- États-Unis - Manifestations
L'occupation du port d'Oakland par les Indignés dégénère
Le port d'Oakland, l'un des plus importants des États-Unis, occupé depuis mercredi par des militants anti-Wall Street, a été le théâtre de violences jeudi. Des dizaines de personnes ont été interpellées.
AFP - Le quatrième port des Etats-Unis, Oakland, sur la côte californienne (ouest), était fermé jeudi depuis la veille en raison d'une manifestation de contestataires anti-Wall Street qui a dégénéré et donné lieu à des dizaines d'arrestations, ont indiqué les autorités.
"Les opérations maritimes sont fermées au port d'Oakland. Elles reprendront quand la sécurité sera garantie", avait indiqué mercredi en début de soirée la direction du port situé dans la baie de San Francisco.
"Nous espérons que le travail pourra reprendre demain (jeudi) et que les employés du port pourront gagner leurs postes de travail sans incident", avait-elle ajouté dans un communiqué.
Dans la nuit, des groupes de quelques dizaines de manifestants masqués ont commencé à jeter des pierres et des bouteilles dans le centre ville, occupé un bâtiment vide et mis le feu à une barricade, se heurtant alors à la police en tenue anti-émeute, qui a utilisé des gaz lacrymogènes.
CNN diffusait jeudi des images montrant des manifestants au visage masqué jetant des pierres contre les forces de l'ordre au milieu de nuage de lacrymogènes et de feux de poubelles.
Plusieurs dizaines de militants ont été interpellés dans la nuit, indiquait jeudi le Los Angeles Times.
La semaine précédente, des affrontements entre des manifestants du mouvement "Occupez Wall Street", qui avaient installé depuis 15 jours des tentes au coeur de la ville, et la police d'Oakland avaient fait un blessé chez les contestataires.
Des milliers de personnes ont participé mercredi à de nouvelles manifestations pour dénoncer l'intervention policière et appeler à une grève de solidarité, déployant des banderoles disant "financez nos écoles et nos services, pas les banques!", ou appelant à "célébrer la mort du capitalisme".
Le port a jugé plus prudent de renvoyer ses employés à la maison et a annoncé sa fermeture lorsque des groupes de manifestants ont marché sur les installations portuaires et commencé à bloquer plusieurs terminaux.
Les manifestants avaient défilé pacifiquement tout au long de la journée, en dehors de quelques actes de vandalisme isolés contre des agences bancaires et d'un bref moment de tension entre un cordon de police et des contestataires.
Mercredi soir, les manifestants ont reflué vers le centre ville, où un nouveau campement, fort d'une cinquantaine de tentes, a été dressé près de la mairie.
Les autorités portuaires espéraient rouvrir le grand port, par lequel transitent pour quelque 39 milliards de dollars de marchandises chaque année, dans le courant de la journée de jeudi


























Commentaires (2)
Casseurs
Dommage que toutes les manifestations, même les plus vertueuses soient noyautées par des casseurs qui ne sont là que pour piller et se foutent royalement des idéaux des manifestants.
La violence...
Quelque soit le système, on fini toujours par perdre son sang froid et utiliser la violence pour faire face aux mouvements de foules qui se révolte. On a beau s'appeler "pays démocrates" "défenseurs des opprimés" "défenseurs des libertés", on oublie vite ces notions pour se confondre et ressembler aux tyrans, fanatiques et dictateurs les plus fous qu'a connu le monde. Les dirigeants des pays "riches" (grâce à l'ignorance des pays pauvres) ne peuvent plus ignorer les changements qui s'opèrent autour d'eux. Leurs suprématie diminue petit à petit. La peur ne peux plus jouer en leur faveur. Leurs économies sont en faillite. Leurs alliances sont de plus en plus fébriles. Ils s'obstiner quand même à vouloir diriger le monde de la même manière que leurs prédécesseurs.
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