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Moyen-orient

L'opposition syrienne menace de demander une intervention étrangère

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/10/2011

Le Conseil national syrien, qui fédère l'opposition, menace de faire appel à la communauté internationale pour protéger les civils contre la répression. Par ailleurs, au moins sept soldats de l'armée régulière ont été tués ce mercredi.

AFP - L'armée syrienne a encore perdu des soldats mercredi, sept ayant été tués dans des affrontements et 30 ayant fait défection, alors que l'opposition a menacé de demander une intervention étrangère pour protéger les civils contre la répression.

Entre-temps, le régime du président Bachar al-Assad a lancé une attaque au vitriol contre la Ligue arabe, accusée de "déstabiliser" la Syrie.

"Des affrontements ont eu lieu entre des soldats et des hommes armés, vraisemblablement des déserteurs, dans la localité (frontalière avec le Liban) de Joussiyé et dans la ville voisine de Qousseir (centre), faisant au moins sept morts et des blessés", a affirmé le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane au téléphone à l'AFP.

D'autre part, "l'Armée libre de Syrie - Brigade Omar Ibn Khattab" a publié un communiqué sur sa page Facebook selon lequel "un groupe de la brigade Omar Ibn Khattab a détruit un blindé à la frontière syro-libanaise dans le village de Joussiyé".

Il annonce en outre que 30 soldats ont déserté avec quatre chars et que des échanges de tirs ont eu lieu avec l'armée régulière faisant 40 morts parmi les loyalistes sur la route à l'entrée de Joussiyé.

L'"Armée syrienne libre" est une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par un colonel déserteur réfugié en Turquie, le colonel Riad al-Assad.

Les militaires font désormais face à une opposition armée qui a multiplié les attaques ces derniers jours ainsi que les affrontements entre soldats et déserteurs, dans lesquels onze soldats ont été abattus lundi.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a de son côté menacé mercredi de demander une intervention de la communauté internationale pour protéger les civils contre la répression "irresponsable" menée par Damas.

"Si le régime continue à être irresponsable --et nous avons noté que durant les dernières 48 heures il a répondu à l'initiative arabe par plus de tueries, avec 35 morts à Homs-- dans ce cas, notre principal objectif est d'appeler à protéger les civils", a déclaré un des membres du CNS, Najib Ghadbian, en visite en Libye.

Cette aide extérieure pourrait, selon lui, prendre la forme d'une zone tampon ou d'une zone d'exclusion aérienne, sur le modèle de celle décrétée par les Nations unies en Libye pour protéger les civils de la violente répression menée par le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi.

"Ce n'est pas la même chose que d'appeler à une intervention militaire menée par des forces étrangères", a-t-il insisté, lors cette visite en Libye, seul pays à reconnaître le CNS comme unique représentant légitime du peuple syrien.

La Ligue arabe a appelé dimanche à la tenue d'une "conférence de dialogue national" sous 15 jours au Caire entre le gouvernement syrien et l'opposition, pour mettre fin aux violences et "éviter une intervention étrangère".

Une initiative qui vise, selon le régime de Damas, à "déstabiliser" la Syrie.

"Il n'est plus étonnant de voir la Ligue arabe, censée se concentrer sur l'action arabe commune, se transformer en un instrument d'injustice pour déstabiliser la Syrie", a écrit mercredi le quotidien gouvernemental As Saoura.

Pour le journal, l'organisation basée au Caire est "devenue l'otage de forces dominantes qui agissent conformément à un agenda dicté par des pays agresseurs comme l'Amérique et Israël et leurs alliés européens".

"Après des années d'inaction, la Ligue arabe se transforme aujourd'hui en un outil de déstabilisation, agissant à l'encontre des intérêts arabes", a-t-il accusé.

Le délégué de la Syrie auprès de la Ligue arabe, Youssef Ahmad, avait, lors de la réunion dimanche des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire, dénoncé "un complot" contre son pays et accusé des "groupes terroristes armés" d'être derrière les violences en Syrie.

Selon l'ONU, plus de 3.000 personnes, en grande majorité des civils, ont péri depuis le 15 mars dans la répression en Syrie, qui a fait mercredi 15 nouvelles victimes, essentiellement dans la ville de Homs et sa région (centre), selon l'OSDH.

Lundi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a haussé le ton vis-à-vis du président Assad, le sommant de "stopper (les) tueries".

Mais Damas continue à ignorer les appels internationaux et mercredi la télévision d'Etat a diffusé des images d'une manifestation rassemblant selon elle un million de personnes à Alep (nord), deuxième ville du pays, pour soutenir le président Assad et dénoncer "les ingérences étrangères dans les affaires du pays".

Les participants brandissaient des portraits d'Assad, des drapeaux syriens, russes et chinois et des pancartes saluant les réformes annoncées par le régime.

La Russie et la Chine, deux pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant le régime syrien de "mesures ciblées" pour qu'il cesse la répression sanglante des manifestations.

Première publication : 19/10/2011

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