Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Donald Trump : il y a des bonnes personnes des deux côtés"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Contrats de travail : vers plus de flexibilité ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Violences gynécologiques, la lutte prend corps"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tweets, retweets et détweets

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : un deuil national de trois jours et de nombreuses questions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le combat des esclaves sexuelles sud-coréennes continue"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

États-Unis : vers une guerre commerciale avec la Chine ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'Inde, 70 ans et toujours jeune"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : au moins 18 morts dans l’attentat de Ouagadougou

En savoir plus

Afrique

Trois travailleurs humanitaires enlevés à la frontière du Puntland

Texte par Dépêche

Dernière modification : 25/10/2011

Une Américaine, un Danois et un Somalien employés d'une ONG ont été enlevés mardi en Somalie. Le pays, sans gouvernement effectif et en état de guerre civile depuis 20 ans, est l'un des plus dangereux pour les travailleurs humanitaires.

AFP - Trois travailleurs humanitaires, une Américaine, un Danois et un Somalien, ont été enlevés mardi après-midi dans le centre de la Somalie, a confirmé leur employeur, l'ONG Danish Demining Group (DDG).

"Aujourd'hui à 15H00 en Somalie, trois employés du Danish Demining Group ont été kidnappés," a indiqué Klaus Ljoerring Pedersen, directeur régional de l'ONG, dans un communiqué. "L'un est un homme somalien, deux sont des employés internationaux, une Américaine et un Danois," a-t-il poursuivi.

"Le Danish Demining Group n'a pas d'autres commentaires à faire pour le moment et encourage les médias à respecter les besoins de confidentialité de l'enquête en cours," a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, un responsable de la sécurité somalienne, Ali Mohamed, avait affirmé, sans plus de précision, que "deux travailleurs humanitaires étrangers de DDG (avaient) été kidnappés près de l'aéroport de Galkayo par des hommes armés."

DDG a un programme de déminage dans la région et un autre éducatif sur les risques des explosifs. Elle y a ouvert ces activités en 2007.

Galkayo, à cheval entre les deux régions somaliennes proclamées semi-autonome du Puntland et de Galmudug, a été le théâtre de violents affrontements entre groupes politiques ou clans rivaux en septembre.

En raison des risques d'enlèvements et de violences permanentes, la Somalie est l'un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Les ONG indiquent souvent n'y travailler qu'avec des collaborateurs locaux.

La Somalie est sans gouvernement effectif et en état de guerre civile depuis 20 ans. La situation a permis l'éclosion de nombreuses milices, d'insurgés islamistes et de groupes de pirates qui règnent sur de plus ou moins grandes portions du territoire.

Le mois dernier, le Galmudug et le Puntland avaient signé une feuille de route, destinée à reconstruire la nation, avec le gouvernement de transition somalien (TFG) à Mogadiscio. Les deux Etats semi-autonomes sont opposés aux shebab, des rebelles islamistes qui se revendiquent d'Al-Qaïda, ont juré la perte du TFG et contrôlent l'essentiel du territoire somalien, plus au sud.

En septembre et octobre, quatre Européennes enlevées au Kenya avaient été emmenées dans le sud de la Somalie par leurs ravisseurs.

Deux employées espagnoles de Médecins sans frontières, Montserrat Serra et Blanca Thiebaut, avaient été kidnappées dans les camps de réfugiés de Dadaab, dans l'est du Kenya. Avant elles, une Britannique, Judith Tebbutt, et une Française, Marie Dedieu, décédée en captivité, l'avaient été sur le très touristique archipel de Lamu.

En réaction, le Kenya a envoyé des troupes à la poursuite des shebab dans le sud somalien. Les insurgés, qui nient toute responsabilité dans ces rapts, ont promis des représailles et la police kényane les soupçonne d'être derrière deux attaques à la grenade dans la capitale Nairobi qui ont fait un mort et 29 blessés en moins de 24 heures lundi.

Mardi pourtant, le ministre kényan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, a redit la détermination de son pays à protéger ses frontières, affirmant que le Kenya ne pouvait pas regarder sans rien faire "des enlèvements de touristes, de travailleurs humanitaires et des violations de son intégrité territoriale."

Première publication : 25/10/2011

  • SOMALIE

    Des pirates somaliens jugés pour la première fois en France

    En savoir plus

  • SOMALIE

    Attentat à la voiture piégée à Mogadiscio

    En savoir plus

  • ISLAMISME

    Les Shebab somaliens nient avoir enlevé quatre Européennes au Kenya

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)