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Le G20 Finances réuni à Paris sur fond de crise européenne
Dans un contexte marqué par la crise de la dette en Europe, les ministres des Finances du G20 sont réunis à Paris jusqu'à samedi afin de "trouver des éléments pour stabiliser la zone euro" et préparer le sommet des 3 et 4 novembre à Cannes.
REUTERS - La crise européenne est dans tous les esprits à la réunion du G20 Finances qui s'est ouverte vendredi à Paris pour parfaire des propositions sur la réduction des déséquilibres mondiaux dans l'optique du sommet de Cannes des 3 et 4 novembre.
Parallèlement à ces discussions, la France et l'Allemagne ont commencé à formaliser leur accord sur les moyens de résoudre la crise, a annoncé le ministre français des Finances.
"Nous allons au cours des jours prochains poursuivre nos discussions mais nous avons déjà contractualisé des accords qui seront très importants", a déclaré François Baroin après une rencontre avec son homologue allemand Wolfgang Schäuble et Nicolas Sarkozy.
L'étape cruciale sera le Conseil européen du 23 octobre lors duquel la France et l'Allemagne doivent présenter leurs propositions pour stabiliser la zone euro, qui porteront notamment sur une recapitalisation des banques et la "maximisation" des capacités du Fonds européen de stabilité financière (FESF).
La réunion du G20 Finances à Paris "s'inscrit dans un contexte où la priorité absolue pour la réussite du G20 est d'avoir trouvé les éléments de la stabilité de la zone euro", a expliqué jeudi une source au ministère français des Finances.
Les dirigeants européens accentuent la pression sur les banques pour les forcer à se recapitaliser et leur permettre de supporter des pertes plus importantes qu'attendu sur la dette souveraine des pays les plus fragiles de la zone.
DÉSÉQUILIBRES MONDIAUX
A Paris, des pas importants sont attendus sur la réduction des grands déséquilibres économiques et financiers mondiaux, une priorité de la présidence française du G20, qui devraient être annoncés lors du sommet de Cannes, qui clôturera la présidence française du groupe des 20 grandes économies.
"Il faut des mesures de consolidation budgétaire pour les pays en déficit excessif et des mesures susceptibles de soutenir l'activité mondiale pour ceux qui ont des excédents", a dit la source, précisant que l'objectif est que chaque pays présente "deux ou trois mesures significatives" à Cannes.
Sept pays ont été identifiés comme sources principales de ces déséquilibres, par leurs déficits ou leurs excédents, dont les Etats-Unis et la Chine.
La question de la crise européenne sera abordée lors de réunions bilatérales en parallèle au programme du G20 de Paris.
Des responsables chinois, brésiliens, russes et américains notamment ont pressé les Européens de résoudre la crise de la zone euro, craignant une contagion à l'ensemble des économies.
Les rencontres vendredi et samedi doivent permettre de débattre de l'idée soutenue par une partie des membres du G20 d'accroître la capacité du Fonds monétaire international pour répondre à une éventuelle aggravation de la crise.
Une recapitalisation du FMI est notamment soutenue par la Chine, l'Inde et le Brésil. Les Etats-Unis y sont opposés.
Le secrétaire d'Etat américain au Trésor, Timothy Geithner, a ainsi estimé vendredi que le FMI et les Européens disposaient de suffisamment de ressources pour gérer la crise.
PAS D'AVANCÉE MAJEURE SUR LE YUAN
Les membres du G20 pourraient d'autre part donner leur feu vert aux régulateurs sur les nouvelles règles pour les banques considérées comme "systémiques", dont des surcharges en capital qui doivent être approuvées officiellement au sommet de Cannes.
Selon un responsable d'un pays du G20, aucune avancée majeure n'est attendue à Paris, sur l'un des plus grands dossiers : la monnaie chinoise, dont le strict contrôle par Pékin est source de tensions avec de nombreux pays du G20.
"Ils (les Chinois) disent que leur contribution à la croissance mondiale, à court terme, sera de faire en sorte que la croissance en Chine ne ralentisse pas, même s'il y a un risque d'inflation, à travers une politique budgétaire expansionniste", a déclaré ce responsable.
"Ils disent toujours qu'à moyen terme ils rendront leur monnaie totalement convertible et libèreront le taux de change, mais il n'y aura rien dans l'immédiat."
La source française a déclaré jeudi que les travaux sur l'intégration du yuan dans les droits de tirage spéciaux (DTS), la "monnaie" du FMI, et donc de l'accélération de sa convertibilité, se poursuivraient. "On espère bien préparer le terrain sur ce point pour les chefs d'Etat", a dit la source.
Un "code de bonne conduite" pour les pays émergents souffrant des mouvements de capitaux spéculatifs doit par ailleurs être finalisé pour Cannes, pour permettre de contrôler ces flux afin d'éviter la déstabilisation de leur économie.
Le thème des financements innovants, qui recouvre les travaux sur des dispositifs de type taxe Tobin, sera également discuté.



























Commentaires (2)
"Regrets"
Bonjour,
Tout d'abord, ce n'est pas une crise européenne, c'est une crise mondiale.
Ensuite, j'exprime des: "Regrets" sur le fait que FRANCE 24 n'a toujours pas parlé de la cybercriminalité et de l'impact colossal sur le plan économique.
Chaque jour, dans le monde, il se produit 14 cyber-attaques par seconde. Cela représente plus d' 1 000 000 de cyber-attaques par jour.
En 2010, une étude économique a estimé que les h@ckers avaient gagné plus de 247 000 000 000 d'€ en se prenant rien qu'aux entreprises et autres groupes commerciaux. Si vous ajoutez les cyber-attaques perprétées contre les particuliers, cela représente un bénéfice, net et approximatif, d' 1 000 000 000 d'€ par jour !
Ne croyez vous pas qu'il faudrait, d'urgence, une réunion internationale afin de trouver une solution, définitive, à ce pactole qui s'évanouit, sans laisser aucune trace ?
rassurer? empapaouter les peuples oui
IL FAUDRAIT ETRE LOBOTOMISE POUR VOUS CROIRE
LA DETTE VOULUE, POUR UN OBJECTIF PRECIS, ET DU BLABLA POUR NOUS ENDORMIR ET VOUS LAISSER POURSUIVRE VOTRE OBJECTIF MONDIALISTE
Pour illustrer la dette Française: n’hésitez pas à CLIQUER et vous informer http://blog.syti.net/index.php?article=381
L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.
En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".
De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard B (avec Nicolas S au ministère du budget) et Jean-Pierre R.
Président le plus "libéral" et le plus à droite, Nicolas S a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il a réussi a faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondialisation
La mondialisation libérale et le capitalisme financier qui la régit sont le résultat des mesures prises à partir des années 80 par des gouvernements de droite et de gauche pour déréglementer la finance mondiale et supprimer les barrières douanières, permettant ainsi la libre circulation des capitaux et des marchandises. C'est ce qui a rendu possible les délocalisations vers les pays à bas salaires. Cerise sur le gâteau, l'argent public a été généreusement distribué aux multinationales sous forme de subventions pour financer ces délocalisations. Résultat: une désindustrialisation massive et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire.
Nos dirigeants politiques ont aussi permis le développement des paradis fiscaux afin d'aider les grandes entreprises à échapper aux impôts, creusant d'autant le déficit des états et donc leur endettement.
Ils ont permis aux banques de spéculer sans règles ni contrôle avec l'argent des déposants, ce qui a obligé la collectivité à s'endetter encore plus lourdement pour éponger leur pertes au casino boursier.
Ils ont permis l'empoisonnement à petit feu de la population en laissant les multinationales noyauter complètement les agences gouvernementales chargées des normes environnementales ou sanitaires, de la surveillance des produits alimentaires, ou encore de la mise sur le marché des médicaments.
Ils ont également oeuvré sans relâche à privatiser ou démanteler les services publics, là encore au bénéfice d'intérêts privés.
Dans tous les domaines, nos responsables politiques agissent en permanence à l'opposé de l'intérêt général, en volant les citoyens et en trahissant l'intérêt supérieur du pays. Les 3600 milliards donnés aux banques (rien qu'en 2008) ne sont que le dernier épisode de cette trahison.
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