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Moyen-orient

L'AIEA propose d'envoyer une mission d'experts en Iran

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 17/11/2011

Afin de clarifier les éléments du rapport de L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le programme nucléaire de Téhéran, l'organisation a proposé jeudi l'envoi d'une équipe d'experts de haut niveau en Iran.

REUTERS - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) souhaite envoyer en Iran une délégation de haut niveau pour y évoquer les éventuels aspects militaires du programme nucléaire de ce pays, a déclaré jeudi son directeur général, Yukiya Amano.

Un rapport de l'AEIA publié la semaine dernière et indiquant que Téhéran a travaillé à la mise au point d'une arme nucléaire a aggravé les tensions au Moyen-Orient et relancé les pressions occidentales en faveur d'un durcissement des sanctions contre la République islamique.

Yukiya Amano a annoncé sa proposition lors d'une réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA, où les six grandes puissances en première ligne dans le dossier iranien (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) se préparaient à unir leurs voix pour exprimer la vive inquiétude que leur inspirent les activités de l'Iran et l'engager à ouvrir ses portes sans restriction à des inspecteurs de l'Onu.

Selon des diplomates en poste à Vienne, ces pays sont arrivés à un compromis sur la formulation d'un projet de résolution qui doit être soumis vendredi à l'approbation des gouverneurs, les Etats occidentaux et la Russie ayant surmonté leurs différends suscités par le rapport de l'AIEA.

La résolution n'est cependant pas de nature à satisfaire ceux qui, en Occident et en Israël, espéraient que le document d'Amano susciterait une action internationale concertée pour ramener l'Iran au pas.

L'inquiétude grandit

Yukiya Amano a dit avoir écrit ce mois-ci au chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, Fereydoun Abbasi-Davani, pour lui proposer la visite d'une délégation qui soulèverait les points mentionnés dans le rapport de l'AIEA.

"Prévenir la prolifération d'armes nucléaires est l'une des responsabilités centrales de l'AIEA", a déclaré le diplomate japonais à la réunion à huis clos des gouverneurs, selon une copie de son discours.

"Tout au long des trois dernières années, nous avons obtenu des informations supplémentaires qui nous donnent une image plus complète du programme nucléaire de l'Iran et renforce nos inquiétudes quant à ses dimensions militaires éventuelles.

"Ces informations indiquent que l'Iran a mené des activités en rapport avec la mise au point d'un engin explosif nucléaire", a ajouté Amano dans sa déclaration publique la plus ferme à ce jour sur le programme nucléaire contesté de Téhéran.

L'Iran nie chercher à se doter d'armes atomiques et accuse l'AIEA de préjugés pro-occidentaux.

Yukiya Amano a dit espérer qu'une "date appropriée" puisse être fixée pour la visite de son équipe en Iran. La République islamique autorise des inspections de l'AIEA sur les sites nucléaires déclarés comme tels, mais elle bloque depuis 2008 une enquête de l'agence sur des "études présumées" pouvant concerner des bombes atomiques.

"Il est essentiel qu'une mission de ce type soit bien préparée et qu'elle porte sur les points soulevés dans mon rapport", a-t-il dit. "Je demande à l'Iran d'engager des contacts sérieux sans délai avec l'agence et de fournir les éclaircissements demandés au sujet des dimensions militaires possibles de son programme nucléaire."

Risque d'attaque

Le fait que les six grandes puissances mettent en forme une résolution de l'AIEA constituera un soulagement en Occident, la Russie ayant critiqué dans un premier temps le rapport d'Amano en le jugeant "politique" et défavorable aux perspectives de règlement négocié de la question nucléaire iranienne.

La position de Moscou a fait apparaître des divisions entre grandes puissances sur un éventuel durcissement des sanctions, auquel s'opposent à la fois la Russie et la Chine.

"(La résolution de l'AIEA) maintiendra la pression sur l'Iran", juge un diplomate occidental. On attend désormais, ajoute-t-il, l'approbation officielle du texte par Pékin pour le présenter à la réunion du conseil des gouverneurs, qui continuera toute la journée de vendredi.

Le dernier projet de résolution - qui devrait recevoir l'aval des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne, de la Russie et de la Chine - ne va pas jusqu'à l'adoption de mesures concrètes telles qu'un nouveau renvoi de la question iranienne devant le Conseil de sécurité de l'Onu.

Certains craignent qu'en l'absence de règlement des différends entre puissances, Israël n'attaque l'Iran.

L'Etat hébreu passe pour détenir le seul arsenal nucléaire du Proche-Orient pour faire face à des adversaires possédant l'avantage du nombre, ce qu'il n'a jamais confirmé ni démenti. La Russie entretient d'importants échanges commerciaux avec l'Iran et construit la première centrale nucléaire du pays, à Bouchehr. La Chine est un grand importateur de pétrole iranien.

Première publication : 17/11/2011

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