Dernière modification : 31/10/2011 

- Conflit israélo-palestinien - Mahmoud Abbas - Unesco


L'Unesco prête à reconnaître l'État palestinien

Une recommandation a été adoptée à l'Unesco pour faire de la Palestine un membre à part entière de l'Organisation. Une première victoire pour les Palestiniens, dont la demande d'adhésion de leur État à l'ONU est toujours à l'examen.

Par Nabia MAKHLOUFI (vidéo)
Amara MAKHOUL-YATIM (texte)
 

Les Palestiniens peuvent célébrer une première victoire dans leur combat pour la reconnaissance internationale d’un État. Mercredi, le conseil exécutif de l’Unesco a accepté une recommandation pour faire de la Palestine un État membre de l’Organisation.

Initiée par le groupe des pays arabes, la recommandation a été majoritairement approuvée - par 40 voix sur 58. Elle sera soumise à la Conférence générale de l'Unesco, qui doit se tenir du 25 octobre au 10 novembre et qui doit, à son tour, l’approuver aux deux tiers de ses 193 membres.

Concrètement, l’Autorité palestinienne, qui avait jusqu'à présent le statut d’observateur permanent, deviendrait un État membre à part entière et pourrait notamment demander l’inscription de sites au Patrimoine mondial de l’Humanité - notamment en ce qui concerne plusieurs sites des territoires occupés par Israël.

Malgré toutes les pressions menées en amont, Washington n’a pas réussi à s'opposer au vote de la recommandation et menace aujourd’hui de retirer sa contribution financière, qui s’élève à 22% du budget de l’Organisation. Le conseil exécutif de l’Unesco diffère en effet du Conseil de sécurité de l’ONU par l’absence de veto. "Si les Etats-Unis avaient pu opposer leur veto, il n’y aurait jamais eu de recommandation", reconnaît Mounir Anastas, observateur permanent adjoint de la Palestine auprès de l’Organisation, contacté par France24.com.

Comme les États-Unis, la France avait jugé prématuré pour la Palestine de demander une adhésion pleine et entière à l'Unesco, soulignant que la priorité pour l'heure devait être "la reprise des négociations" avec Israël.

"La position de l’Unesco n’aura pas d’influence sur le Conseil de sécurité"

Or, "ce n’est pas la première fois que la demande d’adhésion d’un État de Palestine à l’Unesco est faite", rappelle Mounir Anastas. "Depuis 1989, l’adhésion de la Palestine comme État membre à part entière figure à l’ordre du jour de chaque Conférence générale, mais était toujours ajournée", explique-t-il.

Le vent semble avoir tourné cette année, à la faveur d’un "contexte global différent", selon les termes de Mounir Anastas.

Ce geste de l’Unesco revêt une dimension symbolique, vu qu’il survient au moment même où la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU est en discussion au Conseil de sécurité : une demande à laquelle les États-Unis ont d’ailleurs déjà menacé d’opposer leur veto.

Pour Frédéric Encel*, spécialiste du Proche-Orient et maître de conférence à Sciences Po, l’Autorité palestinienne a en effet bénéficié d’un "effet d’entraînement" provoqué par la demande officielle d’adhésion à l’ONU. "Auparavant, sans demande officielle à l’ONU, même si elle n’est pas acceptée, l’Unesco pouvait difficilement accepter l’adhésion d’un État de Palestine", explique-t-il à France 24.com

Au lendemain de cette avancée historique, Mounir Anastas estime que "la prise de position de l’Unesco peut tout à fait avoir une influence sur celle de l’ONU... L’Unesco reste une agence onusienne, les États membres sont quasiment les mêmes et le fonctionnement est similaire".

Pour Frédéric Encel, la prise de position de l’Unesco "témoigne d’une lutte d’influence".  "L’Autorité palestinienne cherche à faire feu de tout bois et va probablement solliciter d’autres organes de l’ONU." Mais cette victoire diplomatique "n’aura pas de conséquence sur la décision du Conseil de sécurité", affirme catégoriquement Frédéric Encel. 

La prise de position de l’Unesco ne peut, selon lui, avoir de conséquences politiques réelles et reste avant tout "symbolique", l’Unesco revêtant un "certain prestige". Ainsi, quand bien même l’Assemblée générale de l’ONU voterait l’adhésion de la Palestine, sans résolution du Conseil de sécurité, ce qui est inédit, "cela n’aurait toujours qu’une portée symbolique et, surtout, cela ne changerait rien sur le terrain", estime-t-il.

 

* Frédéric Encel est l’auteur de "Comprendre la géopolitique", Seuil, 2011.

 

Commentaires (15)

Rien a voir avec l'islam....!

il est question ici d'un état de la Palestine.
sauf erreur, la Palestine est composée de musulmans et de chrétiens.
Alors ceux qui veulent parler d'islam, il faut se rhabiller et trouver un autre lieux pour faire de la propagande anti-islam.
Merci

Reponse à Medhi

Faut prenre le botin pages Jaune , rubrique psy et d'urgence en choisir un et prendre rendez-vous

rendez -vouד en Palestine ou en paradis

rendez -vous en Palestine ou en paradis,avec 72 vierges edentes de 72 ans.
Si la censure n'a pas evite de publier deux fois cet appel a la haine et a la destruction d'Israel,j'espere qu'elle publiera mon message!!!

Palestine

Le Président Obama et les Présidents de monde entier n'ont pas voulu mettre fin a israél pour rendre service a satan donc mehdi assem entame une gréve de la faim a partir de 10.10.2011 illimité jusqu'à la fin d'israél ou la fin du satan je soutien les grévistes palestiniens et rendez -vouz en Palestine ou en paradis

Les Femmes Musulmanes Courageuses Parle à haute voix

Femmes plus que courageuses et elles savent de quoi elles parlent.
Allez sur Google et tapez: DES FEMMES CONTRE L'ISLAM
Très instructif, bonne découverte, et il faut savoir ne pas se voiler la face et voir les choses en face

Des femmes contre l'islam
noislam.wordpress.com/
Des femmes contre l'islam · Contact · Elles sont nées dans l'islam. Elles savent pourquoi elles le rejettent. Contact.
Bien à vous toutes et à vous tous. Eddy

Information pour les Arabes Musulmans par des Arabes Musulmans

Pour votre Information venant d'Arabes Musulmans et de Palestiniens .
Allez sur : Google et tapez : Arabes pour Israël !
Très instructif et Bonne découverte !!
Bonne chance a tous. Eddy

Ancel

monsieur ANCEL peut dire ce qu' il veut sur la palestine, sa position on la connait et ces prêches sont toujours dans le même sens

Non, la France s'est

Non, la France s'est abstenue. Les nuances sont importantes dans ce genre de dossier...

France d'en bas

La France a voté contre.....mon dieu, j'ai honte !!!

Palestine

Pour éviter un tsunami un ouragan apocalyptique ou un volcan en Usa au Président Obama de mettre fin a israél immédiatement les pays amis d'israél ne seront pas épargner donc la fin d'israél avant le 11.10.2011 ou un cataclysme en 2011 les forts séismes et le tsunami de japon le 11 un homme avertit vaut deux pour les inondations en Algérie et ces séismes Bouteflika n'a pas voulu l'application de charia islamique donc la guerre d'ALLAH a commencer en sud algérien j'ai avertit la presse algérienne depuis 2006 et Bouteflika mais têtue comme vous publier ou ne pas publier ma conscience tranquille après ces catastrophes en Algérie et dans le monde relire les messages de mehdi

Un geste fort

Messieurs Sarkozy et Juppé, ayez le courage de vos opinions et celui aussi de traduire ce que souhaite l'opinion française. Il est donc temps (sic) de reconnaître l'état palestinien ! Ce n'est pas la disparition du terrorisme qui doit justifier cela mais cette reconnaissance qui permettra ceci. De toutes façons, on ne peut rendre éternellement un peuple otage de quelques uns.
Le courage que vous avez eu pour la Libye, vous vous devez de l'avoir pour la Palestine.
Vous étiez pourtant presque seuls (en tant que dirigeants) mais vous avez eu raison.
Alors il n'est pas trop tard pour recommencer.

Merci pour eux.

État palestinien : « Mister Magic » va-t-il enfin tomber le masq

État palestinien : « Mister Magic » va-t-il enfin tomber le masque ?
Pierre Piccinin

Champion de la communication, le président états-unien Barack Obama, tout en menant une politique étrangère aux objectifs somme toute assez semblables à ceux de son prédécesseur, a su la couvrir d’un sourire charmeur et, distribuant les bonnes paroles, renverser l’image désastreuse héritée de George Bush Jr.
Dans son célèbre « Discours du Caire », le 4 juin 2009, il avait fustigé la colonisation européenne du Moyen-Orient, rappelé ses origines africaines, évoquant son père et les générations de Musulmans qu’avait comptées sa famille, vanté le message de paix exalté par le Coran et condamné l’occupation et la colonisation israéliennes en Palestine, les humiliations infligées à la population arabe et la violation des traités internationaux par l’État hébreux.

Peu après, Barack Obama avait remis le couvert, devant l’Assemblée générale des Nations unies cette fois, le 23 septembre 2010, réclamant la création d’un État palestinien pour 2011 et sa reconnaissance par l’ONU, dans les frontières de 1967, comme le prévoit la résolution du Conseil de sécurité 242, jamais respectée, ordonnant le retrait des forces israéliennes, c’est-à dire dans les limites préexistantes à la Guerre des six jours qui s’était conclue sur l’annexion par Israël de Jérusalem-Est et de toute la Cisjordanie.

De paroles en paroles, Mister Magic a ainsi conquis le cœur du monde musulman et gagné la confiance de la rue arabe, propulsant le soft-power états-unien dans le firmament étoilé du pays des contes des Mille et Une Nuits.

Hélas pour la Maison blanche, la réalité rattrape parfois la fiction…

Alors que s’ouvre la soixante-sixième assemblée générale de l’ONU, c’est précisément cette date du 23 septembre, tout juste un an plus tard, que le président de l’autorité palestinienne a choisie pour remettre au secrétaire général Ban Ki-moon la demande de la Palestine d’adhérer aux Nations Unies et le prier de la déposer devant le Conseil de sécurité, qui devra décider de la recevabilité de cette candidature.

Prenant le président Obama au mot, Mahmoud Abbas, lassé par plus de soixante ans d’occupation israélienne, après avoir bien voulu patienter toute une année encore, jour pour jour, sans voir se dessiner la moindre perspective d’un État palestinien (au contraire, la construction de colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie n’est jamais allée aussi bon train), semble ne plus hésiter à placer le président Obama dos au mur et l’État d’Israël face au jugement de la communauté internationale, dont plus de cent quarante pays (sur les cent nonante-trois membres que compte l’ONU) se sont déclarés favorables à la reconnaissance de la Palestine, parmi lesquels l’Inde, la Chine, le Brésil et la Russie...

Rien de compliqué dans le chef de cette initiative palestinienne : c’est à l’ONU qu’il revient de faire appliquer le droit international et, de même qu’Israël bénéficia de la reconnaissance de l’Assemblée générale en 1947 par le vote de la résolution 181, de même la Palestine attend son tour.

La probabilité d’une telle reconnaissance fait certainement grincer des dents à Tel-Aviv, qui n’a certainement pas l’intention de la respecter, au risque d’achever de ruiner le peu de sympathie qui lui reste dans l’opinion publique mondiale, encore sous le choc du massacre perpétré par les commandos israéliens lors de l’attaque, en eaux internationales, de la Flottille de la Paix, en mai 2010, qui s’était soldée par la mort de neuf civils et une cinquantaine de blessés par balles après que les soldats avaient ouvert le feu tous azimuts.

Mais elle a également abîmé l’éclatant sourire obamien, dont le maître, confronté à une situation cornélienne, en a déjà bien soupesé toutes les conséquences, tant pour la politique extérieure états-unienne que pour lui-même : s’il n’utilise pas le droit de veto dont disposent les États-Unis en tant que l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et ne bloque pas la reconnaissance d’un État de Palestine, Barack Obama plongera Israël, l’allié de toujours, dans une conjoncture impossible, a fortiori dans le contexte explosif du « Printemps arabe », et se mettra à dos le puissant lobby juif nord-américain, et ce à quelques mois des élections présidentielles auxquelles il compte bien briguer un second mandat. En revanche, s’il s’oppose à cette reconnaissance, le beau parleur tombe le masque et ruine trois années d’une fructueuse diplomatie au Moyen-Orient ; après la destruction de l’ambassade israélienne par la rue égyptienne, ce pourrait alors être le tour de celles des Etats-Unis, au Caire et ailleurs…

D’où cette suggestion de la Maison blanche au président Abbas, relayée par la France sarkozienne, le nouvel et fidèle allié, de renoncer à son projet et de se contenter d’un vote de l’Assemblée générale et d’une moitié de reconnaissance. La procédure, en effet, ne donnerait pas à la Palestine le statut de membre des Nations unies. Sauf si…

Sauf si, prétextant du danger que constituerait, à ce stade, le non-règlement de la question israélo-palestinienne, l’Assemblée générale déclenchait la procédure exceptionnelle appelée « Unité pour la Paix », en vertu de la résolution 377, selon laquelle l’Assemblée générale peut elle-même prendre les mesures qu’elle jugerait opportunes pour préserver la paix et la sécurité internationales, dans le cas où les membres permanents du Conseil de sécurité s’en montreraient incapables…

Comment Mister Magic, le « super-pro d’ la com’ », va-t-il faire pour se sortir de ses incohérences qui lui éclatent aujourd’hui au visage ? Tous les spectateurs, désormais, attendent de savoir s’il reste encore un lapin (ou un bon mot) dans le chapeau du président Obama.

Pierre PICCININ

Historien – Politologue (Bruxelles)

Source : michelcollon.info

Ce sont les chiffres, idiot !

Vous n'y comprenez plus rien au conflit israélo-palestinien ? Peut-être que les chiffres vous aideront à y voir plus clair. Ne dit-on pas que les chiffres ne mentent pas ?

J’ai toujours raffolé des chiffres et des équations. Ils ne mentent pas. Les chiffres et les équations vous donnent des solutions précises à des problèmes précis. Ils vous portent là où vous voulez aller.
Il y a des nombres premiers, il y a des fractions, il y a des angles complets, des demi-angles, ils se somment tous pour arriver au même résultat. Au final, le compte est bon. Ce qui ne tourne pas rond pour mon esprit mathématique, c’est pourquoi nous les palestiniens nous continuons à parcourir les mêmes chemins, nous frappons aux mêmes portes, tout en sachant que nous ne recevrons pas de réponse ou de résultat satisfaisant voir même raisonnable. Le compte n’est pas bon.
Jetons un coup d’oeil aux chiffres : depuis 1948, Israël a ignoré plus de 690 résolutions des Nations Unies, certaines via la censure, d’autres de par des admonestations et d’autres encore pour condamnations hors-la-loi. Israël a fait ceci avec la totale conscience, si pas l’encouragement, tout d’abord des administrations US successives, et ensuite de la majeure partie de la communauté internationale. Les Etats-Unis d’Amérique ont usé de tout leur pouvoir de veto au Conseil de Sécurité à 41 reprises. La 42ème est imminente. À chaque occasion où le Conseil de Sécurité était sur le point de condamner Israël pour son oppression brutale sur les palestiniens et sur les crimes de guerre commis particulièrement à Gaza, les américains ont dit NON. Et ce n’est pas tout. Obama, dans son discours à l’assemblée générale, a dit que « notre soutien pour la sécurité d’Israël est inébranlable ». Le Secrétaire de Presse de la Maison Blanche, Jay Carney, a dit : « Nous avons pris cette position car la demande de l’Autorité Palestinienne pour devenir membre des Nations Unies ne va pas réunir les différentes parties ni rapprocher les palestiniens d’une étatisation. Cette option est contre productive. »
Le Congrès américain a menacé de cesser les aides financières à l’Autorité Palestinienne comme moyen de pression pour admonester et mettre la pression sur l’A.P. pour qu’elle capitule. Le sénateur républicain de l’Illinois, Mr Joe Walsh, a soumis au congrès un papier signé par 30 co-sponsors pour soutenir le droit d’Israël d’annexer la Rive Ouest, et de l’appeler Judée et Samarie.

Mr Tony Blair, le représentant du Quartet dans le Moyen Orient, a décrit la demande pour devenir membre des Nations Unies comme « un acte de violence ».
Carne Ross, expert en diplomatie au Moyen orient, a dit que « malgré tout ce qui se passe au Moyen orient, les USA soutiendront toujours Israël, quoi qu’il arrive ». Le Président a des problèmes domestiques avec l’électorat juif qui pense qu’il est anti-Israël et le congrès qui veut réduire les fonds pour l’Autorité Palestinienne.
Le compte n’est pas bon.
Le nombre 194 a été ébruité en référence au nombre duquel la Palestine serait flanquée si elle devenait à tous les effets un membre des Nations Unies. Pendant ce temps-là, « le Quartet » dans son infinie sagesse, a à peine publié une phrase après leur meeting à New York le 23 septembre, réaffirmant leur engagement pour une paix durable dans le Moyen Orient. Il a aussi affirmé sa détermination à chercher activement et vigoureusement une solution complète au conflit Arabo-israélien, sur base des résolutions 242, 338, 1397, 1515 et 1850 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L’accord d’Oslo a été signé en 1993. Dix-huit années de négociations futiles se sont écoulées. Où étaient tous ces gens ? Pourquoi n’ont-ils pas encore mis en œuvre une seule des promesses faites ni aucun des agréments qu’ils ont signé ?
Ceux parmi vous qui, comme moi, raffolent des chiffres, auront remarqué que la résolution 194, qui garantit le droit inaliénable de retour pour tout palestinien, posé en 1948 et agréé par tous les membres, fait défaut.
Le compte n’est pas bon.
Les 22 membres de la Ligue Arabe ont été absents durant une longue période. La plupart d’entre eux étaient également occupées à s’affronter entre eux ; 6 d’entre eux sont occupés à mater des rébellions locales, regroupées sous le nom de Printemps Arabe, et la plupart d’entre eux sont peu ignorants voir indifférents à ce qui se passe sur le terrain en Palestine.
L’Arabie Saoudite a récemment offert 200 millions de dollars à l’Autorité Palestinienne pour la garder sur pieds. S.A.R. le Prince Turki Al Faisal d’Arabie Saoudite a menacé les USA, si toutefois ils persévéraient dans leur position contre la demande de l’A.P. de devenir membre de l’assemblée générale des Nations Unies, de se comporter différemment vis-à-vis des USA par rapport à leur attitude durant plus d’un siècle auparavant. Votre Altesse Royale, merci à vous et votre gouvernement pour les 200 millions de dollars. Dieu sait que les palestiniens de la Rive Ouest, surtout de Gaza, ont besoin de chaque centime de ce don pour acheter leur pain quotidien. Mais n’eut-il pas été plus utile que le gouvernement saoudien annule le projet Al Yamamah d’un coût de 70 milliards de dollars ?
Le compte n’est pas bon.
Mr Netanyahu a considéré la demande de l’A.P. comme « l’équivalent d’une déclaration de guerre » et a déclaré qu’Israël demande des mesures de sécurité car le pays est entouré de nations hostiles. Pardonnez-moi si j’ai l’air légèrement ignorant, quelles sont les nations hostiles qui encerclent Israël ? Israël n’a-t’il pas un traité de paix avec l’Egypte ? Israël n’a-t’il pas un traité de paix avec la Jordanie ? Israël n’a-t’il pas des relations économiques et diplomatiques avec plusieurs pays arabes dans la région ? Israël n’a-t’il pas eu un meeting récemment au Qatar avec le Conseil Intérimaire de Transition Nationale de Libye ? Est-ce qu’Israël a reçu ne fut-ce qu’une balle de tennis lobée depuis la Syrie depuis 1973 ? Israël n’occupe-t-il plus les Plateaux du Golan ? Ou bien peut-être que Mr Netanyahu se référait à la bande de Gaza assiégée, étranglée et brutalisée.
Israël n’occupe-t-il pas actuellement l’entièreté de la Rive Ouest de la Palestine, avec des centaines de barrières et de checkpoints ? Avec des centaines de campements positionnés stratégiquement tout au long de la Rive Ouest, habitée par 650.000 colons juifs armés, agressifs qui harcèlent les palestiniens jour après jour ? Qui déracinent nos arbres et mettent le feu à nos prairies ? Israël ne contrôle-t-il pas nos finances ? Israël ne contrôle-t-il pas nos frontières, nos mers et nos cieux ? Et malgré cela, et malgré cela, nous sommes les agresseurs.
Ce n’est qu’aujourd’hui qu’Israël a annoncé la construction de 1100 nouvelles unités de constructions dans Jérusalem Est. Mr Netanyahu dit que les campements de colonies ne sont pas le fruit d’une occupation ou d’une politique expansionniste des précédents gouvernements israéliens, mais bien le fruit de nos activités terroristes.
Le compte n’est pas bon.

Il y a plusieurs estimations au sujet du nombre de palestiniens sur la Rive Ouest, Gaza, les camps de réfugiés et la Diaspora. Le nombre le plus ébruité est entre 10 et 12 millions. L’A.P. a dépensé des millions de dollars pour promouvoir sa demande aux Nations Unies. Ce qu’ils ont oublié de faire, c’est de nous demander à nous les palestiniens ce qu’on veut vraiment. N’existons-nous pas ?
Nous, palestiniens, en vérité, sommes un peuple raisonnable. En effet, je pense que la plupart du temps, nous sommes déraisonnablement raisonnables. Serait-ce déraisonnable pour un palestinien de demander à l’A.P. et au Hamas d’aplanir leurs différences et de s’unir sous un même drapeau comme première ligne de défense contre nos occupants ?
Serait-ce hors de question de demander à la fois à l’A.P. et au Hamas de libérer tous les prisonniers politiques palestiniens de chaque bord ?
Serait-il purement et simplement impoli de demander à l’A.P. et au Hamas de faire un clin d’œil courtois aux palestiniens qui vivent dans des camps ?
Serait-ce absolument scandaleux de ma part de suggérer que les 8 millions de palestiniens qui vivent en exile soient consultés et inclus dans le débat ? Après tout, vous jouez avec notre destin. C’est très certainement ne serait-ce que décent que nous soyons inclus.
Désormais, le compte est bon.

Source originale : Ammonnews.net

Traduit de l'anglais par Fabrice Limbert pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

Palestine

Ah!... nos "amis" US et ses accolytes fraçais, pas plus q'hier, ils donnaient de leçons aux autres (Russe et Chine) sur les aspirations de liberté et de mémocratie du monde arabe. On dit que le ridicule ne tue pas, mais là,.... Plus de 60 ans après, la France juge encore prématuré pour la Palestine de demander une adhésion pleine et entière à l'Unesco. C'est se moquer du reste du monde. Quand aux USA, Obama l'avait dit lui même, je cite: "un cochon reste un cochon, il aura mis du rouge à lèvre, il restera toujours un cochon". Les USA ne changeront donc jamais,...

Espagne

Un grand bravo à l'Espagne. Merci l'Espagne.

j'ai honte d’être Français!

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