Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Barack Obama à Hiroshima : un hommage mais pas d’excuses

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Accord de la zone Euro : nouveau plan de sauvetage pour la Grèce

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Barack Obama à Hiroshima : l'appel pour un monde sans armes nucléaires

En savoir plus

REPORTERS

Ukraine : à la recherche des disparus du Donbass

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Euro-2016 : la France chausse les crampons

En savoir plus

BILLET RETOUR

Vidéo : en Turquie, que reste-il de la révolte de Gezi ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Issad Rebrab : "Ma seule ambition, le développement économique de l'Algérie"

En savoir plus

FOCUS

Espagne : des salariés dénoncent leurs conditions de travail dans les abattoirs catalans

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les réfugiés dans l'œil de la photographe Anne A-R

En savoir plus

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 14/10/2011

Les mineurs chiliens, un an après

Prisonniers au fond d’une mine pendant 69 jours, ceux qu’on appelle "les 33" d’Atacama ont vécu l’enfer. Il y a un an, leur spectaculaire sauvetage a été suivi en direct par plus d’un milliard de téléspectateurs. Que sont-ils devenus? Leur cauchemar est-il vraiment terminé?

Pour rejoindre la mine de San José, il faut d’abord parcourir 850 km depuis Santiago du Chili puis emprunter une route dans un décor lunaire. A la fois inquiet et enthousiaste, Claudio nous guide au milieu des dunes de l’Atacama, c’est la première fois qu’il effectue ce trajet depuis qu’il est sorti de la mine il y a un an. Au bout de la piste, c’est le silence.

Un camion immobile, une barrière chancelante, de vieux bidons de fioul sont posés dans le décor, comme si les occupants du lieu s’étaient enfuis d’un coup. Sylvain, notre preneur de son enregistre un craquement et le timide chant d’un oiseau. Dans cette atmosphère digne d’un film de Sergio Leone, Claudio revoit les deux milles journalistes, les familles, les officiels, il entend le crépitement des flashs et les applaudissements, il est avare de mots… Le vertige sans soute.

Il y a un an c’était l’heure héroïque. Après 69 jours passés à 700 mètres sous terre, 33 gueules noires sont sorties de terre, sous les projecteurs des médias du monde entier.
Mais aujourd’hui c’est la chute, le chômage, les calmants. « Les 33 » comme on les appelle ici sont "K.O".

A Copiapo, 130 000 habitants, la ville des mineurs, on ne parle pas du drame. Trop de gros titres, trop de jalousie, trop de publicité autour de ces gars du village, dont certains sont soupçonnés d’orchestrer leur communication au point de demander près de 3000 dollars pour une apparition d’une heure à la télévision.

En ce week-end du mois de Septembre, la ville célèbre l’indépendance du Chili et pour rencontrer d’autres mineurs, il faut se rendre à la kermesse, la "fonda" comme on dit ici. Leurs femmes y tiennent un stand, c’est le stand des 33, c’est aussi le plus vide alors que la fête bat son plein.

Il y a Johnny, celui dont le drame de San José avait mis à jour la double vie : une femme et une maîtresse venues toutes les deux le soutenir. Pas question pour lui de s’adresser à la caméra. C’est Susanna, sa fameuse maîtresse qui prépare les brochettes. Elle accuse l’état, la compagnie minière de les laisser tomber.

Dario l’un des mineurs, ne desserre pas les dents, trop déprimé. Au milieu des regards vide, deux musiciens déchirent la nuit de leur voix syncopée, il dansent, infatigables.
Il y a Tito notre "fixeur", infatigable lui aussi. Il tente d’expliquer aux familles que nous ne sommes pas là pour les juger mais pour les écouter. Pas facile.

Même Pamela, journaliste au quotidien local peine à les convaincre. Elle nous conduit un peu à l’écart de la ville, vers l’instant sans doute le plus bouleversant du tournage : Jimmy a 20 ans et depuis sa sortie de la mine, il bégaye. Au chômage et trop jeune pour percevoir la moindre indemnité, il vit reclus dans son quartier. Parfois il a la rage. "J’ai envie de crier fort !", nous dit il. Mais sous son regard sombre, perce une petite lueur. C’est le rêve caressé d’être heureux, simplement, de courir à nouveau après les cerfs volants, dans les faubourgs de Copiapo.

Par Sébastien Renouil

COMMENTAIRE(S)

Les archives

26/05/2016 Ukraine

Ukraine : à la recherche des disparus du Donbass

Depuis deux ans, l’Ukraine est divisée. Malgré l'instauration de plusieurs trêves, les affrontements se poursuivent dans les régions séparatistes de l'Est entre rebelles...

En savoir plus

20/05/2016 Salvador

Vidéo : la jeunesse du Salvador sacrifiée sur l'autel des Maras

En 2015, au Salvador, plus d'un habitant sur 1 000 a été tué. Des chiffres dignes d’un pays en guerre. L’immense majorité de ces victimes sont de jeunes hommes, membres des...

En savoir plus

12/05/2016 Érythrée

Vidéo : un visa pour l’Érythrée, l’un des pays les plus fermés du monde

On la surnomme "la Corée du Nord africaine". L'Érythrée, petit État de la Corne de l’Afrique, est l’un des pays les plus fermés du monde. À quoi ressemble la vie quotidienne dans...

En savoir plus

04/05/2016 Israël

Proche-Orient : "L'intifada des couteaux", le malaise d’une génération

Depuis sept mois, les Israéliens sont confrontés à une vague de violences inédite. Pas une intifada à proprement parler, mais une série d’attaques à l’arme blanche...

En savoir plus

28/04/2016 Élection présidentielle américaine

Universités américaines : le cauchemar de la dette étudiante

Aux États-Unis, des millions d'étudiants sont contraints de s'endetter lourdement pour pouvoir financer leurs études supérieures. Seuls ou avec leur famille, ils empruntent des...

En savoir plus