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Moyen-orient

Le Conseil de sécurité de l'ONU somme le président Saleh de céder le pouvoir

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/10/2011

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution appelant Ali Abdallah Saleh à quitter la présidence du Yémen. Depuis son retour d'Arabie saoudite le mois dernier, les affrontements ont redoublé d’intensité dans le pays.

AFP - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi à l'unanimité une résolution demandant au président yéménite Ali Abdallah Saleh de signer un accord par lequel il quitterait le pouvoir et mettrait fin à la répression des manifestations.

Les quinze pays membres du Conseil de sécurité "condamnent sévèrement les violations continuelles des droits de l'homme par les autorités yéménites, telles que l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques", souligne la résolution.

Le Conseil de sécurité "encourage" le président Saleh à signer l'initiative du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui prévoit le départ du chef de l'Etat yéménite.

Le Conseil "demande que toutes les parties rejettent immédiatement l'usage de la violence" et "exprime son profond regret à propos de la mort de centaines de personnes, essentiellement des civils, y compris des femmes et des enfants".

La résolution, présentée par la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, "exhorte tous les groupes de l'opposition à s'engager à jouer un rôle constructif" en vue d'une solution politique basée sur l'initiative du Conseil de coopération du Golfe.

Malgré des mois de protestation et de pressions internationales et régionales, le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé de corruption et de népotisme, refuse de partir et rejette le plan écrit par les monarchies arabes du Golfe prévoyant un transfert pacifique du pouvoir.

La répression des manifestations débutées en janvier a fait au moins 861 morts et 25.000 blessés. Le Conseil de sécurité ne s'était jusqu'ici entendu que sur deux déclarations, qui ont moins de poids diplomatique qu'une résolution.

La prix Nobel de la paix yéménite Tawakkol Karman, figure emblématique du soulèvement populaire, se trouvait à l'extérieur du Conseil de sécurité au moment du vote. Elle a appelé à une plus grande pression internationale sur le président Saleh.

Elle a estimé que la résolution était un bon début mais qu'elle aurait pu être plus dure. "Ce n'est pas suffisant. Ils doivent discuter du fait d'évincer Saleh et de la façon dont il pourrait être remis à la Cour pénale internationale", a-t-elle ajouté.

"Nous pensons que la résolution n'a pas traité de la question de la responsabilité et de l'amnistie", a dit Mme Karman, qui a rejeté toute idée d'amnistie pour le président Saleh.

"Nous rejetons toutes les tueries. Nous voulons seulement un procès équitable pour lui. La révolution populaire va évincer Saleh d'une façon pacifique. Saleh et ses enfants vont avoir un procès équitable", a-t-elle dit à la presse.

L'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant a souligné devant les journalistes que cette résolution était la première sur le Yémen. "Le vote de cette résolution reflète la profonde inquiétude internationale", a-t-il dit.

L'ambassadeur allemand à l'ONU Peter Wittig a estimé pour sa part que cette résolution représentait "un message politique très clair". Il s'agit "d'un appel au président Saleh à quitter le pouvoir immédiatement", a-t-il dit.

Première publication : 21/10/2011

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