Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Violence au Burundi : la crainte de l'escalade

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tour d'horizon des initiatives d'aide aux migrants et réfugiés qui sont lancées en France

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Crise des migrants : L'Europe indignée, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

La crise des ordures au Liban : un raz-le-bol exacerbé

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses du palais de l'Élysée

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : quelle est l'influence de l'extrême droite ?

En savoir plus

TECH 24

IFA 2015 : retour vers le futur

En savoir plus

MODE

Quand la lingerie triomphe !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : avec les migrants face au "rideau de fer" hongrois

En savoir plus

Afrique

L'Assemblée constituante élit Mustapha Ben Jafaar à sa présidence

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/11/2011

L'Assemblée constituante tunisienne a tenu sa séance inaugurale ce mardi. Les 217 députés qui la composent ont élu à sa tête le leader du parti de gauche Ettakatol, dont la candidature avait été proposée par les vainqueurs du scrutin.

AFP - L'Assemblée constituante issue du premier scrutin libre en Tunisie le 23 octobre a solennellement ouvert mardi ses travaux et élu à sa tête un homme de gauche Mustapha Ben Jaafar, dix mois après la fuite de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali.

Les 217 députés de l'Assemblée dominée par les islamistes d'Ennahda --89 élus-- se sont retrouvés, un mois après leur élection, dans le palais du Bardo à Tunis, siège de l'ancien parlement.

Ils ont élu dans l'après-midi leur président, le chef du parti de gauche Ettakatol Mustapha Ben Jaafar, 71 ans, ex-opposant à Ben Ali.

Sa candidature avait été proposée par les trois partis vainqueurs du scrutin, Ennahda, Congrès pour la République (29 élus) et Ettakatol (20 sièges).

M. Ben Jaafar a recueilli 145 voix contre 68 à Maya Jribi, dirigeante du parti de centre gauche PDP. Il a promis qu'il resterait "fidèle aux objectifs de la révolution", et s'est dit "fier" et "confiant dans l'avenir de son pays".

Outre cette élection, les députés se sont mis d'accord sur le projet de règlement intérieur qui définira le fonctionnement de la Constituante, chargée de rédiger une nouvelle constitution et de légiférer jusqu'aux prochaines élections générales, en principe dans un an.

La réunion de la Constituante, qualifiée de "journée historique" par de nombreux participants, a donné lieu à des épisodes solennels mais aussi à des moments désopilants, marqués par les traits d'humour du président de la séance, le doyen Tahar Hamila.

Des altercations et des couacs ont également émaillé la journée, des élus de la liste indépendante "Pétition populaire", numériquement troisième force de l'Assemblée avec 26 sièges, s'estimant victimes de dénigrement et de mépris.

L'ouverture de la séance a été prononcée mardi matin par Tahar Hamila. Les députés ont chanté l'hymne national tunisien, avant de réciter la première sourate du Coran, en hommage aux "martyrs" de la révolution tunisienne, dont les quelque 300 noms ont été énumérés.

"Que vive notre pays! Dieu est témoin que j'ai assumé mes fonctions pour mettre le pays dans des mains sûres à l'Assemblée constituante", a déclaré, sous les applaudissements, le président tunisien par intérim Fouad Mebazaa, qui a dirigé la Tunisie depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier.

L'Assemblée devrait valider dans les prochains jours la suite de l'accord de partage du pouvoir conclu entre Ennahda et ses deux partenaires de gauche. Il prévoit la désignation de Moncef Marzouki, dirigeant du CPR, à la présidence du pays, et celle d'Hamadi Jebali, 62 ans, numéro 2 d'Ennahda, à la tête du gouvernement.

Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a exprimé lors d'une suspension de séance son "immense bonheur" de voir se mettre en place une "première assemblée constituante élue démocratiquement". Moncef Marzouki a de son côté fait part de son "sentiment d'émerveillement" face à l'installation de "la première chambre représentative" du peuple tunisien.

Avant l'ouverture de la séance, quelques centaines de personnes ont manifesté devant le palais du Bardo pour rappeler aux députés que la société civile "les a à l'oeil", selon la formule d'un manifestant.

Femmes démocrates, familles des "martyrs" de la Révolution, représentants de la société civile, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: "ne touchez pas au Code du statut personnel" (de la femme), "non à l'extrémisme", "n'oubliez pas les martyrs".

 




 

Première publication : 22/11/2011

  • TUNISIE

    La coalition tripartite s'accorde sur la répartition des postes-clés de l'État

    En savoir plus

  • ÉLECTIONS TUNISIENNES

    Les résultats définitifs de la constituante confirment la large victoire d'Ennahda

    En savoir plus

  • ÉLECTIONS TUNISIENNES

    Protestation violente à Sidi Bouzid après l'annonce des résultats officiels

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)