de chiffres décevants pour ses commandes industrielles.

La banque franco-belge Dexia, au bord de la faillite, illustrait à merveille jeudi les risques liés au secteur bancaire. Le démantèlement de l'établissement, voie choisie pour son sauvetage, est compliqué par son omniprésence dans le financement des collectivités locales françaises.

Le gouvernement espagnol a, lui, choisi de renvoyer la balle dans le camp des banques, en les sommant d'assumer elles-même les pertes éventuelles d'argent public liées à leur restructuration, afin de ne pas compromettre les objectifs de déficit de Madrid.

Le débat sur une recapitalisation des banques européennes est intimement lié à la situation en Grèce, où les établissements risquent de perdre plus d'argent que prévu, à en croire les réflexions en cours sur une décote radicale des obligations du pays.

La Grèce, au lendemain d'une journée de mobilisation sociale, vit dans l'attente du verdict des envoyés spéciaux de ses créanciers, BCE, UE et FMI, sur ses réformes.

Le chef de file des ministres européens des Finances, Jean-Claude Juncker, a dit jeudi que cette troïka rendrait son rapport "vraisemblablement" le 24 octobre, répétant qu'il espérait un feu vert à un nouveau versement d'aide à ce pays.

Les députés néerlandais ont approuvé jeudi le renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Les Pays-Bas sont le quinzième pays de la zone euro à avoir ratifié ce renforcement, seuls Malte et la Slovaquie ne se sont pas encore prononcés.

Le renforcement du FESF, une fois ratifié par les 17 pays de la zone euro, lui permettra notamment d'acheter de la dette publique en lieu et place de la BCE, une mesure importante pour empêcher la contagion de la crise de la dette.

Première publication : 06/10/2011

  • ZONE EURO

    La démission du chef économiste de la BCE révèle des dissenssions sur la gestion de la crise

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Face au ralentissement économique, la BCE n'augmente pas son taux directeur

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    La croissance européenne tourne au ralenti

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)