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FRANCE

Procès de Villiers-le-Bel : trois émeutiers condamnés en appel

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/10/2011

À l'issue de trois semaines d'audience, trois jeunes hommes, accusés d'avoir tiré sur des policiers lors des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, ont été condamnés en appel à des peines allant de 3 à 15 ans de prison. Deux autres ont été acquittés.

AFP - La cour d'assises des Hauts-de-Seine, qui rejugeait depuis trois semaines les quatre tireurs présumés des émeutes de Villiers-le-Bel en 2007, a condamné vendredi trois des accusés à des peines de 3 à 15 ans de réclusion et a prononcé un acquittement.

Un cinquième accusé, qui comparaissait pour avoir fourni une arme aux émeutiers, a lui aussi été acquitté.

"Justice a été faite d'un côté mais de l'autre côté justice n'a pas été rendue. On crie, on crie et on criera toujours parce qu'il y a de l'autre côté nos frères qui ont pris des peines très lourdes", a déclaré un des acquittés, Maka Kanté, reparti libre du tribunal de Nanterre.

Lors du premier procès en juin 2010, les quatre tireurs présumés âgés de 24 à 30 ans avaient écopé de peines de 3 à 15 ans de prison pour avoir ouvert le feu sur les forces de l'ordre lors des deux soirées d'émeutes des 25 et 26 novembre 2007 qui avaient suivi le décès accidentel de deux adolescents.

Quelque 90 policiers avaient alors été blessés par des cartouches de plomb.

Prononcé dans une salle comble après plus de neuf heures de délibéré, le verdict a été accueilli dans la colère et la confusion par la foule qui patientait à l'extérieur de la salle d'audience sous haute surveillance policière.

Clamant leur innocence tout au long des trois semaines de débats, les deux principaux accusés, les frères Adama et Abderhamane Kamara, ont été condamnés à des peines de 12 à et 15 ans de réclusion, conformément aux réquisitions du parquet qui avait fustigé leur volonté de "tuer des policiers".

"Pour les victimes que je défendais l'objectif est rempli. Les deux meneurs partent en prison ce soir et sur ce point la justice est passée", a commenté Me Laurent-Franck Liénard, un des avocats des policiers.

Ancien médiateur à Villiers, Adama Kamara avait assuré pendant les débats avoir "tenté de calmer les jeunes" le soir des affrontements alors que le ministère public avait fait de lui le "leader des émeutes".

A ses côté dans le box, son frère Abderhamane, présenté par le ministère public comme "le tireur le plus déterminé et le plus efficace", avait reconnu ne pas "aimer la police" mais nié avoir ouvert les feu.

"Je suis pas fou, je connais les peines encourues", avait-il lâché, mettant les accusations portées contre lui sur le compte des "rumeurs" de la cité.

Au cours des trois semaines d'audience, cette thèse avait été longuement développée par la défense qui avait dénoncé une enquête "bâclée" en espérant profiter des défections en série enregistrées par l'accusation.

Aucun des quatre témoins sous X qui avaient mis en cause les accusés pendant l'enquête n'a déposé devant la cour, contraignant le président à faire lecture de leurs dépositions.

Un témoin à charge crucial, qui devait venir déposer à visage découvert, a lui aussi fait faux bond en dépit d'un mandat d'amener pris à son encontre.

"Je ne suis pas satisfait parce qu'on aimerait que ce genre de justice ne soit pas pour les cités", a déclaré un des avocats de la défense Me Patrick Arapian, se référant aux témoignages anonymes. "Il n'y a pas une justice des pauvres et une pour les riches."

En dépit ce jugement d'appel, la justice n'en a pas encore fini avec les évènements de Villiers-le-Bel.

Au terme d'une longue instruction, le policier qui conduisait la voiture entrée en collision avec les deux adolescents a été renvoyé en septembre devant le tribunal correctionnel pour homicides involontaires.

Une information judiciaire pour faux témoignages visant les policiers qui l'accompagnaient dans la voiture est par ailleurs toujours en cours à Pontoise.

Première publication : 22/10/2011

  • SOCIÉTÉ

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