Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

Economie

Selon l'Autorité palestinienne, un État serait à l'origine de la "cyberattaque" contre Gaza et la Cisjordanie

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 03/11/2011

L'accès à l'Internet a été coupé à Gaza et en Cisjordanie pendant une grande partie de la journée du mardi 1er novembre. L’Autorité palestinienne estime que cette cyberattaque provient d'un État étranger et souhaite une enquête des Nations unies.

Pendant près d’une journée mardi, les Gazaouis et les Cisjordaniens n’ont plus eu accès à Internet. "Nous avons constaté une série de coupures et de ralentissements d’Internet sur l’ensemble de ces territoires durant toute la journée du 1er novembre", a confirmé le soir même Renesys, une société américaine qui suit l’état du trafic internet dans le monde.

Dès mercredi, alors que le trafic était revenu à la normale, l’Autorité palestinienne, qui considère avoir été victime d’une vaste cyberattaque, a décidé de demander une enquête officielle sur l’incident à l’Union internationale des télécommunications (UIF), l’organe des Nations unies chargée de la sécurité informatique. Contactée mercredi par FRANCE 24, l’UIF a toutefois indiqué "ne pas encore avoir reçu de demande de l’Autorité palestinienne".

Selon Renesys, il s’agit d’un des "plus graves dysfonctionnements d’Internet observés cette année à Gaza et en Cisjordanie", des territoires où l’accès au réseau est généralement stable.

Représailles après la reconnaissance de l’Unesco ?

Pour l’Autorité palestinienne, la cause est entendue : il s’agit d’une cyberattaque orchestrée par une puissance étrangère. "Vu l’intensité et le mode opératoire de l’attaque, je pense qu’un État étranger est impliqué et qu’il s’agit d’une opération préméditée", a assuré, lors d’une conférence de presse mercredi, Mashur Abou Daqqa, le ministre palestinien des Télécommunications. La veille, il avait indiqué à l’agence de presse AFP que "toutes les adresses IP [identifiants physiques des ordinateurs sur l’Internet, NDLR] palestiniennes avaient été attaquées en même temps depuis différents endroits dans le monde".

L’Autorité palestinienne affirme que cette cyberattaque "visait à effacer le nom de la Palestine d'internet en représailles à son admission en tant qu’État à l'Unesco" le lundi 30 octobre. Une reconnaissance officielle qui a provoqué plusieurs vives réactions, notamment celle d’Israël.

S'il n'existe pas de preuves pour incriminer Israël dans cette cyberattaque, le quotidien américain "The Washington Post" rappelle mercredi qu’en 2002, l’armée israélienne avait été accusée d’être à l’origine d’une coupure des réseaux de télécommunications de 24 heures dans les Territoires palestiniens et qu’en 2006, des hackers israéliens avaient attaqué des dizaines de sites palestiniens.

Jusqu'à présent, jamais un État n'a été publiquement reconnu coupable d'avoir mené de cyberattaques. Jamais non plus, l'UIF n'a été saisi d'une enquête officielle pour déterminer si un pays avait bel et bien mené des telles actions.

Première publication : 02/11/2011

  • INTERNET

    Stuxnet, le virus lancé contre le nucléaire iranien en 2010, refait surface

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le "hacker" iranien qui voulait se venger de Stuxnet

    En savoir plus

  • NUCLÉAIRE IRANIEN

    Un ex-haut gradé de Tsahal confirme l'origine israélienne du logiciel malveillant Stuxnet

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)