Dernière modification : 17/11/2011 

- Algérie - Maroc - Mohammed VI - Révision constitutionnelle


"Un scrutin législatif a valeur de test pour la réforme du pays"

"Un scrutin législatif a valeur de test pour la réforme du pays"

La campagne pour les élections législatives anticipées du 25 novembre au Maroc bat son plein. Interrogé par FRANCE 24, Abderrahim Manar Slimi, professeur de sciences politiques à Rabat, décrypte les enjeux du scrutin.

Par Soufiane FEJRI (texte)
 

La campagne pour les élections législatives anticipées du 25 novembre bat son plein au Maroc, quelques mois après l'adoption d'une nouvelle Constitution par référendum, en juillet.

Pour la première fois, le Premier ministre qui sera désigné par le roi pour diriger le nouveau gouvernement sera issu du parti vainqueur du scrutin, selon les dispositions des réformes constitutionnelles. Interrogé par FRANCE 24, Abderrahim Manar Slimi, professeur de sciences politiques à l'Université Mohammed-V de Rabat, décrypte les enjeux de ce rendez-vous électoral.


FRANCE 24 :
Quels sont les enjeux majeurs des élections législatives du 25 novembre?

Abderrahim Manar Slimi : Je pense qu’il en existe trois. Le premier concerne la réforme des institutions. Depuis le début des discussions sur la nouvelle Constitution, l'État a envoyé un nombre de signes important allant en ce sens. Les élections législatives du 25 novembre permettront donc de tester la réelle volonté des autorités de la mettre en œuvre.

Le deuxième défi a trait au taux de participation, qui sera particulièrement observé. Sachant qu’une partie de l’opposition appelle les électeurs à boycotter le scrutin, le défi pour l'État est de mobiliser autant d’électeurs que lors du référendum sur la Constitution [le taux de participation s’était alors élevé à 73 %, NDLR].

Enfin, le dernier point concerne le renouvellement, le rajeunissement et la féminisation des élites politiques. Seront-ils réels ?

 

F24 : Les islamistes ont le vent en poupe en Afrique du Nord depuis les révolutions arabes. Quel sera l’impact du contexte régional sur le scrutin marocain ?

A. M. S. : Malgré les succès enregistrés par les islamistes en Libye et en Tunisie, je pense qu’il sera faible. La situation des islamistes marocains est, en effet, différente de celle qui prévaut dans les pays voisins puisqu’ils participent déjà, officiellement, à la vie politique du royaume. Enfin, le Parti de la justice et du développement [PJD, principal parti islamiste du Maroc] est la deuxième force politique du pays.

Cependant, il a perdu une partie de son électorat, d’abord en raison de son rejet du Mouvement du 20-Février [regroupement de jeunes, de radicaux de gauche et d’islamistes qui réclament des réformes politiques et dénoncent la corruption, NDLR], créé dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne, ensuite en raison de son attitude favorable au pouvoir tout au long des discussions qui ont précédé le référendum sur la constitution.

 

F24 : Quel rôle peut jouer le Mouvement du 20-Février qui a appelé au boycott du scrutin ?

A. M. S. : Aujourd'hui, le Mouvement du 20-Février est faible. Sa dynamique a par ailleurs été brisée par le référendum sur la Constitution qui a enregistré un taux de participation record. Son appel à boycotter ce scrutin n'a pas été entendu. Son principal défi est donc, par conséquent, de rebondir après les élections. Il devrait alors avoir son mot à dire si jamais le gouvernement échoue à envoyer rapidement des messages positifs en matière de développement économique et social.

 

 

 

Commentaires (7)

Boycott, accusations à tort, ignorance des informations

Il ne faut pas se laisser manipuler par les courants destructeurs, exigez vos opinions à travers les urnes en votant à ceux qui vous semblent les mieux aptes a gérer vos affaires et pour barrer le chemin à ceux qui ont ruiné les affaires de la nation, votez, votez et VOTEZ c’est le seul moyen de contribuer à la construction de ce Maroc que nous aimons tant!Pour la continuité des réformes, pour l’accomplissement des chantiers de développement, pour une mise en œuvre réelle des dispositions de la nouvelle constitution, Votons tous le 25 novembre 2011. Et pour ceux qui disent que l'élection de la nouvelle Constitution a été truquée et que les futurs votes vont l'être aussi, ce n'est que mensonge et blasphème!!

liberté

au maroc la liberté n'existe pas pour les citoyens marocain
voté pour qui c'est le royaumes qui décide des hommes politique alors voté pour eux c'est revenir a ne rien changé
le royaume dois resté en arrière plan hors le Maroc c'est pour le roi pas pour les marocain tous est fais pour le tourisme au détriment du citoyen marocain de plus en plus pauvres
Mais le roi est soutenu par la France qui joue un double langage depuis le début de l'année le Maroc connait des manifestation montre et les média européen n'en parle le pas ou vraiment très peut c'est une politique deux poids deux mesures
les droit de l'homme au Maroc c'est inexistant critiqué le roi ou sa politique c'est la prison et la torture assuré les menace sur la famille que font les média
mais la jeunesses en a marre et souhaite un changement comme en Tunisie ou en Libye

journaliste de France 24 parlé en des droit a la liberté de s'exprime aidé nous svp

c une grande piece theatrale

ya de plus en plus de gens honette ki ont decidé de boycotter cette mascarade politique l'argent est presente et les arretstations des jeuns boycoteurs du 20 fevrier l'etat fait la pression pour reussir son jeu de manipulation politike

"un taux de participation

"un taux de participation record"???!!!!! Monsieur parle de quel pays la? tout le monde n'ignore pas la fraude et la manipulation makhzenienne des résultats du referendum! arrêtez de prendre le Maroc pour la démocratie qu'il n'est pas!!

Bonne info

a celui qui critique France 24 : Le premier ministre actuel Abbass ELFASSI est issu de la majorité parlementaire des éléctions législatives... certes mais la reforme stipule que le Premier ministre qui sera désigné par le roi pour diriger le nouveau gouvernement sera issu du PARTI vainqueur du scrutin... F24 a donc raison...

Vous informez d'une très

Vous informez d'une très mauvaise manière, à vous entendre, on dirait que le mouvement 20 F arrive à sa fin alors que bien au contraire, les marocains sortent toujours à la rue et plus de la moitié savent que ces élections sont une comédie! si le teaux de participation à été 70% (et je ne le crois pas, de même pour le score, 98,9%, un score à la Ben Ali) c'est parce que les marocains ont dit oui au roi, mais ils ne feront pas de même avec les partis politiques!
Quant aux supposé faible score du PJD, c'est indignant ce que vous dîtes! certes, ce parti va perdre quelques vois, mais D'autre partis comme l'USFP (de gauche) perdera aussi des votants!
Pour le Boycott, ce n'est pas seulement le 20-F qui le veut, mais il y a des partis qui ont appelé aussi au Boycott

fausse information

"Pour la première fois, le Premier ministre qui sera désigné par le roi pour diriger le nouveau gouvernement sera issu du parti vainqueur du scrutin, selon les dispositions des réformes constitutionnelles". Le premier ministre actuel Abbass ELFASSI est issu de la majorité parlementaire des éléctions législatives de 2007. Vérifiez vos informations svp

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