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FRANCE

Forte mobilisation des électeurs pour choisir entre Hollande et Aubry

Vidéo par Meriem AMELLAL

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/10/2011

Le second tour de la primaire PS opposant Martine Aubry à François Hollande s'est tenu ce dimanche. La participation est en hausse de 6 % par rapport au premier tour, selon la direction du parti. Les résultats sont attendus vers 21h.

AFP - Les sympathisants de gauche sont retournés aux urnes dimanche, en nombre, pour choisir qui, de François Hollande ou Martine Aubry, portera les couleurs du PS pour affronter à la présidentielle Nicolas Sarkozy, très probable candidat à sa réélection.

Ce qui les sépare...

A 13H00, quatre heures après l'ouverture des quelque 9.000 bureaux de vote en métropole, la participation était en hausse de 7,2%, avec 868.879 votants sur 5.700 bureaux, a déclaré Harlem Désir, rue de Solférino. Un autre dirigeant a évoqué un million de votants à 13H30 sur 8.000 bureaux.

Pour le premier secrétaire du PS par intérim, l'objectif est désormais "d'aller au-delà" des 2,7 millions de votants du premier tour.

Dans la matinée, François Hollande, très souriant, a été le premier finaliste à voter dans son fief de Tulle. Il faut "une victoire nette" et "qu'il y ait le rassemblement, c'est la condition de la victoire" en 2012, a insisté le député de 57 ans, très entouré, avant de se rendre dans quatre autres bureaux de vote de Corrèze.

PORTRAIT DE FRANÇOIS HOLLANDE

Une heure plus tard à Lille, arborant une veste rouge, Martine Aubry, 61 ans, s'est dite "confiante et sereine" avant de glisser son bulletin dans l'urne, appelant les Français à voter avec "leurs convictions et leur coeur".

Nettement devancée par M. Hollande au premier tour (39,17% contre 30,42%), elle semblait visiblement crispée. A son programme de ce "beau dimanche", marché, puis déjeuner avec des amis.

PORTRAIT DE MARTINE AUBRY

Tous deux devaient rejoindre Paris pour le moment de vérité.

Le décompte des voix ne démarrera qu'à la fermeture des bureaux de l'Hexagone, à 19H00, pour un résultat final estimé vers 21H30.

Mathématiquement, M. Hollande est en position favorable avec le soutien des quatre éliminés du 1er tour : Manuel Valls (5,63%) et Jean-Michel Baylet (PRG, 0,64%) mais surtout Ségolène Royal (6,95%), son ex-compagne qui a voté à Melle (Deux-Sèvres), et le "faiseur de roi" Arnaud Montebourg (17,19%).

La grande inconnue reste le report de voix, les électeurs de M. Montebourg, plutôt très à gauche, pourraient préférer la maire de Lille. L'intéressé a d'ailleurs affirmé, en allant voter dimanche, que "beaucoup" de ses amis voteraient Aubry.

Globalement, jusqu'au premier tour, les six candidats avaient réussi à éviter le piège de la division mais l'ambiance s'est ensuite gâtée : Martine Aubry a choisi l'offensive pour combler son retard, accusant son rival de représenter une "gauche molle" et "floue", au point que la Haute autorité des primaires a dû intervenir pour calmer les esprits.

Samedi, les deux concurrents ont observé une trêve, filant la métaphore rugbystique en pleine Coupe du monde : Mme Aubry a assuré qu'elle ferait "la fête" avec M. Hollande pour "la 3e mi-temps". Lui a appelé à préparer dès lundi "le match principal" de la présidentielle.

Scrutin inédit en France, la primaire a connu un important succès avec notamment de fortes audiences des quatre débats télévisés, avec un pic à 5,9 millions de téléspectateurs pour le duel de l'entre-deux tours.

Cet engouement a semé une belle pagaille à droite, jusqu'au sommet de l'exécutif : mardi, Nicolas Sarkozy, qui selon toute vraisemblance s'apprête à briguer un deuxième mandat, a sèchement démenti son Premier ministre, François Fillon, qui avait salué "un processus moderne", jugeant la primaire contraire à l'esprit de la Ve République.

En tout cas, a réagi Jean-François Copé (UMP), "ce soir nous aurons un adversaire, et nous allons enfin vivre le temps des explications".

Grand absent de ce scrutin auquel il prévoyait de se présenter avant que n'éclate l'affaire du Sofitel, Dominique Strauss-Kahn a lui voté en toute discrétion à Sarcelles. Et encore une fois, son nom a été associé dimanche à un dossier très éloigné de la politique: alors que son nom est cité en marge de l'affaire de prostitution au Carlton de Lille, il a demandé à "entendu le plus rapidement possible par les juges" sur cette affaire afin de mettre fin à des "insinuations malveillantes".

Première publication : 16/10/2011

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