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Economie

Crise de la dette : la solution est simple selon les deux nouveaux Nobel d'économie

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 11/10/2011

Thomas Sargent et Christopher Sims, les deux prix Nobel d’économie 2011, jugent que le fédéralisme budgétaire permettrait à la zone euro de sortir de la crise. Une solution simpliste ? Pas si sûr.

Ils ont la solution. Thomas Sargent et Christopher Sims, les deux économistes américains récompensés lundi par le prix Nobel d’économie, affirment détenir le sésame pour remettre la zone euro sur pied. Pour eux, les pays actuellement en proie à une crise de la dette et à un tumulte boursier sans précédent doivent se convertir au fédéralisme budgétaire.

“Si l'euro doit survivre, il faudra que la zone euro conçoive une manière de partager les fardeaux budgétaires”, a ainsi expliqué Christopher Sims lors d’une conférence de presse lundi à Princeton, l’université du New Jersey où l'économiste officie. En d’autres termes, la monnaie unique ne peut plus être garante à elle seule de la stabilité de la zone euro, et les États membres doivent accepter de mutualiser leur dette afin de rassurer les marchés financier.

Une vision partagée par Thomas Sargent, l’autre lauréat du prestigieux prix Nobel d’économie. Pour ce chercheur de l’université de New York, un tel changement dans la construction européenne serait certes “un miracle”, mais un miracle qui s’est déjà produit dans le passé. “Les États-Unis sont nés avec la solution aux problèmes auxquels l’Europe est confronté actuellement”, a-t-il rappelé. En 1787, les treize États fondateurs des États-Unis étaient secoué par une vaste crise budgétaire. Ils ont réussi à la surmonter en décidant de mettre en commun leur budget.

Embûches

“Sur le papier, le féréralisme budgétaire est en effet une solution simple à la crise de la zone euro”, reconnaît Christophe Blot, spécialiste de l’Europe à l’Office français des conjonctures économiques (OFCE), interrogé par France 24. Mais pour l'économiste, la partition pour mettre en musique cette sortie de crise est truffée d’embûches.

“Pour que tous les États membres acceptent d’abandonner une partie de leur souveraineté budgétaire, il faut une forte volonté politique qui n’est pour l’heure pas au rendez-vous”, note Christophe Blot. Il reconnait que pour certains pays champions de l’orthodoxie budgétaire, comme l’Allemagne, voir la dette grecque (350 milliards d’euros) devenir un peu la leur serait dur à avaler. “Contrairement aux États-Unis en 1787, les États membres de la zone euro sont des pays avec une longue histoire et tradition nationale qu’ils vont difficilement mettre de côté du jour au lendemain”, ajoute-t-il. Le prix Nobel Thomas Sargent le reconnaît d’ailleurs lorsqu’il précise que “la difficulté, c’est la politique”.

Mais ce n’est pas la seule difficulté. Volonté politique mise à part, le fédéralisme budgétaire ne se ferait pas en une nuit. “Il faudrait d’abord revoir les compétences de la Banque centrale européenne (BCE) pour qu’elle soit plus proche du modèle américain”, indique Christophe Blot. Elle pourrait alors massivement racheter de la dette des pays membres et injecter de l’argent dans l’économie sur le modèle de ce qu’à fait la Réserve fédérale américaine en 2010 pour soutenir l’économie des États-Unis.

Absence de ligne claire

Les États devraient ensuite se mettre d’accord sur la répartition des compétences budgétaires. “Comme aux États-Unis, les pays membres de la zone euro garderaient certaines prérogatives budgétaires mais il faut que ce soit les mêmes pour tous”, explique Christophe Blot. Encore de longues tractations à prévoir.

L’Europe aurait-elle vraiment le temps, sous la pression des marchés, de mettre un tel plan en œuvre ? “Le problème des marchés financiers est moins la lenteur du processus que l’absence de ligne claire et de mesures précises pour sauver la zone euro”, nuance Christophe Blot, qui ajoute que si les pays européens mettaient en place une feuille de route précise pour atteindre même à long terme le fédéralisme budgétaire, cela pourrait suffire à ramener la confiance sur les marchés.

Première publication : 11/10/2011

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