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EUROPE

Le gouvernement soutient le référendum voulu par Papandréou

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/11/2011

Le cabinet grec a approuvé "à l'unanimité" le projet de référendum sur le plan de sauvetage annoncé lundi par le Premier ministre Georges Papandréou. Une décision qui ne ravit pas les partenaires européens de la Grèce.

REUTERS - Confronté à un feu roulant de critiques, George Papandreou a obtenu mercredi matin le soutien de son gouvernement à son idée de référendum sur le plan de sauvetage financier de la Grèce qui sera organisé dès que possible après un accord.

Certains parlementaires de son parti, le Pasok, ont demandé la démission du Premier ministre estimant qu'il mettait en péril l'appartenance du pays à l'Union européenne avec cette initiative référendaire.

L'annonce a provoqué une plongée des marchés financiers et des réactions de rejet implicite de la part de la France et de l'Allemagne. Malgré tout, le gouvernement a décidé de lui accorder son soutien avant un vote de confiance au parlement, vendredi.

"Le référendum sera un mandat clair et un message clair en Grèce et à l'extérieur concernant notre avenir européen et notre participation à l'euro", affirme Papandreou dans un communiqué publié par ses services.

"Personne ne pourra douter que l'avenir de la Grèce se trouve dans l'euro", ajoute-t-il.

S'il peut compter sur un soutien gouvernemental, Papandreou se prépare à un exercice délicat d'explication face à la France et à l'Allemagne qui souhaitent l'entendre mercredi sur le sujet avant le début du sommet du G20 à Cannes.

Surprise en Europe

L'accord de Bruxelles pour sauver l'euro et résoudre le problème de la dette grecque, signé la semaine dernière après un sommet européen, est la seule voie possible, a estimé mardi le président français Nicolas Sarkozy après une réunion avec les
principaux ministres concernés à l'Elysée.

Dossier

"Cette annonce a surpris toute l'Europe. La France tient à rappeler que le plan adopté jeudi dernier à l'unanimité des 17 membres de la zone euro est la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque", a dit Nicolas Sarkozy.

"Donner la parole au peuple est toujours légitime mais la solidarité de tous les pays de la zone euro ne saurait s'exercer sans que chacun consente aux efforts nécessaires", a-t-il
ajouté.

Malgré cette intervention du chef de l'Etat français, le porte-parole du gouvernement grec a indiqué que le référendum "aura lieu dès que possible, après que les dispositions
fondamentales de l'accord sur le plan de sauvetage seront formulées."

De nombreux détails restant en suspens, le vote ne devrait pas intervenir avant la fin de l'année et des responsables grecs évoquaient, lundi, un scrutin vers la mi-janvier.

Les sondages d'opinion montrent qu'une majorité d'électeurs estiment que cet accord de sauvetage est mauvais mais tout dépend de la manière dont Papandreou présentera les mesures de ce plan ainsi que la question d'un maintien dans la zone euro.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble estime mercredi dans le Financial Times Deutschland que les Grecs soutiendront les réformes du gouvernement lors du référendum.

"Si la Grèce accepte le fardeau et les efforts exigés par les programmes d'aide, s'ils veulent demeurer dans la zone euro, ils soutiendront le plan", affirme-t-il.

Le Premier ministre grec se dit convaincu que les partenaires de la Grèce appuieront sa politique et il a appelé les membres du G20 attendus à Cannes à "privilégier la
démocratie par rapport aux appétits financiers".

Cette initiative constitue un embarras pour Nicolas Sarkozy qui tente d'impliquer les grandes nations émergeantes et en particulier la Chine dans cette tentative de sauvetage en leur ouvrant l'accès au Fonds européen de stabilité financière.

L'annonce de Papandreou pourrait également entamer le soutien politique des certains Etats du nord de l'Europe.

Le projet de référendum jette un voile d'incertitude sur le versement d'une sixième tranche d'aide à la Grèce, a déclaré mardi le ministre néerlandais des Finances.

"Je peux imaginer qu'il sera difficile pour le FMI de se décider sur cette tranche, mais il y aura des incertitudes", a dit Jan Kees de Jager. "Je ne peux prononcer de jugement
définitif, mais c'est problématique", a-t-il déclaré devant le Parlement.

Mauvaise décision

Le président de l'Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a jugé que la Grèce se trouverait en faillite si les électeurs grecs rejettent le plan de sauvetage.

Dans l'immédiat, le premier obstacle politique que Papandreou doit franchir est celui d'un vote de confiance vendredi.

"Nous pensons que le gouvernement va de nouveau obtenir la confiance afin de poursuivre sa politique", a dit Angelos Tolkas, porte-parole du gouvernement. "Nous ne renoncerons à rien de ce que nous devons faire pour sauver le pays", a-t-il ajouté.

Six membres du Pasok ont exprimé leur désapprobation en affirmant que le Premier ministre devrait laisser la place à une administration "politiquement légitime".

A l'issue de la réunion de cabinet qui s'est achevée vers 03h00, après sept heures de discussions, plusieurs ministres ont exprimé des doutes sur le calendrier de cette annonce et ont critiqué le fait de ne pas avoir été tenus au courant.

"Je pense qu'il s'agit d'une mauvaise décision et que nous devons revenir dessus", a dit un ministre. "Nous ne devons pas mettre en péril notre position dans l'euro".

"Pour la première fois, nous reconnaissons que notre politique manque de légitimité", a estimé un ministre s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

Un député du Pasok a quitté son groupe parlementaire, réduisant la marge de manoeuvre de Papandreou qui ne dispose plus que de 152 élus sur 300 au parlement.

Première publication : 02/11/2011

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