Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

FRANCE

"Ne pas conclure un accord serait dangereux pour l’écologie et la gauche"

Texte par Aurélie BLONDEL

Dernière modification : 08/11/2011

Le refus de François Hollande de renoncer à l’EPR sème la discorde entre socialistes et écologistes. Denis Baupin (photo) est catégorique : pas question pour les Verts de participer à une majorité qui construit un réacteur nucléaire.

"Je préserverai (…) la construction d’un EPR." Invité au journal de France 2 lundi soir, François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle de 2012, a prononcé la phrase qui fâche les écologistes, opposés à la poursuite du projet de réacteur nucléaire de troisième génération à Flamanville, dans l'Ouest de la France. La riposte de ces derniers n’a pas tardé : alors que le Parti socialiste (PS) et Europe Écologie-Les Verts (EELV) négocient depuis plusieurs semaines en vue d’aboutir à un socle de programme commun et à un accord électoral pour les législatives, une réunion prévue ce mardi matin entre les négociateurs a été annulée. Les discussions vont-elles se poursuivre ? Pas avant que les écologistes aient obtenu des éclaircissements de la part des socialistes, explique l'adjoint au maire de Paris Denis Baupin, chargé de négocier au nom d’EELV.

FRANCE 24 : Où en sont les négociations avec le Parti socialiste ?

Denis Baupin : Depuis hier soir, nous attendons soit que les malentendus soient levés, soit que l’histoire se termine… En attendant d’en savoir plus de la part du Parti socialiste, nous avons fait savoir que nous n’allions pas tenir les réunions qui étaient prévues. Nous ne participerons pas à une majorité qui construit un réacteur nucléaire après Fukushima. Outre nos convictions écologiques, c’est un délire du point de vue industriel de mettre des milliards d’euros pour une industrie du passé, alors que les emplois sont du côté des énergies renouvelables.

F24 : Comment expliquez-vous la déclaration de François Hollande ? Comment avez-vous réagi ?

D.B. : Nous avons été très surpris d’entendre François Hollande trancher hier soir sur la question de l’EPR alors que nous avions indiqué que c’était pour nous un sujet majeur. Cela me déçoit car on travaille depuis des mois, en essayant que cela n’apparaisse pas aux yeux des Français comme un jeu politicien. Je trouve cela dommage, surtout si cela doit déboucher sur un non-accord, qui serait dangereux pour l’écologie comme pour la gauche.

Mais je tente de ne pas sur-interpréter sa déclaration. Je crois que c’est aussi le contexte de l’interview qui en est à l’origine : la question qui lui a été posée essayait de faire croire que les écologistes lui posaient un ultimatum.

F24 : Le parti Europe Écologie-Les Verts peut-il faire sans les socialistes ?

D.B. : Oui, nous l’avons fait à plusieurs reprises. Mais étant donné le mode de scrutin [aux élections législatives], il est certain que la probabilité d’avoir un groupe à l’Assemblée nationale sans accord est faible. Notre motivation principale n’est pas seulement d’avoir un groupe de députés, c’est aussi de participer à une majorité qui mette en place la politique dont la France a besoin, politique économique et écologique. Nous avions un plan A – un accord avec les socialistes – et un plan B – aucun accord conclu, nous allons seuls aux législatives. Aujourd’hui, le plan B semble en voie de devenir le plan A, c’est le risque, mais ce n’est pas notre volonté.

Et je pense que ce ne serait pas non plus une bonne dynamique pour la campagne de François Hollande. Son atout, c’est sa capacité à rassembler, mais rassembler les socialistes ne suffit pas. Une formation toute seule aura du mal à gouverner. Mais c’est dans notre intérêt aussi, j’en conviens, l’intérêt est mutuel.

Pensez-vous que les négociations auraient été plus simples avec Martine Aubry ?

Ouh la la… Je ne veux pas entrer dans ces considérations, ce serait de la politique fiction.

Première publication : 08/11/2011

COMMENTAIRE(S)