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Culture

Le premier roman d'Alexis Jenni, grand favori du Goncourt

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/11/2011

Le jury du Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français, dévoilera mercredi le nom du lauréat 2011. Sur les quatre auteurs en lice, Alexis Jenni (photo), avec son premier roman "L'Art français de la guerre", part favori.

AFP - Qui décrochera le Goncourt 2011, le plus prestigieux des prix littéraires français et machine à best-sellers ? Difficile de ne pas déjà l'attribuer à Alexis Jenni, dont le premier roman est couvert d'éloges. Mais rien n'est joué. Le suspense sera levé mercredi à 13H00.


C'est à cet instant redouté par les quatre prétendants que la présidente du jury, Edmonde Charles-Roux, annoncera le nom du lauréat, après avoir débattu avec ses pairs dans un salon feutré du sélect restaurant Drouant.

Dans le même temps, chez Drouant, les jurés du Renaudot dévoileront leur champion parmi quatre concurrents, eux aussi sur des charbons ardents.

Outre Alexis Jenni, l'auteur du superbe "L'Art français de la guerre", publié chez Gallimard qui fête cette année son centenaire, les prétendants au trône du Goncourt s'appellent Sorj Chalandon, déjà sacré jeudi par le Grand prix du roman de l'Académie française, Carole Martinez, également chez Gallimard, et Lyonel Trouillot, écrivain haïtien édité par Actes Sud.

Longtemps, Alexis Jenni a écrit "pour se faire plaisir", entre deux cours donnés au lycée, et se considérait jusqu'ici comme "un écrivain du dimanche". Cet agrégé de biologie de 48 ans n'a pourtant jamais cessé d'écrire, mais "de petites choses", dit-il, restées dans ses tiroirs.

"Je suis modeste, c'est un handicap un peu ridicule, je sais", écrit Jenni sur son blog dessiné, "Voyages pas très loin".

Pourtant, "L'Art français de la guerre", premier roman publié de ce professeur lyonnais, envoyé par la poste à un seul éditeur, Gallimard, a fait l'effet d'une bombe. Et pourrait le propulser au sommet.

Certains critiques ont même cru à un nouvel Emile Ajar. "Jenni" ? Trop beau pour être vrai. Ce doit être le pseudonyme d'un auteur connu...

Guerres coloniales

C'est pourtant bien le véritable nom de ce père de trois enfants aux origines suisses-allemandes que trahit sa blondeur striée de blanc, cheveux en bataille et barbe de trois jours. Son grand art est bien le sien.

Dans sa fresque de 630 pages, épopée épique entre Indochine et Algérie, il enchaîne les scènes de combats poisseuses, charnelles, évoque l'omniprésence des vingt ans de guerres coloniales dans les esprits d'aujourd'hui, questionne l'identité nationale.

De rares auteurs ont déjà décroché le Goncourt avec un premier roman, dont Jonathan Littell, en 2006, avec "Les Bienveillantes".

N'oublions pas les autres "goncourisables".

Avec "Retour à Killybegs" (Grasset), Sorj Chalandon s'est replongé dans l'Irlande du Nord et la douleur de la trahison, déjà au coeur de son roman "Mon traître".

Romancier et poète, Lyonel Trouillot met en scène dans "La belle amour humaine" un dialogue décalé entre un Haïtien et une jeune occidentale, en quête de réponses sur son père qu'elle a à peine connu.

Recréant la féerie de son premier roman "Le coeur cousu", plébiscité en 2007, Carole Martinez prête sa voix, dans "Du Domaine des Murmures", à une jouvencelle du Moyen-Age qui se fait emmurer vivante pour se donner à Dieu, mais que la fureur du monde rattrapera.

Quatre auteurs sont en lice pour le Renaudot : Emmanuel Carrère, qui brosse avec maestria dans "Limonov" (P.O.L) le portait de cet écrivain russe sulfureux devenu leader ultranationaliste, dont la vie ressemble à un roman d'aventure.

Eric Reinhardt dépeint dans "Le Système Victoria" (Stock) la liaison torride et vénéneuse entre une femme d'affaire et un architecte. Morgan Sportès s'attaque au Gang des barbares avec "Tout, tout de suite" (Fayard) et Shumona Sinha à l'immigration dans "Assommons les pauvres !" (L'Olivier).


 

Première publication : 01/11/2011

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