Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

6 policiers poursuivis pour homicide involontaire: les habitants de Baltimore exultent

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : A la rencontre de l'homme qui a recueilli les témoignages

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Viols présumés en Centrafrique : des zones d'ombre dans l'affaire

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Séisme au Népal : l'aide humanitaire internationale pressée par le temps

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centrafrique : des soldats français soupçonnés de viols sur des enfants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : une enquête s'est ouverte à Bangui

En savoir plus

FOCUS

Liban : la prison de Roumieh, un fief pour les jihadistes de l'EI

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"En France, les PME ont du mal à grandir"

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le pain, une tradition française

En savoir plus

Afrique

Des milliers de Tunisiens défilent en faveur de la liberté d'expression

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/10/2011

Après les violences qui ont suivi la diffusion du film franco-iranien "Persepolis" sur la chaîne de télévision Nessma TV, des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le respect de la liberté d'expression.

AFP - Des milliers de Tunisiens ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le respect de la liberté d'expression et dénoncer les violences qui ont éclaté après la diffusion du film franco-iranien Persepolis sur la chaîne Nessma TV, a constaté un journaliste de l'AFP.

Répondant à un appel lancé vendredi sur Facebook, des Tunisiens ont participé à cette marche sous le slogan "libère-moi" en dialecte tunisien).

"Le peuple veut la liberté d'expression", "La Tunisie est pour tous", "Tunisie libre, exit les forces rétrogrades", scandaient les manifestants qui se sont rassemblés sur la place Pasteur, à la sortie du centre ville pour défiler jusqu'à la Place des Droits de l’Homme distante 1,5 kilomètre environ.

Intentions de vote à l'élection du 23 octobre

Ennahda : 25%

PDP : 16%

FDTL : 14%

CPR (Congrès pour la République, parti de centre gauche allié à Ennahda): 8%

Afek Tounes : 3%

PDM : 2%

Autres partis (106 autres formations participent à l'élection) : 32%

Sondage réalisé en septembre par l'Observatoire tunisien de la transition démocratique.

Pour consulter le détail du sondage, cliquez ici.

"J'ai acquis la liberté de me battre pour la liberté d'expression", pouvait-on lire sur un panneau porté par un enfant de six ans.

Certains s'étaient scotchés la bouche, en signe de protestation, à l'appel des organisateurs sur le réseau social.

Un important dispositif de police a contrôlé cette marche qui s'est déroulée sans aucun incident dans les rues, habituellement désertes dimanche.

Cette marche pour la liberté d'expression est organisée en réaction à plusieurs manifestations qui s'étaient déroulées en Tunisie impliquant notamment des salafistes en rage contre la diffusion du film Persepolis Nessma TV.

Ce film a agité les milieux extrémistes depuis une semaine et choqué une partie des Tunisiens, en raison d'une scène figurant Dieu, chose considérée comme blasphématoire et proscrite dans l'islam.

Le film avait été diffusé sans problème en Tunisie, mais c'est sa version en dialecte tunisien produite par la chaîne et jugé blasphématoire qui a mis le feu aux poudres.

Le PDG de Nessma, Nabil Karoui, a présenté ses excuses au peuple tunisien. Son domicile a été attaqué par une centaine d'hommes.

A l'antenne, une journaliste de Nessma TV avait dénoncé "l'incitation de quelques imams à commettre des crimes à l'encontre des employés de la chaîne", notamment à l'occasion des prêches de vendredi, jour de prière.

 

Première publication : 16/10/2011

  • TUNISIE

    La police disperse une manifestation contre Nessma TV à Tunis

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Près de 200 salafistes attaquent le siège de Nessma TV après la diffusion de Persépolis

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Élection du 23 octobre : les progressistes redoutent des alliances contre-nature

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)