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Economie

La troïka débloque 8 milliards d'euros pour aider la Grèce

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/10/2011

L'Union européenne et le Fonds monétaire international ont donné leur feu vert : malgré les retards pris dans la réduction des déficits, Athènes pourra bénéficier début novembre d'une nouvelle tranche d'aides de 8 milliards d'euros.

AFP - La troïka réunissant les créanciers de la Grèce a donné mardi son feu vert au déblocage "début novembre", d'une nouvelle tranche de 8 milliards d'euros, vitale pour lui éviter la banqueroute, malgré les retards pris sur la réduction des déficits et les privatisations.

Dans un communiqué, cette délégation tripartite (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) annonce être "parvenue à un accord avec les autorités sur la politique budgétaire et économique requise pour ramener le programme économique sur les rails".

Une fois ces conclusions approuvées par la zone euro et le FMI, "la tranche de 8 milliards d'euros sera disponible, le plus probablement début novembre", ajoute le texte qui prévoit néanmoins que des "mesures additionnelles" soient nécessaires dans les budgets 2013 et 2014 de la Grèce pour parvenir à remplir les objectifs de réduction du déficit fixés initialement par le plan. Cette tranche s'inscrit dans le prêt consenti à la Grèce en 2010.

A l'issue d'un audit entamé début septembre, puis suspendu pour contraindre le gouvernement à un sursaut de rigueur face au dérapage budgétaire constaté, la délégation juge "essentiel que les autorités mettent davantage l'accent sur les réformes structurelles" de réduction du secteur public et de libéralisation de l'économie en Grèce.

La troïka relève aussi que le succès du plan de sauvetage du pays surendetté "continue de dépendre de la mobilisation du financement adéquat" de la part des partenaires et créanciers privés du pays.

Les dirigeants européens, qui doivent confirmer leur intention en la matière lors du prochain sommet européen du 23 octobre, discutent désormais d'une restructuration générale de la dette grecque avec une participation des banques privées potentiellement plus importante que prévu, dans l'espoir d'extraire le pays et la zone euro de la crise du surendettement.

Au chapitre des privatisations que le pays s'est engagé à mener, la troïka prend acte du fait que les revenus prévus pour 2011 "seront sensiblement inférieurs" à l'objectif de 5 milliards d'euros prévu, du fait de "retards" dans la procédure mais aussi "d'une détérioration des conditions du marché".

Elle souligne toutefois qu'à terme, l'objectif de 35 milliards réalisés fin 2014 reste en vigueur.

La délégation prend également acte de la révision à la hausse, à 8,5% selon le ministère grec des Finances, de l'objectif de déficit public en 2011 au lieu de 7,4% prévu en juin dernier.

Mais elle juge que "les mesures additionnelles" annoncées depuis la mi-septembre par le gouvernement, sous la pression de ses créanciers, "devraient être suffisantes" pour redresser la barre en 2012, où le déficit attendu est de 14,9 milliards d'euros.

Elle salue "comme un grand pas en avant" le gel pour deux ans de l'application des conventions collectives aux entreprises, qui ouvre la voie à des réductions de salaires dans les entreprises privées.

Le gouvernement s'est résolu la semaine dernière à cette mesure en dépit d'une levée de boucliers des syndicats et du niveau déjà considéré comme peu élevé par les experts des salaires du privé. Les syndicats ont d'ailleurs appelé à une grève générale le 19 octobre.

Soumis à une pression maximale de la troïka, chargée de surveiller la bonne marche du plan de redressement adopté en mai 2010 par la Grèce en échange de son sauvetage financier par l'UE et le FMI, l'exécutif venait déjà d'annoncer un nouveau tour de vis centré sur la compression du secteur public (coupes salariales et dans les pensions, chômage technique) et l'adoption de nouvelles taxes.

En échange de ce sursaut de rigueur, qui alimente une grogne sociale récurrente et un abattement généralisé chez les Grecs tout en entravant le fonctionnement des services publics, les dirigeants européens s'affirment désormais prêts à envisager d'effacer une partie nettement plus importante que prévu de la dette grecque, qui doit atteindre 356 milliards d'euros fin 2011.

Première publication : 11/10/2011

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