Dernière modification : 01/11/2011 

- Dette souveraine - Euro - Georges Papandréou - Grèce - Zone euro


Vent de révolte au sein de la majorité grecque après l'annonce du référendum

Opposée à l'idée de soumettre à référendum le plan anticrise, une députée grecque a claqué la porte du groupe parlementaire socialiste. Une autre ténor du parti réclame, pour sa part, la formation d'un gouvernement "de salut national".

Par Audrey RACINE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le gouvernement grec apparaissait mardi sur le fil du rasoir avec l'entrée en dissidence de trois députées de la majorité socialiste et une prise de distance du ministre des Finances, après l'annonce par le Premier ministre d'un référendum sur l'accord européen de soutien au pays.

L'entourage du ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, a affirmé dans l'après-midi que le Premier ministre, Georges Papandréou, ne l'avait pas informé à l'avance de son projet de référendum, annoncé lundi soir, et qui a provoqué panique boursière et colère politique en Europe.

Pour tenter de limiter les dégâts, Paris et Berlin ont annoncé une réunion mercredi à Cannes, avant le sommet du G20, rassemblant M. Papandréou, les dirigeants allemand, Angela Merkel et français, Nicolas Sarkozy, les responsables de l'Union Européenne et la directrice du FMI Christine Lagarde.

M. Vénizélos, malgré les distances prises mardi, avait lundi soir justifié devant les médias grecs et le parlement le recours "cathartique" au référendum, choisi par M. Papandréou.

Hospitalisé dans la matinée pour des "douleurs abdominales", le ministre, rival malheureux de M. Papandréou à la direction socialiste en 2007, devait par ailleurs passer la nuit dans la clinique privée où il a été admis, victime d'une "inflammation de l'appendice", selon son entourage.

Du coup, sa présence à Cannes mercredi avec M. Papandréou ne semblait pas assurée.

Plus tôt dans la journée, une députée socialiste proche du camp Vénizélos, Milena Apostolaki, avait annoncé sa defection pour protester contre le recours au référendum, réduisant ainsi à 152 sièges sur 300 la fragile majorité socialiste dont bénéficie le gouvernement au parlement, trois jours avant un vote de confiance également réclamé lundi soir par M. Papandréou.

Une autre députée du même bord, Eva Kaïli, a menacé de faire de même en demandant à M. Papandréou de renoncer au référendum, prévu début 2012.

Sans annoncer de défection, la ténor socialiste Vasso Papandréou (sans lien de parenté avec le Premier ministre) est pour sa part entrée en dissidence en réclamant un gouvernement "de salut national" pour garantir la mise en oeuvre du plan européen anti-crise avant des élections anticipées.

"Le pays est menacé d'une faillite immédiate", a lancé cette ancienne commissaire européenne.

Si les analystes s'accordaient mardi pour juger que M. Papandréou avait choisi de jouer son va-tout en recourant au référendum, ces turbulences internes ont créé la suprise, alors que le gros des inquiétudes portait sur la réaction des marchés et des gouvernements européens.

Selon médias et politologues, M. Papandréou a abattu la carte du référendum au risque de déstabiliser la zone euro, justement pour éviter la tenue d'élections législatives anticipées, à l'issue très incertaine du fait de la conjoncture politique, et très risquée pour les socialistes, plombés face à la droite par deux ans de rigueur.

Selon ses services, le Premier ministre a souligné qu'un référendum allait "renforcer le pays dans la zone euro et sur le plan international", dans un entretien téléphonique mardi avec Mme Merkel.

Commentaires (10)

le problème Grèque

la crise ou les résultats de la crise Grecque prouve que le système monétaire Européen n'est pas au point est je croit que l'on va vers une guerre en Europe car chaque Pays va défendre ses intérêts en faisant du protectionnisme

référendum grec

Un humain peut se noyer de par sa volonté ou par négligence ... la Grèce est dans ce bain maîtrisé ou non?
Son avenir - bien incertain nous entraîne au fond de la piscine à nos bouées toutes !!

La Démocratie Grècque.

En Europe, les démocraties sont très rares!!!! La Grèce, démontre, que ce pays est en pleine démocratie, et que chaque décision doit se faire avec le peuple. Par contre en France, le choix du peuple était de renoncé à l'Europe de Maastrich, que le président français, a fait faire voter l'acceptation par le Parlement, qu'il avait en ce temps là, sous sa botte. Donc la démocratie française, est remplacée depujis 2008, par une Dictature prolétarienne. Félicitation au peuple Grècque, pour leurs vote très intelligents, car ces contraibuables, en ont marre de payer, pour l'Europe, ce qui leur donne le droit aujourd'hui, par l'Allemagne et la France (les deux Dictateurs Européens),d'être un pays ruiné également. Tant que le Dictatures seront applicables en Europe, les pays vont devenir de plus en plus pauvres, et à leurs têtes, des milliardaires... Vu la conjoncture anglaise et française, pour une futue République Islamiste (d'ici 5 ans), il faudra, sortir de l'Euro, car les autres pays ne veulent pas d'islamisation. Alors attendez-vous, par un futur référundum, la décision par nos gouvernants de droite (UMP - NC) et de gauche (PS - Les Verts), de devenir très vite islamistes. Donc encore bravo pour la décision Grècque...

La Grèce

Je regrette l'époque de gloire de la Grèce lors de la civilisation athénienne!!

tout se passe comme prévu

Les politiques ont fait ce qui suit sachant que ça allait provoquer cela, leur plan fonctionne bien

L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard Balladur (avec Nicolas Sarkozy au ministère du budget) et Jean-Pierre Raffarin.

Président le plus "libéral" et le plus à droite, Nicolas Sarkozy a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il a réussi a faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondisation.

Le LEAP 2020 (Laboratoire Européen d'Anticipation Politique) est un think tank européen de prospective qui avait annoncé dès 2006 une crise financière systémique et ses conséquences en chaine, en décrivant précisément les différentes phases de la crise et leur timing:
- phase 1: déclenchement (ce fut la crise des "sub primes")
- phase 2: accélération (extension à l'ensemble du système financier)
- phase 3: impact (transmission de la crise à l'économie réelle)
- phase 4: décantation (appronfondissement de la crise économique, récession mondiale)
http://blog.syti.net/index.php?article=96
Le LEAP annonce désormais une 5è phase de "disloquation géopolitique mondiale" avec un risque de guerre civile...

la grece

je ne comprend pas pourquoi on veut sauver la grece contre sa volonté , quand elle est rentrée dans l euros ele n etait deja pas
solvable et a trichée sur les chiffres annoncés et maintenant on devrait lui faire confiance !!!!!
moi je pose la question ,quand l allemagne et la france seront en difficulté car ça arriveras qui va nous aidé ?

choix nécessaire

Papandréou a-t-il vraiment le choix, le droite a abandonné le pouvoir pour ne pas affronter les conséquences de sa gestion, et maintenant c'est dans son propre camp qu'ont lieu des défections.

Le peuple grec ayant largement désapprouvé les contreparties de l'aide européenne, il faut que les uns et les autres prennent leurs responsabilités, les politiques par le débat : oui ou non à l'aide, au maintien dans la zone euro, à la mise en faillite du pays, et les électeurs auront à trancher

mais dans quelle monde vivons

mais dans quelle monde vivons nous. on vient de chambouler la libye pour la démocratie.je pense bien que le referendum est une manifestation de la démocratie surtout quand on demande aux grecques de tels sacrifices.

le retour !

Oui j’espère le retour au franc, l'euro tout le monde le dit je parle du peuple depuis le début n'a pas marché.Si pour les grands groupes financiers mais pour les simples gens la majorités pertes de pouvoir d'argent délocalisation ,baisses du niveau de vie monté de la haine de la violence mais pour les autres les milliards qui se repartie entre eu et le peuple les miettes ces personnes on peur du referendum les peuples doivent reprendre leur place quitte a faire une révolution sinon les gens entretuerons pour un morceau de pain .

ENFIN BRAVO

Vous m'avez censuré, mais il n'y a pas besoin d'être voyant on est tous la M.....L'EUROS C'EST FINI, IL FAUT ARRETER LES DEGATS ET SARKOSY NOUS ENTRAINE DANS LA DEGRINGOLADE. ET CE REFERENDUM EST LEGITIME POUR LE PEUPLE, BONNE MESURE, mr SARKOSY FAITES LA MEME CHOSE.

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