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Asie - pacifique

Les autorités birmanes amnistient plus de 6 300 prisonniers

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/10/2011

La télévision d’État birmane a annoncé mardi l'amnistie de 6 300 détenus, sans préciser s'il s'agissait de prisonniers politiques. Les Occidentaux réclament la libération de quelque 2000 personnes pour prouver la sincérité des réformes politiques.

AFP - La télévision d'Etat en Birmanie a annoncé mardi la libération de plus de 6.300 "prisonniers", sans préciser si des détenus politiques comptaient parmi les bénéficiaires alors que les annonces en ce sens se sont multipliées dans le pays ces derniers jours.

Les premières libérations interviendront mercredi, a précisé la MRTV.

La Commission nationale pour les droits de l'Homme, mise en place le mois dernier par le gouvernement, avait réclamé quelques heures auparavant, dans un quotidien officiel, la libération des "prisonniers de conscience" afin de répondre aux appels en ce sens de la communauté internationale.

Et lundi, des responsables gouvernementaux avaient indiqué à l'AFP qu'une amnistie incluant des prisonniers politiques aurait lieu dans les jours suivants.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et l'opposition démocratique birmane réclament la libération de quelque 2.000 prisonniers politiques - militants politiques, avocats, artistes, journalistes - pour prouver la sincérité des réformes politiques actuelles.

La mesure est aussi considérée comme une condition sine qua non pour envisager la levée des sanctions économiques et politiques en place depuis la fin des années 1990.

Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien anglophone New Light of Myanmar, considéré comme le porte-parole du régime, la commission rappelle mardi que "le secrétaire général des Nations unies et un certain nombre de pays réclament la libération ce qu'ils décrivent comme des +prisonniers de conscience+".

La commission "demande humblement au président, en gage de sa magnanimité, d'amnistier ces prisonniers et de les libérer de prison", a conclu son président, Win Mya, dans une rare reconnaissance de l'existence de prisonniers politiques dans le pays.

"Nous nous attendons à la libération de tous les prisonniers politiques", avait de son côté assuré lundi à l'AFP Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti dissous de l'opposante Aung San Suu Kyi.

Le président et ancien général Thein Sein, entré en fonction en mars suite à la dissolution de la junte militaire, tente depuis quelques semaines de prouver à l'opposition et aux chancelleries occidentales qu'il est décidé à s'engager vers de profondes réformes.

Les gestes symboliques se sont multipliés à un rythme effréné dans un pays habitué jusqu'à mars dernier au conservatisme répressif du généralissime Than Shwe, chef de la junte au pouvoir à partir 1992, et qui a depuis pris sa retraite.

Thein Sein a notamment entamé le dialogue avec Aung San Suu Kyi, libérée après sept années de résidence surveillée en novembre 2010. Et il a annoncé fin septembre la suspension d'un projet de barrage financé par les Chinois, pour "respecter la volonté du peuple".

La session en cours de l'Assemblée nationale a été ouverte pour la première fois à la presse, et le patron de la censure dans le pays vient d'estimer, il y a quelques jours, que les médias devraient être libérés de toute contrainte.

Des avancées que les Etats-Unis ont salué lundi. Il est "indéniable qu'il y a des évolutions spectaculaires en cours", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint chargé de l'Asie orientale et du Pacifique, Kurt Campbell.

Première publication : 11/10/2011

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