Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'opposition vénézuélienne interdite de manifester avant le vote de dimanche

En savoir plus

FOCUS

France : vent de fronde sur La République En Marche

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Helen Mirren, "queen" du cinéma britannique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le viagra pour l'armée américaine : cinq fois plus cher que les frais de santé des transgenres

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Moralisation : l'ombre des lobbys"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Avignon s’offre Leopold Sédar Senghor

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Khalifa Haftar : "Nous traiterons avec tous les groupes terroristes par les armes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump interdit l'armée aux transgenres

En savoir plus

LE DÉBAT

Pologne : le casse-tête de Bruxelles (partie 2)

En savoir plus

Afrique

L'Arche de Zoé : l'État tchadien réclame 3,6 millions d'euros à un médecin

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/10/2011

Les autorités tchadiennes ont sollicité le tribunal de grande instance de Dignes-les-Bains (France) afin d'obtenir 3,6 millions d'euros d'un médecin proche de L'Arche de Zoé, l'organisation humanitaire condamnée pour avoir enlevé des enfants en 2007.

REUTERS - L'État tchadien est venu réclamer jeudi 6,3 millions d'euros à un médecin français proche de l'association L'Arche de Zoé devant le tribunal de grande instance de Digne-les-Bains, qui rendra sa décision le 27 octobre.

L'Association tchadienne pour le bien-être familial poursuivait en référé le docteur Philippe Van Winkelberg, impliqué selon elle dans une affaire de tentative d'enlèvement d'enfants du Tchad vers la France en 2007.

Le Tchad réclame au médecin l'exécution de l'arrêt de la cour de N'Djamena qui avait condamné en octobre 2010 L'Arche e Zoé à 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts pour enlèvement d'enfants.

A l'époque, six membres responsables de l'association avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés ainsi qu'à verser solidairement 6,3 millions d'euros aux familles des 103 enfants, présentés comme des orphelins du Darfour, qu'ils voulaient emmener en France pour les faire adopter.

Après intervention diplomatique française, les condamnés ont été graciés en 2008 mais la question des dommages et intérêts est restée valable pour l'État tchadien.

"Cette procédure contre le docteur Winkelberg est nulle" a dit à l'audience Me Françoise Davideau, l'avocate du médecin.

"Les règles de procédure de sont pas respectées, les familles des enfants tchadiens ne se sont pas portées parties civiles et ne sont évidemment pas présentes ici. Par ailleurs mon client n'a jamais été membre de l'association L'Arche de Zoé, il est le seul otage d'une procédure irrecevable et dont je demande la nullité".

L'avocate a ajouté que le Tchad ne pouvait pas demander l'exécution d'une décision de justice ni désigner une association pour représenter des parties civiles qui n'existent pas.

Philippe Van Winkelberg a qualifié la procédure de "grotesque".

"Cette affaire, je la subis depuis quatre ans et j'y ai laissé des plumes qui ne sont pas seulement psychologiques", a-t-il dit.

"Je n'ai jamais été jugé au Tchad, je n'ai jamais fait partie de L'Arche de Zoé, je suis allé là-bas comme médecin pour une seule mission, m'occuper d'enfants orphelins de guerre et les soigner. C'est tout. Je n'ai jamais pris aucune décision opérationnelle et aujourd'hui, je suis le seul à qui l'on réclame six millions d'euros".

Le défenseur de l'association représentant l'Etat tchadien, Me Dominique Jourdain, a persisté dans ses accusations contre le médecin. "Il est allé au Tchad pour enlever des mômes", a-t-il dit. "C'est répugnant, c'est tout sauf une opération humanitaire".
 

Première publication : 14/10/2011

COMMENTAIRE(S)