Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'abstention, un chien dans le jeu de quilles de la présidentielle ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Hissène Habré définitivement condamné à la prison à vie

En savoir plus

JOURNAL DE CAMPAGNE

Marine Le Pen et Emmanuel Macron : la guerre des images

En savoir plus

POLITIQUE

Macron- Le Pen : deux France qui s’affrontent

En savoir plus

FOCUS

Birmanie : quel bilan pour Aung San Suu Kyi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Fondation Louis Vuitton : L'art africain a le vent en poupe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Macron, le virtuose du flou"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

France : le chômage bondit à moins de quinze jours du second tour

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Show à Whirlpool"

En savoir plus

Afrique

"Un scrutin législatif a valeur de test pour la réforme du pays"

Texte par Soufiane FEJRI

Dernière modification : 17/11/2011

La campagne pour les élections législatives anticipées du 25 novembre au Maroc bat son plein. Interrogé par FRANCE 24, Abderrahim Manar Slimi, professeur de sciences politiques à Rabat, décrypte les enjeux du scrutin.

La campagne pour les élections législatives anticipées du 25 novembre bat son plein au Maroc, quelques mois après l'adoption d'une nouvelle Constitution par référendum, en juillet.

Pour la première fois, le Premier ministre qui sera désigné par le roi pour diriger le nouveau gouvernement sera issu du parti vainqueur du scrutin, selon les dispositions des réformes constitutionnelles. Interrogé par FRANCE 24, Abderrahim Manar Slimi, professeur de sciences politiques à l'Université Mohammed-V de Rabat, décrypte les enjeux de ce rendez-vous électoral.



FRANCE 24 :
Quels sont les enjeux majeurs des élections législatives du 25 novembre?

Abderrahim Manar Slimi : Je pense qu’il en existe trois. Le premier concerne la réforme des institutions. Depuis le début des discussions sur la nouvelle Constitution, l'État a envoyé un nombre de signes important allant en ce sens. Les élections législatives du 25 novembre permettront donc de tester la réelle volonté des autorités de la mettre en œuvre.

Le deuxième défi a trait au taux de participation, qui sera particulièrement observé. Sachant qu’une partie de l’opposition appelle les électeurs à boycotter le scrutin, le défi pour l'État est de mobiliser autant d’électeurs que lors du référendum sur la Constitution [le taux de participation s’était alors élevé à 73 %, NDLR].

Enfin, le dernier point concerne le renouvellement, le rajeunissement et la féminisation des élites politiques. Seront-ils réels ?

 

F24 : Les islamistes ont le vent en poupe en Afrique du Nord depuis les révolutions arabes. Quel sera l’impact du contexte régional sur le scrutin marocain ?

A. M. S. : Malgré les succès enregistrés par les islamistes en Libye et en Tunisie, je pense qu’il sera faible. La situation des islamistes marocains est, en effet, différente de celle qui prévaut dans les pays voisins puisqu’ils participent déjà, officiellement, à la vie politique du royaume. Enfin, le Parti de la justice et du développement [PJD, principal parti islamiste du Maroc] est la deuxième force politique du pays.

Cependant, il a perdu une partie de son électorat, d’abord en raison de son rejet du Mouvement du 20-Février [regroupement de jeunes, de radicaux de gauche et d’islamistes qui réclament des réformes politiques et dénoncent la corruption, NDLR], créé dans le sillage des révolutions tunisienne et égyptienne, ensuite en raison de son attitude favorable au pouvoir tout au long des discussions qui ont précédé le référendum sur la constitution.

 

F24 : Quel rôle peut jouer le Mouvement du 20-Février qui a appelé au boycott du scrutin ?

A. M. S. : Aujourd'hui, le Mouvement du 20-Février est faible. Sa dynamique a par ailleurs été brisée par le référendum sur la Constitution qui a enregistré un taux de participation record. Son appel à boycotter ce scrutin n'a pas été entendu. Son principal défi est donc, par conséquent, de rebondir après les élections. Il devrait alors avoir son mot à dire si jamais le gouvernement échoue à envoyer rapidement des messages positifs en matière de développement économique et social.

 

 

 

Première publication : 17/11/2011

  • MAROC

    L'opposition marocaine toujours mobilisée

    En savoir plus

  • MAROC

    Des milliers de Marocains défilent après le référendum sur la réforme constitutionnelle

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)