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FRANCE

Aubry durcit le ton, Hollande calme le jeu

Vidéo par Nathalie PEREZ

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/10/2011

À deux jours du vote pour le second tour de la primaire socialiste, Martine Aubry continue son offensive. Elle accuse François Hollande d'être "le candidat du système". Le favori des sondages, lui, souhaite "arrêter cette escalade".

REUTERS - Martine Aubry a accusé vendredi François Hollande, son adversaire à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, d'être un "candidat du système".

"Le système s'est créé son candidat et nous a matraqués de sondages", affirme-t-elle dans une interview publié par le quotidien 20 Minutes.

PORTRAIT DE FRANÇOIS HOLLANDE

Priée de préciser si elle parle bien de son adversaire, arrivé en tête du premier tour de la primaire, dimanche dernier, elle a répond: "Bien sûr. Peut-être parce qu'il est plus facile à battre pour (Nicolas) Sarkozy."

Invité de France Inter vendredi matin, François Hollande lui a répondu "qu'il fallait arrêter cette escalade."

"Je crois que c'est un dérapage. Franchement, le système comme elle dit, c'est en définitive quoi? Les médias? Les sondages? L'arrivée en tête serait une faute?", s'est-il interrogé.

"Il faut revenir à la réalité, à la vérité. La force, ce n'est pas l'agressivité, c'est le rassemblement, la conviction", a-t-il ajouté. "Je ne suis pas dans une compétition interne, je suis mobilisé depuis des mois pour gagner."

PORTRAIT DE MARTINE AUBRY

La maire de Lille, qui compte huit points de retard sur François Hollande au terme du premier tour, souligne qu'une "majorité des Français s'est portée sur les trois candidats qui portent le changement, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et moi".

"Les Français ont été libres dimanche dernier. Ils ont dit ce qu'ils pensaient clairement. Je pense qu'ils le feront encore dimanche prochain", a-t-elle ajouté.

François Hollande est arrivé en tête du premier tour avec 39,2% des voix contre 30,4% pour Martine Aubry.

Il a reçu le soutien de Ségolène Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet. Arnaud Montebourg, le "troisième homme" du premier tour (17,2%), n'a pas fait connaître ses intentions.

 

Première publication : 14/10/2011

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