Dernière modification : 26/10/2011 

- Constituante tunisienne - Ennahda - Tunisie


Le parti islamiste Ennahda revendique la victoire

Sans attendre la proclamation des résultats officiels, la formation islamiste, dont la large avance est acquise, a revendiqué sa victoire aux élections constituantes. Le Parti démocrate progressiste a déjà pris acte de sa défaite.

Par France 2 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

REUTERS - Les islamistes d'Ennahda ont revendiqué lundi soir la victoire aux élections constituantes de la veille en Tunisie, le premier scrutin démocratique organisé depuis le début du "printemps arabe".

Aucun résultat officiel n'avait été annoncé lundi en début de soirée, mais la formation islamiste, interdite sous le régime de Zine ben Ali, a indiqué sur la foi des résultats affichés localement devant les bureaux de vote qu'elle avait remporté plus de 30% des voix, arrivant en première place sur le plan national et dans la plupart des régions.

"Nous ne ferons l'économie d'aucun effort pour forger une alliance politique stable au sein de l'assemblée constituante", a annoncé Abdelhamid Jlazzi, directeur de campagne d'Ennahda (Renaissance).

Sans attendre la proclamation des résultats par l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), le Parti progressiste démocratique (PDP), formation laïque, a reconnu sa
défaite. "Le PDP respecte le jeu démocratique. Le peuple a accordé sa confiance à ceux qu'il a considérés comme étant dignes de cette confiance. Nous félicitons le vainqueur et nous siégerons dans les rangs de l'opposition", indique le parti de Najib Chebbi
dans un communiqué adressé à l'agence Reuters.

A peine plus de neuf mois après la chute du régime de Ben Ali, le 14 janvier, les Tunisiens, pionniers du "printemps arabe", se sont déplacés en masse dimanche pour élire démocratiquement une assemblée constituante. La participation a dépassé les 90% des inscrits.

Selon toutes vraisemblances, Ennahda ne devrait toutefois pas remporter de majorité absolue à l'assemblée et risque de se heurter à un front de formations laïques. Ennahda s'est attaché pendant toute la campagne à se présenter comme le représentant d'un islamisme modéré sur le modèle du parti AKP, au pouvoir en Turquie. Mais une partie de
la population, soucieuse de préserver la laïcité historiquement attachée à la Tunisie indépendante, s'inquiète de la résurgence des islamistes.

Lundi soir, une cinquantaine de militants laïcs se sont réunis devant le siège de l'ISIE, réclamant des investigations sur des irrégularités dont ils accusent les islamistes.

Jour historique

Les 217 membres de l'assemblée élue dimanche devront rédiger la nouvelle constitution du pays et former un nouveau gouvernement provisoire avant des élections législatives et
présidentielle prévues l'année prochaine.

Dimanche, Rachid Ghannouchi, chef de file d'Ennahda rentré en Tunisie après 22 ans d'exil en Grande-Bretagne, avait parlé de "jour historique". En sortant du bureau, il a été hué par des dizaines de personnes aux cris de "Dégage !" et "Tu es un terroriste et un assassin ! Rentre à Londres".

Ennahda se défend de vouloir imposer une application stricte des principes religieux à une société tunisienne habituée depuis la décolonisation à un mode de vie libéral. Pour les observateurs, le parti est tiraillé entre une direction modérée et une base parfois plus radicale.

"Ennahda a réussi là où nous avons échoué, nous devons nous restructurer, nous devons nous unir une nouvelle fois", a indiqué Riadh Ben Fadhal, du Pôle démocratique moderniste (PDM, coalition de centre-gauche).

La communauté internationale suit aussi attentivement ces élections, qui pourraient fournir une indication des développements à attendre dans les bouleversements en cours dans le monde arabe. Barack Obama a déclaré que la révolution tunisienne, déclenchée le 17 décembre dernier par l'immolation du jeune Mohamed Bouazizi en geste de désespoir face au chômage et à la répression, avait "changé le cours de l'Histoire". "Tout comme tant de Tunisiens ont manifesté pacifiquement dans les rues et sur les places en faveur de leurs droits, ils ont fait la queue aujourd'hui pour voter et décider de leur propre avenir", a réagi le président américain.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a salué lui le déroulement pacifique des élections et appelé "les parties prenantes à rester attachées aux principes de transparence durant les prochaines phases de la transition".

Si elle était confirmée, la victoire d'Ennahda serait le premier succès enregistré par une formation islamiste dans le monde arabe depuis la victoire du Hamas aux élections
législatives palestiniennes de 2006. En décembre 1991, le Front islamique du Salut (Fis) avait remporté le premier tour des élections législatives algériennes mais le scrutin avait été finalement annulé par l'armée.


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(31) Réactions

c'est bien triste ce qui

c'est bien triste ce qui arrive à la Tunisie

Pourquoi s’étonner du succès des Islamistes en Tunisie,

de leur forte présence en Libye, en Égypte …, en Turquie ?
Le monde arabe s’est constitué sur les bases de la religion musulmane, tout comme l’Europe sur celle du christianisme.
La déclaration des Droits de l’Homme, la séparation de l’Église et de l’État, la laïcité, le vote des Femmes, … sont des avancées démocratiques et humanistes - dont la France, notamment, peut être fière- ; mais, elles résultent d’un long cheminement, à peine démarré dans les pays arabes, dont l’identité et la cohésion reposent, hier comme aujourd’hui, sur la religion.
Aussi vrai qu’un musulman français considère que la loi d’Allah est supérieure à celle de la République, nombre d’Arabes considèrent que leur identité est d’être avant tout, des Musulmans.
La religion est, en outre, devenue, après la période coloniale, le support de leur fierté, de leur cohésion, de leur revanche, de leur désir de domination qui, depuis Mahomet, les stimule.
Les religions, dès l’origine, apparaissent comme un moyen pour les Hommes de mieux vivre ensemble. Elles ont apporté l’ordre et la morale, par la crainte des dieux.
De toute évidence, la religion est la culture essentielle que les Arabes, dans leur grande majorité, n’ont pas encore su dépasser, d’autant qu’elle les rend sereins et fiers, qu’elle les distingue et les unit.
Le « printemps arabe » actuel a manifesté le désir de se libérer des dictateurs, pas de la suprématie religieuse, même si, malheureusement, elle prend tous les aspects d’une dictature intransigeante, dans la religion musulmane, qui inviterait les croyants à la soumission aveugle pour mériter le ciel. La crainte d’Allah facilite les bons comportements, mais elle conduit aussi ses fanatiques, à se sacrifier, en tuant les mécréants.
Souhaitons que l’union des Musulmans qui se profile, que les Hommes, se libèrent de l’emprise des Dieux menaçants et des désirs d’hégémonie, et ne retiennent que les bonnes paroles de leurs prophètes et de leurs Sages, qui ont révélé l’importance du respect mutuel, valeur que les véritables démocraties laïques cherchent à développer.
www.transrealisme.org

Eviter de chnger une dictature laïque en une théologique

Le choix des urnes n'est pas à lui seul l'expression de la démocratie comme gouvernance qui est fondamentalement la séparation des pouvoir, l'égalité genre, la liberté d'expression et de croyance... sans cela des mouvements organisés, structurés et démagogues peuvent accéder par le vote au pouvoir et le conduire à des dictatures fascistes ou de théologie médiévale. On peut rappeler qu’Hitler de même que Mussolini avaient accédé au pouvoir par les élections pour les supprimer par la suite et construire leur pouvoir dictatorial. Le drame des sociétés et surtout des penseurs arabo-musulmans est d'être dans l'incapacité culturellement de sortir de la pensée du moyenâgeuse qui explique tout par la théologie pire de la réinterprétation qui en est faite pour la justification d'un pouvoir politique despotique par l'instrumentalisation de l'Islam dans des sociétés qui n'ont connu ni des révolutions scientifique, technique et industrielle. La pensée religieuse et culturelle et politique musulmane qui partage les fondamentaux et les affirmations avec les deux autres religions monothéistes du moyen orient même après leur décomposition en des ions et atomes biochimiques, Adam et Ève Moïse, les hébreux et leurs prophètes entre autres : David, le Roi Salomon, Joseph , Abraham... dont les musulmans fêtent le sacrifice et l’adoption comme la référence des sévices corporels des empires antiques (de Babylone et de Rome) comme l’exécution de jugement ( coups de fouet, amputation de membres, crucifixion..) cette pensée reste encore prisonnière de la vision théocratique de la nature, de l’univers et des rapports sociaux elle a montré son incapacité à sortir de son moyen âge et à séparer définitivement le religieux du politique , des sciences exactes et humaines comme l’avaient réalisée les européens. Les politicologue-idéologues fondamentalistes musulmans sont les seuls à vouloir imposer le retour en arrière de l’histoire et l’arrêter arbitrairement des empires passé et sans aucune possibilité de de restauration. Certes on peut se réjouir pour le taux de participation exceptionnel des électeurs mais la proportion élevée du parti réalisée par le parti fondamentaliste tunisien est un danger latent pour la démocratie, les droits fondamentaux des citoyens en particuliers ceux des femmes. Les tunisiens (nes) sont-ils devenus aveugles pour opter, par une forte majorité, pour le changement d’une dictature laïque en une théologique à horizon médiéval de type Iranienne ou Gazaoui et pire Talibane ?

Réponse à Tunis

Par Tunis: "désolé pour vous, mais on y des musulmans". Bravo c'est tout un programme. Donc dans votre idée de la Tunisie, ne pas être musulmans est une raison d’être désolé?
Je demande la tête que vous feriez si les Français votaient un parti "christianiste" en disant aux musulmans "désolé on est chrétiens"? Un scandale, tous des islamophobes!

Encore une magnifique victoire pour la démocratie ?

Ces élections amèneront en effet un vent de liberté pour la Tunisie dans l'obscurantisme de l'islamisme.
La tunisie qui était en avance sur le droit des femmes s'en remettra t'elle ?

islamisme

est ce que cela ne va pas dégénérer comme en IRAN ???
ON ENTEND PAS PARLER DU SUCCESSEUR DE BEN LADEN, QUE FROMENTE T'IL.....???!!!

élection

j'ai une très grande crainte pour les femmes .

élection

j'ai une très grande crainte pour les femmes .

Le « printemps arabe » actuel a manifesté le désir de se libérer

Pourquoi s’étonner du succès des Islamistes en Tunisie, de leur forte présence en Libye, en Égypte …, en Turquie ?
Le monde arabe s’est constitué sur les bases de la religion musulmane, tout comme l’Europe sur celle du christianisme.

La déclaration des Droits de l’Homme, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la laïcité, le vote des Femmes, … sont des avancées démocratiques et humanistes - dont la France, notamment, peut être fière- ; mais, elles résultent d’un long cheminement, à peine démarré dans les pays arabes, dont l’identité et la cohésion reposent, hier comme aujourd’hui, sur la religion.

Aussi vrai qu’un musulman français considère que la loi d’Allah est supérieure à celle de la République, nombre d’Arabes considèrent que leur identité est d’être avant tout, des Musulmans.
La religion est, en outre, devenue, après la période coloniale, le support de leur fierté, de leur cohésion, de leur revanche, de leur désir de domination qui, depuis Mahomet, les stimule.

Les religions, dès l’origine, apparaissent comme un moyen pour les Hommes de mieux vivre ensemble. Elles ont apporté l’ordre et la morale, par la crainte des dieux.
De toute évidence, la religion est la culture essentielle que les Arabes, dans leur grande majorité, n’ont pas encore su dépasser, d’autant qu’elle les rend sereins et fiers, qu’elle les distingue et les unit.

Le « printemps arabe » actuel a manifesté le désir de se libérer des dictateurs, pas de la suprématie religieuse, même si, malheureusement, elle prend tous les aspects d’une dictature intransigeante, dans la religion musulmane, qui inviterait les croyants à la soumission aveugle pour mériter le ciel. La crainte d’Allah facilite les bons comportements, mais elle conduit aussi ses fanatiques, à se sacrifier, en tuant les mécréants.

Souhaitons que l’union des Musulmans qui se profile, telle une menace, ne soit qu’un cauchemar insensé.
Souhaitons que les Hommes se libèrent de l’emprise des Dieux vengeurs et menaçants et ne retiennent que les bonnes paroles de fraternité et de respect mutuel de leurs prophètes, ces préceptes de Sages, qui sont les véritables guides de l’Humanité, et qui ont révélé la valeur du respect - que les véritables démocraties laïques cherchent à développer.

www.transrealisme.org

élections tunisiennes

Bonjour,
Une grande majorité d'entre-nous a idéalisé le "Printemps Arabe". Par contre, certains tels que moi-même, se sont montrés plus perspicaces en doutant de ce phénomène. J'étais et je suis toujours persuadée que ces révolutions vont bousculer vers un régime islamiste. Dommage pour la Tunisie, qui est le pays du maghreb le plus permissif en ce qui concerne les femmes. J'ose espérer et croire ce que l'on affirme dans les médias ; que ce régime est "modéré". Je ne demande qu'à le croire... Et ce, au nom de la liberté !!
www.1ainsisoit-il.name

 
 
 
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