Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Benjamin Stora : "Les Français connaissent assez mal l’histoire de l’immigration"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance, c'est la confiance"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La fermeture de restaurants Mac Donald's en Russie : scandale sanitaire ou pression politique ?

En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

  • Yémen : ultimatum de la rébellion chiite qui exige la démission du gouvernement

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt interventionniste

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

FRANCE

Arnaud Montebourg, faiseur de roi de la primaire socialiste

Vidéo par France 2

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 10/10/2011

Arnaud Montebourg a fait mentir les sondages en se classant à la troisième place de la primaire socialiste avec 17 % des voix. Un résultat qui le place comme l’arbitre incontournable du deuxième tour. Décryptage.

"Ce soir, chacun doit savoir que ma détermination à poursuivre le combat pour les idées et les rêves que je porte, pour les solutions nouvelles que je veux mettre au pouvoir, est totale". Arnaud Montebourg qui a créé la surprise en s'imposant dimanche comme le "troisième homme" de la primaire du Parti socialiste, est plus déterminé que jamais.

Fort de 17 % des voix, derrière les favoris François Hollande et Martine Aubry, et surtout loin devant l'ancienne candidate socialiste de 2007, Ségolène Royal, le bouillant avocat bourguignon de 48 ans se place comme l’arbitre incontournable du deuxième tour. "Tous les regards sont désormais tournés vers Arnaud Montebourg qui a pris une nouvelle dimension grâce à cette primaire dont il jouera le rôle de faiseur de roi", analyse Roselyne Febvre, spécialiste de politique française à FRANCE 24.  
 
Triple vainqueur
 
Un avis partagé à la quasi-unanimité par les observateurs et la presse nationale ce matin. "Il fallait voir son arrivée de rock star cravatée au siège du parti, sa mine triomphante, son discours de vainqueur, pour comprendre, si besoin était, qu’il serait l’homme de gauche le plus courtisé des jours à venir", écrit ce lundi, l’éditorialiste Yves Harté dans le quotidien régional Sud Ouest.
 
Et pour cause, Arnaud Montebourg a obtenu une triple victoire. À commencer par son score, jamais envisagé par les sondeurs qui lui prédisaient plutôt un résultat à un chiffre. Une fatalité qui n’était pas du goût du député de Saône-et-Loire qui se voyait a contrario défier François Hollande au deuxième tour. "Il n’a pas totalement gagné son pari, mais il est désormais incontournable au PS", note Roselyne Febvre. D'autre part, le succès populaire des primaires, qui a attiré près de 2,5 millions d'électeurs, est synonyme de victoire pour le candidat, tant il en fût l’un des plus ardents promoteurs et concepteurs. Enfin, l’ancien porte-parole de la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007 a terrassé Manuel Valls, qui n’a obtenu que 5,7 % des voix, son concurrent direct dans la lutte des quadragénaires socialistes en vue de la présidentielle de 2017.
 
Trancher entre les "deux candidats officiels"
 
De quoi être courtisé donc, même si l’influence des consignes de vote, de même que l’évolution de la participation, constitueront les deux principales inconnues du second tour de la primaire, organisé le 16 octobre. Reste à savoir si Arnaud Montebourg va trancher entre "les deux candidats officiels", les "jumeaux", comme il s’était amusé à les décrire tout au long de la campagne.  
 
Celui qui a su séduire en se présentant comme le chantre de la démondialisation, de la lutte contre la corruption et du capitalisme coopératif a promis de se prononcer ce lundi soir, après avoir consulté son état-major. "Difficile de prédire ce qu’il va faire. Va-t-il s’abstenir de choisir entre Hollande et Aubry ou prendre le risque de décevoir une partie de son électorat en appelant à voter pour l’un des deux candidats", s’interroge Roselyne Febvre.
 
Et de poursuivre : "Arnaud Montebourg a bâti son succès en optant pour une ligne très à gauche et hors appareil, ce qui prouve qu’il existe une forte attente idéologique et politique de son électorat". Entre François Hollande qui incarne l’aile centriste du parti et Martine Aubry qui symbolise l’appareil du PS,  le député bourguignon est donc face à un choix cornélien. "Toutefois, on peut procéder par élimination, poursuit Roselyne Febvre, car il faut savoir qu’il sera plus difficile pour Montebourg d’apporter son soutien à Hollande, tant les deux hommes ne s’apprécient guère, mais surtout au-delà des relations personnelles, leurs électeurs respectifs ne sont pas du tout sur la même ligne politique".
 
Un risque que les soutiens du député corrézien entendent diffuser. "Arnaud Montebourg, ce qu'il attend, ce n'est pas qu'on le singe, qu'on l'imite, c'est qu'on l'entende. Et entendre quelqu'un et le respecter, ce n'est pas la même chose que le récupérer", a dit ce matin Pierre Moscovici, député et coordonnateur de campagne de François Hollande, sur Radio Classique-Public Sénat.
 
Hier, "le troisième homme" a donné une indication synonyme d’exigence : il entend obtenir une reconnaissance de ses idées. Car selon lui, son score "a installé au cœur de la primaire et de l'élection présidentielle de l'année prochaine la démondialisation, la VIe République, le capitalisme coopératif, la lutte contre la corruption et bien d'autres propositions nouvelles que j'ai défendues pour la France". Mais il a surtout décoché une mise en garde à peine voilée à l’adresse des deux finalistes. "Tous ceux qui occupent depuis 20 ans les mêmes postes, qui défendent les mêmes positions vont devoir maintenant vous écouter", a-t-il lancé à ses partisans hier soir. À bon entendeur...

 

Première publication : 10/10/2011

  • PRIMAIRE SOCIALISTE

    Le second tour du scrutin opposera François Hollande à Martine Aubry

    En savoir plus

  • PRIMAIRE SOCIALISTE - REPORTAGE

    À Boulogne-Billancourt, fief de l'UMP, "les gens se déplacent en nombre, c’est bon signe."

    En savoir plus

  • POLITIQUE FRANÇAISE

    Primaire socialiste : les grandes inconnues du scrutin

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)