Dernière modification : 01/11/2011 

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L'annonce du référendum grec fait plonger les Bourses mondiales

Inquiétés par l'annonce d'un référendum en Grèce sur le nouveau plan anticrise, les marchés internationaux plongent. Les titres des banques européennes sont particulièrement touchés. À Paris, les principales banques ont perdu 15 à 17%.

Par Audrey RACINE / Cyrielle ABEHSERA (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les Bourses européennes et Wall Street ont connu une journée noire mardi, valeurs bancaires en tête, au lendemain de l'annonce surprise d'un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage européen du pays qui a relancé les craintes sur l'avenir de la zone euro.

La Bourse d'Athènes a chuté de 6,92%, tirée à la baisse par les titres bancaires.

Francfort (-5%), Paris (-5,38%), Madrid (-4,19%), Milan (-6,80%), Londres (-2,21%), Zurich (-2,49%), Lisbonne (-3,68%) ont suivi la même tendance. Les actions qui ont le plus souffert sur la place parisienne ont été la Société Générale (-16,23%), BNP Paribas (-13,06%) ou encore Crédit Agricole (-12,53%).

Les banques "auront besoin d'être recapitalisées c'est inévitable et c'est ce qui inquiète le marché et fait plonger ces valeurs", a indiqué un spécialiste du secteur à Paris.

A Francfort, Commerzbank a représenté pas loin de la moitié des échanges et a dévissé de 9,42%, tandis que Deutsche Bank a fait à peine mieux (-7,97%).

A Madrid, toutes les valeurs ont fini dans le rouge, les banques essuyant les plus lourdes pertes.

New York a lâché aussi du terrain: le Dow Jones a perdu 2,48% et le Nasdaq 2,89%. Comme en Europe, les valeurs bancaires ont été en première ligne avec notamment un recul de 7,99% pour Morgan Stanley, 7,66% pour Citigroup et 6,30% pour Bank of America.

L'annonce faite lundi soir par le Premier ministre grec Georges Papandréou de la tenue d'un référendum sur l'accord visant à effacer une partie de la dette publique grecque, une fois l'effet de surprise passé, lui a valu une volée de bois vert.

Les présidents de l'UE, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont appelé mardi implicitement la Grèce à respecter ses engagements à l'égard de la zone euro.

Les gouvernements espagnol, italien, belge et britannique ont critiqué dans des termes plus ou moins durs cette décision, faisant valoir qu'elle ajoutait à l'instabilité en zone euro.

En conséquence, un mini-sommet de crise a été convoqué mercredi à Cannes, à la veille d'une réunion du G20. Un dîner de travail réunira M. Papandréou avec les dirigeants allemand et français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, les responsables de l'UE et la directrice générale du FMI.

Paris et Berlin sont "déterminés" à faire appliquer le plan de sauvetage de la Grèce, a annoncé l'Elysée après un entretien téléphonique entre les deux dirigeants. Ils ont aussi souhaité l'adoption d'une "feuille de route" pour assurer l'application de ce plan.

La Banque centrale européenne (BCE), présidée depuis mardi par l'Italien Mario Draghi, a de son côté acheté de la dette italienne et espagnole par crainte d'une contagion de la crise de la dette grecque, ont indiqué des opérateurs de marché.

Quant à l'Institut de la finance internationale (IIF), qui représente les grandes banques du monde, il a fait savoir qu'il souhaitait faire avancer les négociations sur l'effacement d'une partie de la dette grecque.

Un "non" des Grecs au référendum menacerait la "viabilité" de la zone euro, avec un risque de banqueroute de la Grèce, qui pourrait sortir de l'union monétaire, a prévenu mardi l'agence de notation Fitch.

Le projet de référendum grec est "tout sauf un cadeau", a estimé la fédération allemande des banques privées (BdB).

"Que va-t-il se passer si le peuple dit +non+? Le risque est que la communauté internationale coupe l'arrivée d'argent et que le pays finisse par quitter l'euro. Il y a de quoi inquiéter sérieusement les investisseurs", a commenté à Francfort Christoph Weil, analyste de Commerzbank.

Ce référendum "rouvre la boîte de Pandore concernant l'ampleur exacte des pertes qui devront être prises par les institutions financières", soulignent les analystes du CM-CIC.

Les banques ont déjà accepté d'effacer 50% de leurs créances sur la Grèce dans le cadre du plan anti-crise mis en place très difficilement la semaine dernière au sommet européen de Bruxelles.

L'accord européen est critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique.

Désormais tout est à nouveau sur la table, note-t-on dans les salles de marché.

"Le risque d'une faillite à la Lehman (Brothers) a encore grandi", a estimé Holger Schmieding, économiste de la banque Berenberg.

Signe de l'angoisse des investisseurs, l'écart entre le taux des obligations à 10 ans de l'Allemagne et de la France a atteint un nouveau record depuis la création de la zone euro mardi en début d'après-midi.

Sur ce marché, l'envolée la plus spectaculaire concernait l'Italie dont le rendement était à 6,181%, proche de son plus haut historique (+6,397%).

Les CDS (credit default swaps), contrats d'assurance contre le défaut de remboursement, progressaient pour la grande majorité des pays, Etats-Unis et Allemagne compris.

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(6) Réactions

Référemdum Grec et la zone euro

Depuis quelques heures on peut voir s'étaler la fringale des gouvernements de l'Europe "façon financière". Réclamant l'application d'un accord sur le dos du peuple Grec (majoritairement sans fortune et donc sans réserve pour le quotidien).
On reproche aux Grecs ce que nous faisons nous-même d'une façon démagogique. Nos gouvernants depuis dix ans distribuent ou plutôt organise les niches fiscales, les dégrèvements et autres cadeaux, pour que les plus aisés, y compris les grands groupes, paient le moins d'impôts possible et donc s’enrichissent encore plus.
N'est-ce pas la même chose que le non paiement d'impôts pour les grandes fortunes (même si c'est l'usage) en Grèce et les moyens donnés aux plus fortunés pour ne pas contribuer au prorata de sa fortune à la solidarité nationale en France et en zone Euro ?
Au nom de quel droit légitime peut-on en démocratie imposer à un pays et son peuple de courber la tête sans mot dire ?
L’élection par les urnes, donne une légitimité politique. N’a-t-elle pas des limites en matière de traité ou d’accords signés sans l’approbation du peuple quand il s’agit de sa survit ? Souvenons-nous d’une ville « Munich ».
Les aides de l’UE reçus par la Grèce et les ventes d'armes vendus par un des pays majoritairement contributeur justifieraient-t-elles la moindre obligation de faire plier un peuple comme un esclave ?

Référendum,tous les peuples sont souverains, qu'en déplaise

M. Papandréou a abattu la carte du référendum et il a entièrement raison, l'euro arrive à sa chute, nous le voyons bien avec la Grèce, d'autres pays arrivent au grand galop derrière. Nos politiques semble oublier que dans tous les pays démocratiques, le peuple reste souverain et le peuple à le droit à la parole parce qu’après tous, qui sont les politiques: ce sont les employés d'un peuple, qu'ils le veuillent ou non, c'est comme cela, le peuple souverain à son mot à dire.Le peuple doit rester souverain.

Suicide en direct du gouvernement grec:

Suicide en direct du gouvernement grec:
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http://www.youtube.com/watch?v=etWs2O1jQ_M

Politiciens: Allez vous faire voir...chez les grecs!.

Faisons confiance à ces irresponsables politiques dépensiers incapables de gérer les budgets des états autrement que par la création ou la hausse de taxes sans que jamais on ne rationnalise le personnel politique censé travailler dans d'innombrables et apparemment inutiles institutions locales, régionales et européennes (3 sièges pour 1 Parlement...!) pour désigner à la vindicte populaire "indignée" les cupides marchés financiers et autres agences de notations!.
Seul compte l'image médiatique au fil de réunions dites historiques avec son lot de photos de groupe, de discours lénifiants sur le soi-disant moteur franco-allemand, d'oeillades condescendantes envers d'autres membres de l'Union européenne...
Le ridicule ne finirait t'il pas un jour par tuer?.
INFOTOX. The WebMag.

Nous !

Ce que certains ne comprennent pas, c'est que les gouvernements, les banques, les bourses, c'est nous... On traite ces organismes comme s'ils étaient d'une autre planète... Non. C'est nos emplois, nos retraites, nos économies Que ça nous fasse plaisir ou non, nous sommes liés. Les Grecs vont provoquer une crise européenne qui va vous toucher personnellement... Votre budget, vos retraites, vos emplois et même votre "assistance" sociale, pour certains... Tout va y passer...

Les CDS

Les CDS paieront comme ils auraient dû le faire en 2008 ...
Ce n'est qu'un juste retour des choses. Le "défault" de la Grèce lui permettra de se reconstruire hors de l'europe en quelques années et non en 25 ans comme on veut l'y contraindre pour sauver les financiers européens.
La révolution politique des pays arabe s'exporte sous forme de révolution économique et financière en europe. Les peuples finissent toujours par se libérer de leurs prédateurs à intervalles de temps réguliers ;)

 
 
 
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