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FRANCE

Le PS et les écologistes trouvent un accord a minima en cas de victoire en 2012

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/11/2011

À l'issue de longues négociations, le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts se sont mis d'accord pour former une coalition à l'Assemblée en cas de victoire en 2012. La question du nucléaire reste épineuse entre les deux partis.

AFP - Le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sont parvenus mardi dans la douleur à un accord global qui prévoit, en cas de victoire de la gauche, une coalition des deux formations à l'Assemblée mais sans être explicite sur une future participation écologiste à un gouvernement.

La question nucléaire a été le principal frein à un accord plus complet.

Cet "accord politique de majorité", obtenu après six mois de négociations, a été annoncé mardi après-midi après avoir été validé par les numéros 1 des deux partis, Martine Aubry et Cécile Duflot.

Les écologistes qui n'ont actuellement que quatre députés, ont obtenu de pouvoir former "un groupe parlementaire" à l'Assemblée. EELV parle d'un accord portant sur plus de 60 circonscriptions qui lui seraient réservées avec "25 à 30 députés" en cas de victoire de la gauche et "15 en cas de défaite".

A l'issue du bureau national du PS qui a entériné l'accord à une très large majorité, Mme Aubry s'est félicitée d'un "accord de compromis" et "de conviction".

"Volonté partagée" de "travailler à une coalition solidaire parlementaire de 2012 à 2017" pour "battre Nicolas Sarkozy", avait plus tôt souligné Cécile Duflot, qualifiant d'"ambitieux" le texte, qui doit encore être validé par le conseil fédéral d'EELV ce week-end. "Accord a minima", a toutefois reconnu Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle.

L'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit l'a résumé ainsi : "Un accord de mandature qui permettrait un accord pour les législatives", mais "pas de gouverner ensemble" à ce stade alors que la patronne du PS a parlé de "contrat de mandature et de gouvernement".

En clair, en cas de victoire en mai 2012, la question d'une entrée au gouvernement des écologistes reste toujours posée, ces derniers ayant du mal à avaler de n'avoir pas obtenu l'abandon de l'EPR de Flamanville (Manche) et du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes" près de Nantes. Deux désaccords inscrits dans le document global de trente pages.

Sur le nucléaire ont notamment été actés "la réduction de la part du nucléaire dans la production électrique de 75% à 50% en 2025" comme le souhaitait François Hollande, et la fermeture de 24 réacteurs d'ici 2025 sur un total de 58 (dont l'arrêt "immédiat" de Fessenheim).

L'accord programmatique a aussi permis de coucher sur le papier les nombreux points d'accord : retraite à 60 ans à taux plein pour ceux qui ont commencé tôt ou ont eu des métiers pénibles, réforme fiscale d'ampleur, dose de proportionnelle aux futures législatives voulue par EELV (pour 15 à 20% du total des députés), etc.

Finalement, "c'est un accord a minima où chacun sauve la face", estime Stéphane Rozès (CAP conseil) : "Les écologistes ont pu négocier sur les circonscriptions. François Hollande n'a pas cédé sur deux dossiers importants" ce qui "aurait nuit à sa présidentiabilité". "C'est le pragmatisme électoral qui a ramené les écologistes à la raison", selon Rémi Lefebvre, professeur à Lille II, spécialiste du PS.

Pour Daniel Boy (Cevipof), cet accord est bon pour "la dynamique de gauche" mais c'est le PS qui semble "plutôt gagnant". Cet expert des Verts s'est d'ailleurs dit "pas certain" que le conseil fédéral d'EELV valide l'accord car "l'adhérent de base peut se dire : Duflot a obtenu sa circonscription à Paris et en échange ils ont abandonné l'EPR..."

A droite, les critiques ont fusé : Eric Besson, ministre de l'Energie, a qualifié de "marchandage totalement irresponsable" ces négociations. Yves Jégo (Parti radical) a ironisé sur Twitter : "Avec EELV et le PS on n'est jamais déçu! Ils inventent maintenant l'accord sur le désaccord!"

Première publication : 15/11/2011

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