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Moyen-orient

Une marche de l'opposition réprimée dans le sang à Sanaa

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/10/2011

À Sanaa, la capitale, les forces de sécurité yéménites ont tiré à balles réelles pour disperser les milliers de manifestants réclamant le départ du président Saleh. Une douzaine d'entre eux au moins ont été tués et des dizaines d'autres blessés.

AFP - La capitale yéménite, Sanaa, a été ensanglantée samedi par les violences avec au moins 22 morts dans la dispersion de centaines de milliers de manifestants hostiles au régime et des affrontements féroces entre tribus pro et anti-pouvoir.

Dans le sud du Yémen, un nouveau raid aérien, apparemment américain, a tué sept membres du réseau Al-Qaïda, alors que les exportations de gaz au terminal de Balhaf ont été suspendues après le sabotage d'un gazoduc alimentant le terminal, selon des responsables locaux.

Le pouvoir du président Ali Abdallah Saleh s'est considérablement affaibli avec la poursuite depuis neuf mois d'une contestation populaire appelant à son départ, des combats meurtriers entre ses partisans et opposants et la multiplication des attaques d'Al-Qaïda dans le sud du pays.

Dans la capitale Sanaa, douze manifestants ont péri sous les balles des forces de sécurité lors d'une manifestation appelant au départ de M. Saleh, selon un dernier bilan de sources médicales.

Les forces ont aussi fait usage de gaz lacrymogène et de canons à eau pour disperser les centaines de milliers de participants à une marche partie de la Place du Changement, épicentre de la contestation, vers la rue Al-Zoubeïri dans le centre de Sanaa, ont indiqué les témoins. Une centaine de personnes ont été blessées.

La foule s'est dispersée dans l'après-midi et des partisans du régime, des civils en armes, ont arrêté des dizaines de manifestants, selon un membre du Comité d'organisation des jeunes protestataires.

Les manifestants répondaient à un appel de ce comité à une marche vers la rue Al-Zoubeïri, qui marque la ligne de démarcation entre le secteur à Sanaa sous contrôle des troupes du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar et celui aux mains des pro-Saleh.

Dans le même temps, de violents affrontements à l'arme automatique et aux obus, ont opposé des combattants de tribus rivales pro et anti-Saleh dans le quartier Al-Hassaba dans le nord de Sanaa, selon des témoins.

Dix combattants de la puissante tribu des Hached de Sadek al-Ahmar, rallié à la contestation, ont été tués dans le bombardement de leurs positions par les combattants de cheikh Saghir Ben Aziz, un chef tribal fidèle au chef de l'Etat, selon une source tribale.

Malgré des mois de protestations populaires et des pressions internationales et régionales, M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme, refuse de partir. Il avait été blessé dans une attaque contre son palais le 3 juin et hospitalisé en Arabie saoudite avant de regagner son pays fin septembre.

Mettant à profit l'affaiblissement du pouvoir central, Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), née de la fusion des branches yéménite et saoudienne du réseau extrémiste, a renforcé davantage sa présence dans le sud et l'est du Yémen.

Mais l'Aqpa n'a pas échappé aux attaques.

"Lors de trois raids aériens, apparemment américains, contre une position d'Al-Qaïda dans le village d'Azzan, dans la province de Chabwa (sud-est), sept membres du réseau ont péri", selon un responsable local.

Parmi eux figurent l'Egyptien Ibrahim al-Banna, responsable de la branche médiatique de l'Aqpa, et l'un des fils de l'imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi tué le 30 septembre dans un raid américain, selon une source au sein de la tribu de la famille Aulaqi. Un cousin d'Anwar Al-Aulaqi et trois autres membres tribaux ont également péri.

Le ministère de la Défense a confirmé le bilan de l'attaque mais affirmé qu'elle avait été menée par "les services de sécurité" yéménites.

Les Etats-Unis ont accentué leurs raids contre des militants présumés d'Al-Qaïda au Yémen à l'aide de drones et d'avions, afin d'empêcher les partisans du réseau de profiter du conflit actuel pour s'emparer du pouvoir, avait écrit il y a quelques mois le New York Times.

Toujours dans la province de Chabwa, une attaque au lance-roquettes a visé un gazoduc alimentant le terminal de Balhaf. "Le pompage du gaz naturel liquéfié s'est arrêté", a déclaré un ingénieur travaillant sur le site. "Le gazoduc toujours en feu a été largement endommagé" et sa "remise en état pourrait prendre des semaines".

Première publication : 15/10/2011

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