- Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire - Cour pénale internationale - Guillaume Soro
Soro affirme qu'Abidjan est prêt à livrer des combattants pro-Ouattara à la CPI
"Il ne faut pas laisser survivre l'impunité" : dans un entretien à France 24 et RFI, le Premier ministre ivoirien soutient qu'Abidjan est prêt à livrer à la Cour pénale internationale des combattants pro-Ouattara en cas de crimes de sang.
Environ 100 jours après l’investiture d'Alassane Ouattara, l’heure est venue, pour le gouvernement ivoirien, de dresser un premier bilan. Dans un entretien accordé à France 24 et Radio France internationale (RFI), le Premier ministre Guillaume Soro revient en exclusivité sur les grands dossiers qui attendent le pays : la Cour pénale internationale, le cas Laurent Gbagbo, la réconciliation, les prochaines législatives… Sans oublier son propre avenir politique.
La Cour pénale internationale
Interrogé sur l’enquête que la Cour pénale internationale (CPI) vient d’ouvrir sur les violences post-électorales au lendemain du second tour de la présidentielle de décembre 2010, le chef du gouvernement a affirmé que son pays serait prêt à livrer à La Haye des militaires issus des rangs de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN), qui constitue aujourd’hui le gros des troupes de l’armée régulière, en cas de "crimes de sang".
"Il ne faut pas faire le travail des juges. Laissons-les faire. Si l'enquête révèle qu'un militaire a une responsabilité dans des crimes de sang, évidemment que nous serons d'accord pour que la CPI fasse son travail et qu'il soit extradé", assure-t-il. "De toute façon, le président de la République a été clair sur cette question. Et le gouvernement a la même position : il ne faut pas laisser survivre l'impunité."
Autorisée par le gouvernement ivoirien à ouvrir une enquête sur des crimes contre l'humanité et de guerre qui auraient été commis durant les quatre mois de crise, la CPI a prévenu qu'elle se pencherait sur les exactions perpétrées par les deux camps.
Les agissements de commandants de zone, piliers de l’ancienne rébellion des FN et alliés de l’actuel président, ont été maintes fois montrés du doigt par les ONG. Parmi les figures nordistes mises en cause figure Chérif Ousmane, qui fut chef des opérations au sein des forces pro-Ouattara durant la bataille d’Abidjan. Actuellement n°2 de la Garde présidentielle, il est un homme de confiance du chef de l’État.
"Tous les commandants de zone - nous avons eu l'occasion de le démontrer à plusieurs reprises - ont été rappelés à l'ordre, souligne Guillaume Soro. Ceux qui n'ont pas suivi les consignes ont été purement et simplement mis de côté."
Le cas Laurent Gbagbo
Pour l’heure, c’est le sort réservé à Laurent Gbagbo qui focalise l’attention. Fin septembre, le ministre ivoirien des Droits de l'homme, Gnénéma Coulibaly, estimait que le transfèrement de l’ancien président à La Haye "faciliterait le processus de réconciliation".
Pour Guillaume Soro, l’extradition à La Haye de l'ex-chef de l’État est en tout cas "inévitable". Actuellement en résidence surveillée à Korhogo, dans le nord du pays, l’ancien n°1 ivoirien est accusé par les nouvelles autorités d’être responsable de la crise post-électorale qui a coûté la vie à quelque 3 000 personnes. "Il avait la possibilité de sortir par la grande porte. En la refusant et en utilisant l’armée contre la population, il mérite évidemment d’aller devant la CPI".
Depuis l’arrestation du président déchu, le 11 avril, nombre de ses supporters n’ont de cesse de réclamer, au nom de la réconciliation nationale, sa libération. En vain. "Je demande aux partisans du FPI [Front populaire ivoirien, ex-parti présidentiel] d’être sérieux. On ne peut pas demander la libération de M. Gbagbo quand on sait qu’il est responsable de 3 000 morts. Nous voulons la réconciliation, mais il faut que la justice fasse son travail." Et Guillaume Soro d’ajouter : "Si c’était nous qui étions à la place de M. Gbagbo, on ne serait même pas en vie pour réclamer justice. On nous aurait liquidés."
La Commission dialogue, vérité et réconciliation
Le chef du gouvernement l’assure : "l’exercice cathartique" que constitue la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDRV) s’appliquera à "tous les Ivoiriens, sans exclusion."
À l’en croire, les violences qui ont suivi le refus de Laurent Gbagbo de céder les rênes du pouvoir ne sont pas qu’"une crise militaire". "Elle est d’abord politique. C’est à la télévision et sur les radios qu’on a incité les uns et les autres, par un discours de haine, à en venir à cette situation. Il faut éviter de cibler un certain nombre de personnes."
Reste que Guillaume Soro souhaiterait que la CDRV soit moins "une instance judiciaire ou un tribunal" qu’une plateforme "d’accueil et de repentance pour tous ceux qui le désirent".
Les élections législatives
Officiellement fixées au 11 décembre, les élections législatives pourraient se tenir sans le parti de Laurent Gbagbo, qui brandit la menace d’un boycott. "Notre souhait est que le FPI aille aux législatives, précise le Premier ministre. Tout comme nous avons souhaité qu’il ait des représentants au sein du gouvernement, mais ils [les responsables du parti] ont refusé. J’espère qu’ils ne feront pas la même erreur et qu’ils iront aux législatives."
L’autre interrogation qui plane sur le scrutin concerne la candidature de Guillaume Soro. S’il n’est pas encore "officiellement candidat", le Premier ministre n’exclut aucune option. "Je pense que cela peut être une expérience intéressante, mais n’anticipons pas, attendons la clôture des candidatures le 14 octobre."
L’actuel chef du gouvernement doit en tous les cas penser à son avenir politique. Selon un accord passé entre Alassane Ouattara et son nouvel allié politique Henri Konan Bédié, la tête du gouvernement devra revenir à un membre du parti dirigé par ce dernier.
Débarqué de la primature, Guillaume Soro pourrait, selon certains observateurs, briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Le principal intéressé botte en touche. "A chaque jour suffit sa peine. Aujourd’hui, je suis Premier ministre, ministre de la Défense, il me revient de gouverner et de travailler sur la question de la sécurité dans mon pays. Je m’y consacre entièrement."
Les 100 jours d’Alassane Ouattara
Après 100 jours de présidence d’Alassane Ouattara, quel bilan le Premier ministre dresse-t-il de son action ? "En trois mois, les Ivoiriens ont senti la présence d’un gouvernement, se targue-t-il. Economiquement, on avait tablé sur une décroissance de 7,5 %. Or, aujourd’hui, elle est de 5 %. Tous les analystes sont optimistes pour dire qu’en 2012 le taux de croissance sera de 8 %. Ce gouvernement est au travail, c’est la première chose que nous avons inculquée aux Ivoiriens."


























Commentaires (11)
à quel jeu politique joue
à quel jeu politique joue soro guillaume...pourquoi être prêt à livrer des combattants pro -ouattara à la cpi, alors l'ex président a été traduit en personne(le responsable de ses combattants) à la cpi et non ses combattants.
QUERELLES FAMILIALE
Le CPI c'est quelle ville de la COTE D'IVOIRE? ou quelle capitale d'AFRIQUE?. Lorsque les enfants bagarent à la maison on n'appelle pas les voisins pour venir les séparer.
D'où erreur tactique et faute technique pour ceux qui ont la charge aujourd'hui de reconcilier les ivoiriens entre eux.
JE VOUS ENCOURAGE D'ALLER DE
JE VOUS ENCOURAGE D'ALLER DE L'AVANT TOUT EN OUBLIANT LE PASSER ;au travail et a la réconciliation maintenant .J'ENCOURAGE LA JEUNESSE IVOIRIENNE et surtout je la demande de doubler d'effort pour avoir un esprit de dépassement car laheine n'engendre que la division .L'avenir de la cote d'ivoire est entre leuer mains. au travail pour une cote d'ivoire unie courage .personne d'autre ne viendra développer la cote d'ivoire a votre place ELLE EST A VOUS GARDEZ LA JALOUSEMENT .JE SUIS SéNéGALIAS et j'aime la cote d'ivoire j'aime mon afrique
abomination!!!
c'est écoeurant de toujours assister à de telles bétises!!! avec tous les morts de 2002 et de 2004, c'est ceux de 2011 qui attirent autant l'attention?
bizzare!
à en croire que ceux qui sont morts avant 2011 n'étaient qu'une loque humaine, sans considération.
soro devrait etre le 1er à la haye car c'est par lui que tout a commencé
Soro n' a rien compris au système de la CPI
Le nouveau pouvoir n' a rien compris au système de la CPI à l' instar de son premier ministre Soro ,car il ne suffira pas de livrer des combattants mais aussi d'assumer la responsabilité des crimes commis par ces derniers.Les affaires jean pierre Mbemba,Charles Taylor etc..... nous rappellent qui seront les prochains sur la liste de la CPI.Affaire à suivre avec beaucoup de suspens?
appréciation,de Soro.
je crois que c'est M.Soro que les ivoiriens attendaient.
ils vont pouvoir regner dans la paix...
NONSENSE
La justice des vainqueurs temporaires, n'est ce pas? Voila donc le sanguinaire Soro Guillaume qui joue veut au saint et au justicier! L'imposture par excellence.
La justice de Dieu elle, sans favoritisme et sans prétention aucune se manifestera un jour. Aujourd'hui vous êtes au pouvoir par la main des abeilles du criminel hongrois Sarkozy. Quand la France elle me se désintégrera, vous comprendrez alors qu'on récolte toujours ce que l'on sème. Que le boucher de Duekoue et sous-préfet français Ouattara prenne bien note de cela.
En voulant a tous les prix accéder au pouvoir par les armes, c'est vous qui avez provoque la crise post-fraude électorale, pas Laurent Gbagbo.
Vous détestez Gbagbo parce qu'il n'a jamais voulu faire parti de vos complots du Nouvel Ordre mondial et parce qu'il est plus intelligent que vous. A armes égales vous ne l'auriez jamais vaincu temporairement comme aujourdhui. La vérité sera connue dans les deux camps lorsque le temps de Dieu sonnera.
INFORMATION AU FIRST MINISTRE SORO
Mr Soro Guillome je vous informe que des éléments fr ci sèment la terreur a adjamé plus précisément "garage en haut" prenez attache avec votre commandant de zone d'adjamé.Ensemble nous avons combattu la violence aujourd’hui ne semons par la violence en restant sourd et muet face a la détresse d nos concitoyen merci...
La justice des hommes n'est
La justice des hommes n'est pas celle de Dieu. Que justice soit rendue.
Rapport HRW 07 Oct 2011
DE LARGE Extrait DU RAPPORT DE HUMANS RIGHT WATCH SUR LA COTE D'IVOIRE DU 07-10-2011
"....Les forces d’élite de sécurité étroitement liées à Laurent Gbagbo enlèvent des membres de la coalition d’Alassane Ouattara se trouvant au restaurant ou à leur domicile et les emmènent de force dans des véhicules. Leurs proches retrouveront plus tard leurs corps criblés de balles à la morgue. Les femmes s’efforçant de mobiliser les électeurs ou portant tout simplement des tee-shirts pro-Ouattara sont pourchassées et, souvent, victimes de viols collectifs commis par les membres de forces armées et de milices sous le contrôle de Laurent Gbagbo, lesquels disent à leurs victimes d’« aller raconter à Alassane »problèmes. Les miliciens pro-Gbagbo érigent des postes de contrôle et arrêtent des centaines de partisans réels ou présumés d’Alassane ...Ouattara ou les attaquent dans leur propre quartier, les battant à mort avec des briques, les exécutant à bout portant, ou les brûlant vifs."
"....La présidence de Laurent Gbagbo se caractérise également par la confiscation du pouvoir au profit des groupes ethniques lui étant loyaux, ainsi que par la manipulation de plus en plus flagrante des concepts d’ethnicité et de citoyenneté dans le but de stigmatiser les Ivoiriens du Nord ou les immigrés d’Afrique de l’Ouest, considérés comme des « étrangers » dangereux, alors même que ces personnes ont passé toute leur vie en Côte d’Ivoire, souvent dans des villes du Sud comme Abidjan, très éloignées de leur région ethnique d’origine. Après le second tour des élections, la chaîne de télévision contrôlé
par le gouvernement Gbagbo, la Radio télévision ivoirienne (RTI), incite à la violence contre ces groupes, les désignant systématiquement comme des « rebelles » ou des indésirables menaçant la nation. Avec la montée des tensions post-électorales, les invectives de Laurent Gbagbo redoublent, comparant les supporters d’Alassane Ouattara à des « rats d’égouts » ou à des « oiseaux abattus », et exhortant ses partisans à ériger des barrages routiers et à « dénoncer tout étranger », appel immédiatement suivi d’attaques ciblées d’une violence épouvantable."
".........Les exactions commises contre les partisans présumés d’Alassane Ouattara sont effroyables. Entre le mois de décembre 2010 et le mois d’avril 2011, les miliciens proGbagbo érigent des barrages et arrêtent des centaines de personnes en fonction de leur tenue vestimentaire ou de leur nom sur une carte d’identité. Nombre d’entre elles sont sauvagement battues puis aspergées d’essence, avant d’être brûlées vives sur un tas de « ILS LES ONT TUÉS COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT » 6
pneus et de bois. La pratique est connue sous le nom d’« article 125 » : essence, 100 francs CFA (0,15 €), boîte d’allumettes, 25 francs CFA (0,04 €). D’autres sont exécutées à bout portant, comme en témoigne un Burkinabé de quarante ans détenu à un poste de contrôle à Abidjan le 29 mars en compagnie de huit autres immigrés originaires d’Afrique de l’Ouest. La police a ordonné à ce groupe de personnes de s’éloigner dans une certaine direction, avant d’ouvrir le feu sur elles. Touché de deux balles, le témoin a survécu, ce qui ne fut pas le cas de six autres personnes abattues à ses côtés."
".............Dans l’extrême ouest du pays, les miliciens de Laurent Gbagbo et des mercenaires libériens tuent des centaines de personnes, principalement sur la base de leur appartenance ethnique. Un événement particulièrement atroce a lieu le 25 mars à Bloléquin, où des personnes se sont réfugiées dans le bâtiment de la préfecture situé dans un secteur repris par la suite par les forces de Laurent Gbagbo aux Forces républicaines.
Lorsqu’elles pénètrent dans la préfecture, les partisans de Gbagbo leur demandent de parler guéré, la langue d’un groupe ethnique de l’extrême Ouest largement acquis à Laurent Gbagbo. Celles qui ne la parlent pas parfaitement sont abattues. Trois jours plus tard, les mêmes mercenaires et miliciens tuent au moins 37 personnes, pour la plupart des immigrés ouest-africains, à Bédi-Goazon, un village situé à proximité de Bloléquin. "
Lorsqu'il s'agit de trouver
Lorsqu'il s'agit de trouver ceux du camp Gbagbo qui commis des crimes, les responsables sont aussitôt désignés:Gbagbo, Blé Goudé, Mangou, Guiai Bi et autres.
Mais quand il s'agit de trouver ceux du camp Ouatttara qui commis des crimes,il n'ya aucun responsable.ni Ouattara,ni Soro,ni Soumaila Bakayoko CEMA des FAFN ne sont cité.
De la meme maniere Ouattara et Soro disent n'avoir jamais donné d'ordre a leur forces de ne pas tué, c'est de cette meme maniere Gbagbo et Ble Goudé n'ont pas donné d'ordre a leur forces pour tué des gens. et pourtant toutes les forces en presence ont tué qu'il soit pro Gbagbo ou pro Ouattara.
Donc si Gbagbo et Ble goude sont coupables alors Ouattara et Soro sont aussi coupables.
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