Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Retour à la terre, avec le paysan-philosophe Pierre Rabhi

En savoir plus

POLITIQUE

France : "La principale opposition au gouvernement, c’est le groupe socialiste !"

En savoir plus

POLITIQUE

France : "On est dans une séquence du quinquennat très difficile"

En savoir plus

FOCUS

Journée internationale des migrants : l'Italie confrontée à de plus en plus d'enfants

En savoir plus

FACE À FACE

Discours sur l'immigration : François Hollande à la reconquête de la gauche ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'œuvre lumineuse d'Olafur Eliasson éclaire la Fondation Louis Vuitton

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile indienne affiche sa solidarité avec le Pakistan

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cyberattaque de Sony : quand les hackers deviennent des terroristes

En savoir plus

Moyen-orient

L'armée mine une partie de la frontière avec le Liban pour empêcher l'entrée d'armes

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/10/2011

De source libanaise, l'armée syrienne serait en train de poser des mines près des villages de Heet et Bouayt, à la frontière avec le Liban. L'objectif des Syriens serait d'empêcher la contrebande d'armes en provenance du Liban.

AFP - L'armée syrienne a entrepris depuis jeudi matin de poser des mines en face de deux villages frontaliers situés dans le nord du Liban, apparemment dans une tentative de bloquer la contrebande d'armes vers la Syrie, a affirmé à l'AFP un responsable local libanais.

"L'armée syrienne a entrepris dès l'aube de poser des mines à l'intérieur du territoire syrien, à la frontière avec les localités (libanaises) de Knaissé et d'El Hnaider", a précisé ce responsable sous le couvert de l'anonymat, témoin de ces mesures depuis le matin.

Au Liban, les déserteurs de l'armée syrienne

Des soldats syriens se sont déployés dans la zone, près des villages syriens de Heet et de Bouayt, à un kilomètre des villages libanais, a-t-il ajouté.

"Des responsables libanais nous ont informés que ces mesures sont prises par les autorités syriennes pour empêcher la contrebande d'armes du Liban", a indiqué le responsable.

Cette région frontalière, seulement séparée de la Syrie par des monticules de terre, est généralement un lieu de passage pour la contrebande de marchandise du Liban vers la Syrie.

Ces mesures interviennent alors que la Syrie est secouée depuis mi-mars par une révolte populaire sans précédent, matée dans le sang par le régime du président Bachar al-Assad.

Au cours des derniers mois, plusieurs Syriens de Heet et de Bouayt se sont réfugiés à Knaissé, pour fuir les violences.

Selon les experts, la contrebande d'armes vers la Syrie en provenance des pays voisins et surtout du Liban prospère à mesure que la révolte se prolonge, même si le phénomène semble concerner des trafiquants motivés plus par l'appât du gain que par des considérations politiques.

Le régime syrien, qui accuse depuis le début de la révolte des "bandes terroristes armées" d'être à l'origine des violences, dit combattre la contrebande d'armes en provenance du Liban.

Ces dernières semaines, plusieurs Libanais et Syriens soupçonnés de trafic d'armes ont été arrêtés au Liban.

Selon l'ONU, plus de 3.000 personnes ont péri en Syrie dans la répression depuis le 15 mars.

D'après les autorités libanaises, près de 5.000 Syriens, dont des opposants et des soldats insoumis, se sont réfugiés au Liban depuis la mi-mars.

A la frontière est du Liban, l'armée syrienne a mené des incursions en territoire libanais, tuant trois civils syriens vivant dans des villages frontaliers, également dans une apparente tentative de barrer la route à la contrebande et à la fuite d'opposants et de soldats insoumis.

Première publication : 27/10/2011

  • INTERVIEW

    "La médiation de la Ligue arabe en Syrie n’a aucune chance d’aboutir"

    En savoir plus

  • SYRIE

    Les hôpitaux, instruments de répression du régime, selon Amnesty International

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    L'UE menace Damas de nouvelles sanctions si la répression continue

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)