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SPORT

David Beckham et le PSG, le début d'une "love story" ?

Texte par Allaoua MEZIANI

Dernière modification : 06/10/2011

Le Paris Saint-Germain met les bouchées doubles pour voir la star britannique David Beckham intégrer ses rangs. Une opération motivée par des considérations sportives ou commerciales ? Les deux, mon général !

L’arrivée de David Beckham, qui joue actuellement aux États-Unis sous le maillot du Los Angeles Galaxy, au Paris Saint-Germain pourrait se confirmer dans les prochains jours. Une (ultime ?) rencontre entre les deux parties a en effet eu lieu mercredi entre les deux parties en Californie, comme l’annonçait le quotidien "Le Parisien". Reste une question : la venue éventuelle de la star britannique, âgée de 36 ans, dans le club de la capitale française est-elle motivée par des considérations sportives ou commerciales ?

"Excellent passeur, excellent centreur, très bon sur les coups de pied arrêtés"

Pour Arnaud Hermant, journaliste sportif au "Parisien", la volonté de Qatar Investment Authority (QIA), actionnaire majoritaire du PSG, et du directeur sportif du club, le Brésilien Leonardo, de faire signer Beckham à Paris obéirait à des motivations aussi bien sportives que commerciales. "Beckham a certes 36 ans, mais il a de beaux restes grâce à son talent, à son sérieux et à sa bonne hygiène de vie", explique le journaliste, qui voit bien l’ancienne vedette de Manchester United relever un dernier défi à Paris. D’autant plus que Victoria, sa femme fashionista, n’y serait pas du tout opposée.

De son côté, Bixente Lizarazu, l’ancien défenseur des Bleus, actuellement consultant pour la chaîne TF1, a assuré dimanche dans l’émission "Téléfoot" que Beckham était toujours un "excellent passeur, un excellent centreur et très bon sur les coups de pied arrêtés", précisant que s’il "était utilisé intelligemment, en le faisant jouer par exemple un match sur deux ou trois, cela pourrait être intéressant pour le PSG".

Une "marque" dont la valeur est estimée à 15 millions d’euros

Pour le moment, sans Beckham, le PSG remplit ses objectifs : après neuf journées de championnat, le club est seul en tête de la Ligue 1, avec trois points d’avance sur Montpellier. Le club de la capitale est, en outre, en lice pour la qualification aux 16e de finale de la Ligue Europa. Mais pour Leonardo, le "Becks" (surnom de David Beckham) est "plus qu’un joueur". Il est en effet, selon le magazine américain "Forbes", une marque. Une marque sûre, chère et prestigieuse. Une marque dont la valeur est estimée à 15 millions d’euros, loin devant Cristiano Ronaldo, dont la valeur est estimée à 6 millions d’euros.

Alors, sports ou argent ? Football ou marketing ? Pour Arnaud Hermant, cela dépend des objectifs visés par les Qataris : "S’ils désirent juste réaliser une opération commerciale, ils ne doivent cependant pas oublier que l’on parle ici de football et de jeu". Mais il concède que l’arrivée éventuelle de l’ancien coéquipier de Zinedine Zidane au Real Madrid aura forcément des retombées financières énormes pour le PSG, en lui assurant une couverture médiatique encore plus vaste et de plus grandes rentrées d’argent grâce à la vente de produits dérivés. À titre d’exemple, le Real avait vendu 300 000 maillots floqués du numéro 23 – celui de Beckham quand il évoluait sous le maillot merengue – lors des trois premiers mois suivant l’arrivée de la star dans la capitale espagnole. Grâce à la vente des produits dérivés estampillés "Beckham", le club madrilène avait engrangé un chiffre d’affaires de 440 millions d’euros à l’issue des quatre saisons (2003-2007) du joueur anglais à Madrid…

Un danger pour l’économie du football français ?

Mais pour Didier Primault, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de l’université de Limoges, l’arrivée des investisseurs qataris à Paris et, à travers elle, l’éventuel transfert de Beckham au PSG, pourrait "perturber l’économie du football français et rompre son équilibre compétitif". "Pour le moment, et à cause de la crise, cela relance notre football, affirme-t-il. Mais, à terme, cela risque de le déstabiliser en le déséquilibrant totalement son esprit compétitif."

Première publication : 06/10/2011

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