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Moyen-orient

Mouammar Kadhafi, du "chien fou du Moyen-Orient" au "roi des rois d'Afrique"

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/12/2011

Arrivé au pouvoir en 1969, Mouammar Khadafi, réputé pour sa violence autant que pour ses excentricités, a dirigé la Libye d'une main de fer pendant 42 ans. Retour sur le règne de celui qui était devenu le plus ancien dirigeant arabe et africain.

 
L’ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, 69 ans, est mort ce jeudi dans la région de Syrte, sa ville natale, après avoir été capturé par les forces du Conseil national de transition (CNT), ont annoncé les autorités de transition libyennes. Touché à la tête et aux jambes, il a succombé à ses blessures, précisent ces dernières. Si cette annonce est confirmée, elle viendrait alors mettre un point final à la traque dont le "Guide" faisait l'objet depuis sa fuite de Tripoli tombée aux mains de ses opposants, le 22 août dernier. Elle viendrait aussi clore définitivement le chapitre de la Libye de l'ère Kadhafi, un pays que celui-ci a dirigé d'une main de fer pendant 42 années, ce qui lui avait permis de devenir, au fil du temps, le plus ancien dirigeant arabe et africain.
 
L’auteur de sa propre légende
 
Celui qui se nommait le "roi des rois traditionnels d'Afrique" a bâti sa propre légende, à commencer par celle de sa naissance, qui aurait eu lieu sous une tente bédouine le 19 juin 1942 dans le désert de Syrte, dans le nord du pays. Fils de berger, il reçoit une éducation religieuse stricte et entre dans l’armée en 1965.
 
Mouammar Kadhafi n’a que 27 ans quand il renverse sans violence le vieux roi Idris Ier, le 1er septembre 1969. Inspiré par le président égyptien Gamal Abdel Nasser, il prône alors un régime fondé sur le socialisme islamique et le panarabisme et abolit la monarchie pour créer la Grande République arabe libyenne populaire et socialiste.
 
Terrorisme international
 
Démocratie directe, statut de la femme, réunification du monde arabe, religion... Mouammar Kadhafi détaille sa vision du monde dans son "Livre vert" - en référence au "Petit livre rouge" du leader chinois Mao Zedong -, un texte en trois parties publié au cours des années 1970. À la fin de cette décennie, il devient le "Guide suprême de la révolution" et présente son pays comme un État gouverné par des comités populaires élus, censés remplacer les partis. Dans les faits, la Libye est un État policier où toute activité politique indépendante est interdite et les opposants incarcérés.
 
La Libye est également, dans les années 1980, le paradis des radicaux anti-occidentaux. Mise au ban de la communauté internationale, elle est accusée de soutenir le terrorisme palestinien et l'Armée républicaine irlandaise (IRA), et d'être directement impliquée dans l'attentat d'une discothèque de Berlin. En 1986, l'administration américaine conduite par Ronald Reagan, qui surnomme Mouammar Kadhafi "le chien fou du Moyen-Orient", bombarde la capitale libyenne.
 
En 1988, les tensions entre Tripoli et l'Occident atteignent leur apogée. Le 21 décembre 1988, un avion de la compagnie américaine Panam explose au-dessus de Lockerbie, une ville du sud de l'Écosse, et 270 personnes sont tuées. Deux ressortissants libyens sont alors accusés d'être responsables de l'attentat, mais Mouammar Kadhafi refuse de les livrer à la justice. "Il y a une grande différence entre la lutte contre l'impérialisme pour la liberté et le terrorisme", déclare-t-il le 22 mai 1989.
 
La Libye de retour sur la scène internationale
 
Les sanctions des Nations unies finissent par tomber : en 1992 et en 1993, l'organisation internationale impose au pays un embargo sur les armes, sur les liaisons aériennes, ainsi que sur le matériel destiné à l'industrie pétrolière, ce qui paralyse l'économie.
 
Isolé, Mouammar Kadhafi entame alors, à la fin des années 1990, un processus visant à réhabiliter la Libye sur la scène internationale. En 1999, il livre les suspects de l'attentat de Lockerbie à la justice écossaise, puis accepte de dédommager les familles des victimes. Les sanctions onusiennes sont levées en 2003.
 
En 2004, il renonce à son programme nucléaire. Le leader libyen ouvre également le pays aux entreprises anglo-saxonnes et libère en 2007 des infirmières bulgares détenues depuis huit ans dans les geôles du pays, affaire dans laquelle les autorités françaises se sont fortement impliquées. Mouammar Kadhafi, qui ne se déplace jamais sans sa tente bédouine, est reçu dans les principales capitales occidentales, notamment à Paris. Il milite en parallèle pour la constitution des "États-Unis d'Afrique".
 
Connu pour ses tenues traditionnelles, ses éternelles lunettes de soleil et ses "amazones" - femmes gardes du corps -, le "Guide" libyen a toujours été considéré à l'étranger comme un politicien avisé. Mais en au début de l'année 2011, celui-ci est rattrapé par le vent du printemps arabe. Après Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Égypte, il doit lui aussi faire face à une vague de contestation de son pouvoir. La jeunesse se plaint notamment du chômage, du manque de libertés et des inégalités.
 
Le 15 février 2011, son peuple se soulève et prend la ville de Benghazi. Grâce à l’intervention de l’Otan, autorisée le 17 mars par l’ONU, ses opposants finissent par lui arracher le pouvoir, mettant ainsi fin au règne de l'un des dirigeants les plus fantasques de sa génération.

 

Première publication : 20/10/2011

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