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Le gouvernement de Papadémos a prêté serment
Le nouveau gouvernement de coalition, avec à sa tête Lucas Papadémos, a prêté serment ce vendredi avec pour mission d'éviter à la Grèce la banqueroute. Le ministère des Finances reste dans les mains d'Evangélos Vénizelos.
AFP - Le nouveau Premier ministre grec Lucas Papademos a formé vendredi un gouvernement d'union nationale, qui maintient la plupart des ténors socialistes en poste, avec deux cadres conservateurs de premier plan, et vise à rassurer créanciers et partenaires de la zone euro face à la crise.
La mise en oeuvre du plan de sauvetage européen de la Grèce reviendra essentiellement au Premier ministre, l'ex-banquier central Lucas Papademos.
Artisan de l'entrée de la Grèce dans l'euro, il est crédité de la capacité de rassurer les
créanciers privés, qui vont devoir effacer près d'un tiers de la dette grecque, et d'avoir politiquement les mains libres pour faire avaler aux Grecs la pilule amère de nouveaux sacrifices.
Pour le seconder, faire voter le budget 2012 et préparer les conditions du versement d'une tranche vitale de 8 milliards d'euros de prêts internationaux d'ici le 15 décembre, le numéro deux socialiste Evangélos Vénizélos conserve son poste clé des Finances et celui de vice-Premier ministre.
Il y avait été propulsé en juin lors du dernier remaniement tenté par le Premier ministre sortant, Georges Papandréou, qu'il a depuis contribué à pousser vers la sortie au cours d'un psychodrame politique qui a ébranlé le pays et la zone euro depuis fin octobre.
Pressée de ramener la sérénité, la nouvelle équipe, qui peut prétendre à une majorité tri-partite de 254 députés sur 300 au parlement, a prêté serment vendredi après-midi au nom de la "sainte et indissoluble Trinité", comme le prévoit la Constitution grecque, devant le chef de l'Eglise orthodoxe nationale, Mgr Iéronymos.
M. Papademos, qui a déjà réuni un conseil des ministres vendredi soir, doit prononcer sa déclaration de politique générale lundi au parlement, avant une investiture probablement mercredi.
Il s'est engagé à faire "tout ce qui est possible pour faire face aux problèmes du pays", à l'issue d'une longue poignée de mains avec M. Papandréou, qui lui cédait le palais gouvernemental.
M. Papademos a souligné la nécessité d'une "coopération de tout le monde", alors que le ralliement à la politique socialiste de rigueur d'une droite jusque là retranchée sur une opposition frontale, est incarnée par l'arrivée des deux vice-présidents du parti conservateur de la Nouvelle Démocratie, l'ex-commissaire européen Stavros Dimas, aux Affaires Etrangères, et l'ancien maire d'Athènes, Dimitris Avramopoulos.
Issus de l'aile libérale et centriste de la Nouvelle Démocratie, ils seront les plus à même de coopérer avec les socialistes. Cela laisse au dirigeant droitiste du parti, Antonis Samaras, dont deux proches sont également inclus dans la nouvelle équipe, une marge pour continuer la joute politique en vue des élections anticipées qu'il réclame pour "bientôt".
Parmi les questions laissées en suspens par le nouveau gouvernement demeure en effet celle de sa durée, laissée dans le flou depuis l'accord Papandréou-Samaras prévoyant un recours aux urnes "immédiatement après la mise en oeuvre" du plan de désendettement du pays mis au point par la zone euro fin octobre.
Une autre interrogation porte sur la cohésion et l'efficacité d'une équipe gonflée à 47 membres, dont neuf ministres adjoints et 21 secrétaires d'Etat, et qui voit l'arrivée de quatre cadres d'extrême droite, pour la première fois depuis la fin de la dictature des colonels en 1974.
Meneur de cette tendance, un avocat de 47 ans, Makis Voridis, est nommé aux Transports, où il devra jongler entre taxis et syndicalistes des autobus et du métro. Son parti, le Laos, occupe 5% des sièges au parlement, avec 16 sièges sur 300.
Les autres portefeuilles sensibles, ceux de l'Education et de la Santé, dans un pays en pleine refonte structurelle et à l'Etat providence anémié, restent aux mains de leurs détenteurs précédents. Au total, douze ministres de l'ancienne équipe conservent leur poste, pour seulement deux départs.
Le parti communiste, troisième parti parlementaire, et la gauche radicale ont campé sur leur refus d'entrer dans une alliance, étant opposés aux mesures d'austérité.
Les deux principaux partenaires de la Grèce dans la zone euro ont salué la formation du gouvernement. La chancelière allemande Angela Merkel a assuré M. Papademos de son soutien, tout comme le président français Nicolas Sarkozy, qui s'est dit "certain" que le nouveau Premier ministre "(aura) à coeur de prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la sortie de crise.



























Commentaires (6)
PapadImos et non pas Papadémos!
C'est à se demander si les journalistes qui écrivent les articles parlent le grec!
Loukas Papadimos vivant aux Etats-Unis, son nom a été orthografié avec un e à la place d'un i (le "i" francais s'écrit "e" en anglais) an caractères latins (comme c'est la cas pour les chypriotes par exemple dont la transcription est basée sur la prononciation britanique). Etant donné que nous écrivons là en francais, que la Grèce est par ailleurs un pays francophone et francophile, s'il vous plait messieurs les journalistes ne massacrez ni notre langue ni le nom de se monsieur: PA-PA-DI-MOS!
que de contradictions
Que de contradictions dans les commentaires, incohérences, de redites dans ce que ne l'on peut même pas qualifier d'analyse de votre correspondantes. On a toujours s'habitue toujours pas à ce ton faussement professoral, decidement nous devosn être très bêtes
GENIAL L'EXTREME DROITE VA FINIR PAR DOMINER LE MONDE
DE comparer la politique de François Hollande avec l'extrême droite, c'est du n'importe quoi, vous devez confondre la POLITIQUE ACTUELLE DE NOTRE GOUVERNEMENT, qui mange à toute les sauces et qui nous mène à une faillite certaine de l'EUROS.C'est bien SARKOSY ET MERKEL QUI ONT MIS LA PRESSION A PAPANDREOU.
Bientôt en France ? Socialistes unis avec l'extrême droite
Des liens très étroit unissent les socialistes grecs et francais. François Hollande futur président nous propose ses mesurettes qui ne résoudrons pas les problèmes de la crise. Après le nième plan d'austérité qui aura pour conséquence de freiner la croissance, donc de baisser les recettes de l'état, donc d'augmenter la dettes, on formera un gouvernement de large union national, avec M Trichet comme premier ministre et où Martine travaillera avec Marine. STOP, STOP, STOP,
SUPER LA DEGRINGOLADE
ANCIEN PRESIDENT DE LA BANQUE CENTRALE DE SON PAYS, ECHEC DE L'ECONOMIE GREC, IL N'ONT PAS FROID AUX YEUX LES GRECS. ONT VA PAYER CHER LEUR DEGRINGOLADE, QU'IL SE RETIRE DE L'EUROPE, de toute façon cela va être bientôt notre tour.
Le gouvernement Papadémos
"Il ne s'est jamais mêlé de politique" est-il dit.Il s'est au moins mêlé de politique économique puisqu'il a présidé la banque centrale de Grèce.Cette même politique qui a provoqué la dépression économique dans laquelle se trouve actuellement ce pays.Il entend être l'homme de la rigueur après avoir collaboré au maquillage des comptes publics de SON pays.L’accession au pouvoir suprême d’un tel personnage en dit long sur la décomposition de la démocratie en Grèce.Jadis,dans la Grèce antique une procédure,assez courante,pouvait être mise en œuvre si les comptes publics étaient mauvais :cela s’appelait la « reddition de comptes ».Quant aux dirigeants politiques qui étaient convaincus de fraude ou de malversation les peines qu’ils encouraient étaient très dures.Mais l’Antiquité est une période fort lointaine me rétorquera-t-on.On peut néanmoins mesurer le chemin parcouru !La nomination de ce personnage est,dans tous les cas,un très mauvais signal politique envoyé au peuple grec et probablement aussi aux Européens qui ne peuvent pas ne pas se sentir concernés par la faillite du pays où fut inventée et organisée la première démocratie représentative dans l’histoire de l’humanité.
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