Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Manuel Valls, le Tony Blair français ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Simple appareil"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le gazoduc "Force de Sibérie" : l'appel de la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Comme le disait ma grand-mère"

En savoir plus

SUR LE NET

Les hommages à Michael Brown se multiplient sur Internet

En savoir plus

DÉBAT

Mali - pourparlers à Alger : peut-on croire à la paix ?

En savoir plus

DÉBAT

Ukraine : la Russie en guerre contre l'Europe ?

En savoir plus

FOCUS

Les géants américains du tabac à l'assaut de la cigarette électronique

En savoir plus

  • L'Otan menace de déployer une force de réaction rapide en Europe de l'Est

    En savoir plus

  • Un député tunisien échappe à une tentative d'assassinat

    En savoir plus

  • VTC : la justice interdit à Uber d'exercer en Allemagne

    En savoir plus

  • L’armée irakienne poursuit son offensive, l’EI recule

    En savoir plus

  • Rythmes scolaires : la rentrée chahutée par des maires récalcitrants

    En savoir plus

  • Le siège du parti de l'ex-président Gbagbo mis à sac

    En savoir plus

  • À Saint-Nazaire, les Mistral voguent vers leur destin russe

    En savoir plus

  • Mercato : l’AS Monaco prête Radamel Falcao à Manchester United

    En savoir plus

  • Washington annonce avoir mené un raid contre les Shebab somaliens

    En savoir plus

  • L'ONU envoie une mission pour enquêter sur les crimes de l'EI en Irak

    En savoir plus

  • Vers un nouveau coup d'État militaire au Pakistan ?

    En savoir plus

  • Vidéo : une rentrée des classes pas comme les autres en Ukraine

    En savoir plus

  • Hong Kong en rébellion contre l’emprise de Pékin

    En savoir plus

  • Cisjordanie : les États-Unis exhortent Israël à renoncer aux expropriations

    En savoir plus

  • Face à l'avancée de l'EI en Irak, la peur gagne l'Iran

    En savoir plus

Afrique

À Syrte, les combats se poursuivent entre fidèles de Kadhafi et pro-CNT

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/10/2011

À Syrte, les combattants loyaux au dirigeant libyen en fuite Mouammar Kadhafi livrent une résistance acharnée face à l'opération menée par les forces du nouveau régime qui restent néanmoins optimistes estimant la "fin de la guerre proche".

AFP - Les forces du nouveau régime libyen ont lancé une vaste opération pour chasser les derniers partisans de Mouammar Kadhafi de leur bastion de Syrte, mais ne progressaient que lentement pour le moment, les loyalistes faisant preuve d'une résistance acharnée.

"Les dernières batailles sont toujours les plus terribles", a estimé samedi à Tripoli le président du Conseil national de transition (CNT, ex-rébellion), Moustapha Abdeljalil, qui a reconnu que les combats en cours à Syrte étaient "féroces".

"Nos combattants, encore aujourd'hui, ont affaire à des tireurs embusqués postés sur des points hauts à Syrte", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec les ministres de la Défense italien et britannique.

Le chef du CNT a évoqué un bilan de 15 morts et 180 blessés vendredi dans les rangs des pro-CNT à Syrte, ville côtière située à 360 kilomètres à l'est de Tripoli et où les forces du nouveau régime ont lancé vendredi une "grosse opération", selon des commandants.

Malgré leur détermination, les combattants du régime de transition progressaient lentement dans le centre-ville et plusieurs zones stratégiques où les pro-Kadhafi se sont retranchés.

Samedi, les pro-CNT sont toutefois parvenus à prendre le contrôle d'un important axe routier reliant le centre-ville au Centre de conférence Ouagadougou, situé plus au sud, selon un journaliste de l'AFP.

Ce vaste rectangle de béton en forme de blockhaus, ancien haut-lieu des sommets panafricains, est un objectif important pour les forces du CNT et fait l'objet depuis plusieurs jours d'âpres combats de rue et à l'arme lourde.

Vendredi, le commandant pro-CNT Nasser Abou Zian avait reconnu vendredi l'échec des attaques contre ce centre, la plupart des combattants ayant dû se retirer sous le feu des roquettes et des tireurs embusqués.

"On leur tape dessus depuis des jours: à la roquette, au char, au canon, rien ne bouge. C'est à peine si la peinture est égratignée", avait déploré dans la soirée le servant d'une mitrailleuse.

Selon plusieurs combattants, l'offensive a permis la prise d'un complexe de 700 appartements près du Centre de conférences. Elle a également été l'occasion d'une démonstration de force des pro-CNT, qui ont poussé de tous côtés dans un effort coordonné, depuis l'ouest, le sud et l'est, afin d'acculer les pro-Kadhafi vers la mer, avec le soutien aérien de l'Otan.

Mais à mesure que l'étau se resserre, les tirs fratricides augmentent. A plusieurs reprises vendredi, des combattants ont reçu l'ordre d'arrêter de tirer parce qu'ils touchaient d'autres pro-CNT quelques kilomètres plus loin, selon un journaliste de l'AFP.

Sur le plan humanitaire, la situation des civils restait critique. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), "plusieurs milliers de civils sont toujours bloqués dans Syrte" et seuls quelques médecins étaient encore présents à l'hôpital Ibn Sina, le principal de la ville, pour soigner les blessés.

"En raison des combats dans la zone, la plupart des patients ont été déplacés des salles vers les couloirs et l'hôpital est plein de civils venus du quartier, dont de nombreuses femmes et des enfants en bas âge", a déclaré Cordula Wolfisberg, médecin de la Croix-Rouge qui a pu pénétrer dans l'hôpital jeudi.

Plus au sud, à Bani Walid, vaste oasis au relief accidenté à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli, les fidèles de l'ancien "Guide" en fuite opposaient eux aussi une résistance toujours opiniâtre, que les pro-CNT tentaient à nouveau de contourner en négociant avec les tribus de la ville.

Selon le commandant pro-CNT Omar Fifao, une délégation a été chargée de discuter avec des représentants des tribus. La rencontre devait avoir lieu vendredi ou samedi, en dehors de la ville.

"Nous avons demandé une réunion afin de pouvoir entrer à Bani Walid sans combat, mais s'il n'y a pas d'accord, nous n'aurons d'autre choix que d'attaquer", a-t-il déclaré à l'AFP, en évoquant un délai de "deux jours".

Des milliers d'habitants de Bani Walid ont fui la ville depuis plusieurs semaines, mais l'exode se poursuit. Selon le commandant Omar Binma, "entre 50 et 80 voitures transportant des familles sortent tous les jours de Bani Walid".

Malgré les combats, la relance de la production pétrolière libyenne, qui était de 1,6 million de barils par jour (b/j) avant le conflit lancé le 15 février et avait quasiment cessé, semble efficace, avec déjà 350.000 b/j, selon le Middle East Economic Survey (MEES).



 

Première publication : 08/10/2011

  • LIBYE

    Intenses combats autour de l'université à Syrte

    En savoir plus

  • LIBYE

    Kadhafi appelle les Libyens à se dresser "par millions" contre le CNT

    En savoir plus

  • LIBYE

    Les forces du CNT affirment contrôler la majeure partie de Syrte

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)