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Au Sénat, la gauche affiche sa différence sur le volet de la protection sociale
Au Sénat, la majorité de gauche a adopté le projet de financement de la Sécurité sociale 2012. Déjà caduc, puisque ne tenant pas compte des révisions de croissance et des mesures d'austérité, il fait surtout figure de contre-projet socialiste.
AFP - Le Sénat, à majorité de gauche, a adopté dans la nuit de lundi à mardi le projet de financement de la Sécurité sociale pour 2012, un texte déjà caduc mais qui fait figure de contre-projet socialiste.
Le texte du PLFSS, sur lequel ont planché les sénateurs pendant une bonne semaine et tel qu'il a été voté à l'Assemblée le 2 novembre, ne tient en effet pas compte de la nouvelle prévision de croissance ramenée de 1,75 à 1%, pas plus que des nouvelles mesures d'austérité annoncées le 7 novembre par François Fillon.
Un PLFSS rectificatif, tenant compte du nouveau serrage de vis, doit être présenté le 23 novembre au Conseil des ministres, pour être soumis le 5 décembre à l'Assemblée nationale et ensuite au Sénat. Il inclura en particulier une progression des dépenses de l'assurance maladie (Ondam) ramenée à 2,5% au lieu des 2,8% initialement prévus (la hausse initiale était de 171,8 milliards d'euros).
Pour le ministre de la Santé Xavier Bertrand, la mise en oeuvre de ce nouvel objectif représente 500 millions d'euros d'économies à trouver, dont la plus grande partie - 290 millions - sera réalisée par des baisses de prix sur les médicaments.
En attendant, la nouvelle majorité de gauche au Sénat a patiemment détricoté le projet de loi initial, le remplaçant par une batterie de mesures dessinant le programme de la gauche avec, à la clef, une diminution du déficit du régime général.
Alors que le gouvernement prévoyait une réduction de la dette d'environ 10 milliards pour 2012, au final, avec les propositions de la gauche votées en séance, cette réduction devrait atteindre 13 milliards.
Cette amélioration est principalement due à la suppression par la majorité sénatoriale de gauche du dispositif d'exonération des heures supplémentaires prévu dans la loi Tepa de 2007.
Avec la seule abrogation de cette mesure, l'une des plus emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce serait 4,5 milliards d'euros économisés pour les caisses de l'Etat, dont 2,9 milliards pour la Sécu, ont fait valoir les socialistes.
Parallèlement, les sénateurs ont relevé de 8 à 11% le forfait social qui taxe les sommes versées par l'employeur au titre de l'intéressement (gain attendu: 1,2 milliard d'euros) et augmenté de 0,5% le prélèvement social sur les revenus du capital (gain attendu: 500 millions d'euros).
Ils ont aussi voté pour un accroissement de la taxation sur les retraites chapeaux, les stock-options et les bonus des traders.
Sur leur lancée, ils ont aussi supprimé le doublement de la taxation des complémentaires de santé (de 3,5 à 7%). Cette mesure, censée rapporter 1,1 milliard d'euros et votée à l'Assemblée, avait provoqué l'ire de la gauche, la Mutualité française menaçant de répercuter la hausse sur les patients avec une augmentation moyenne des tarifs des mutuelles de 4,7%.
De même, le Sénat a voté contre le projet du gouvernement de faire passer l'indemnisation journalière de l'arrêt maladie de 50% du salaire brut à 60% du salaire net, qui avait provoqué un tollé jusque dans les rangs des députés UMP.
Ils ont aussi décidé le maintien de la revalorisation des prestations familiales au 1er janvier, contre l'avis du gouvernement qui voulait la faire intervenir au 1er avril pour économiser quelque 130 millions d'euros.
Une commission mixte paritaire se réunira dès mercredi pour tenter de trouver un compromis entre les deux versions du texte votées à l'Assemblée et au Sénat mais, selon toute vraisemblance, cette CMP se soldera par un échec.
C'est donc le texte sénatorial qui viendra en discussion pour une seconde lecture, le 21 novembre, à l'Assemblée. Nul doute que la majorité de droite n'aura de cesse que de rétablir sa première version du texte.
Après une seconde lecture au Sénat qui sera repoussée par la majorité de gauche, le dernier mot reviendra, en tout état de cause, à l'Assemblée.


























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(6) Réactions
assistanat
Marre des aides, combien coûte la CMU ? la retraite aux étrangers n'ayant jamais travaillé ? les primes diverses et variées (prime de Noël aux chômeurs etc...), dernière trouvaille de la région Centre, socialiste bien sûr, donner 105 € à chaque employé travaillant sur Paris devant utiliser la SNCF pour que leur billet ne leur coûte pas plus de 75 € par mois ! Comment faisaient-ils auparavant ?
Il faut diminuer les aides aux étrangers véritables appels d'air, diminuer les subventions aux associations. Est-ce normal de pratiquer de la procréation médicalement assistée à des sans papiers ? est ce normal d'accepter qu'une CMU puisse acheter une paire de lunettes Dior grâce à son assistante sociale ?
Quand comprendra t-on qu'assister ce n'est pas aider, c'est inciter les gens à demander toujours plus sans contrepartie. Il faut également intensifier les recherches de fraudeurs trop nombreux. Pourquoi les sénateurs n'acceptent-ils pas un contrôle de la Cour des Comptes ? Facile de critiquer les autres.
Etat en faillite
Ces gesticulations ne changeront en rien les données du problème. En effet, l'Etat est en faillite chaque Français, enfants compris, a devant lui une dette de 28.000 € à rembourser, car on ne veut plus nous faire crédit. La vérité, c'est que tous ces avantages sociaux, que le monde paraît-il nous envie, ont été acquis à crédit (retraite à 60 ans, 5° semaine de congés payés, 35h, CMU, allocations diverses etc.), et maintenant on nous présente la facture. Le PS fût-il majoritaire devra s'incliner comme tout le monde. "Les fait sont têtus" disait déjà Lénine...
LA PROTECTION SOCIALE
mare marre et avec tout ca ,une journee de carence de plus en cas d'arret maladie .nous n'aurons bientot plus le droit d'etre malade .nous sommes vraiment des vaches a lait.
arretons de faire semblant d'etre malades; et les medecins en pensent quoi ? car apres tout , on les accuses de fraudes puisqu'ils donnent des arrets non justifies
journée maladie des fonctionnaires
je pense qu'il y a une erreur car j'ai été fonctionnaire, et je n'étais pas à la sécurité sociale pour ma maladie et mes arrêts de travail. J'avais une mutuelle par la mairie. Le gouvernement ne va rien récupéré avec cette décision.
sénat - député
vu l'article entre les députés et les sénateurs, pouvez vous m'indiquer à quoi servent les sénateurs, car du moment que les députés ont le derniers mots voilà une institution que l'on pourrait supprimer( vu leurs salaires, leur cantine ) à combien s’élèverait l'économie ??, au lieu de taper sur les ouvriers employés, cadres; de plus je trouve honteux qu'aucun députés de quel bord qu'il soit n'ai pas voté une diminution de leur salaire
sur la S S
ILS FAUDRAIT DEMANDER A L'ANCIEN MINISTRE DE LA SANTE
QUANT ELLE VA REMBOURSER LE MILLIARS QU'ELLE A DEPENSE
PERSONNE N'EN PARLE ALORS QUE LE PRESIDENT VEUT FAIRE
PAYER LES GENS QUI ONT LES ALLOCATIONS SOCIALES ET LES INDEMMINITES JOURNALIERES ET QU'Il JUGE que ce sont des fraudeurs