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FRANCE

La France hausse le ton à l'égard du régime syrien

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/11/2011

A la veille d'une réunion de la Ligue arabe, la France réaffirme sa position vis-à-vis du régime syrien et préconise la mise en oeuvre de "corridors humanitaires" afin de venir en aide aux populations civiles.

AFP - La France a encore durci sa position à l'égard du régime de Bachar Al-Assad en affirmant mercredi que l'opposition syrienne était l'"interlocuteur légitime" et en préconisant la création de "corridors humanitaires" face à l'ampleur de la répression.

Cette prise de position intervient à la veille d'une réunion de la Ligue arabe qui devrait adopter des sanctions économiques contre la Syrie, où les violences ont fait près de 40 morts en 36 heures.

"Le Conseil national syrien (CNS) est l'interlocuteur légitime avec lequel nous continuerons à travailler", a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à l'issue d'une rencontre avec Burhan Ghalioun, dirigeant du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition.

Soulignant la nécessité que le CNS soit "inclusif", c'est-à-dire regroupe le maximum de tendances, le ministre a ajouté qu'une reconnaissance formelle viendrait plus tard.

Il a en outre annoncé que la France allait proposer à ses partenaires de l'Union européenne d'examiner la possibilité d'établir des "corridors humanitaires" en Syrie.

"Les corridors humanitaires, c'est un point que nous avons examiné et je demanderai à la prochaine réunion du conseil des ministres européens de mettre ce point a l'ordre du jour", a-t-il dit.

La France et les Etats-Unis ont convenu de travailler ensemble sur la possibilité d'établir ces corridors, au cours d'un entretien téléphonique entre M. Juppé et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

M. Juppé a par ailleurs écarté de nouveau le recours à l'option militaire en Syrie. "L'option militaire n'est pas à l'ordre du jour. Nous ne l'avons pas examinée", a-t-il dit. Cette réponse vaut également selon lui pour la possibilité d'établir une zone tampon à la frontière avec la Turquie, évoquée par les médias turcs pour protéger les populations civiles face à la répression qui a fait depuis la mi-mars plus de 3.500 morts.

M. Ghalioun s'est pour sa part déclaré opposé à des attaques de déserteurs contre l'armée régulière alors que se multiplient les accrochages entre ces deux forces.

Sur le terrain, quatre civils sont tombés mercredi sous les balles des forces de sécurité à Hama et Homs (centre), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au lendemain de la mort d'au moins 34 personnes, dont six enfants et cinq déserteurs.

Face à cette répression qui ne faiblit pas, les ministres arabes des Affaires étrangères tiennent jeudi au Caire une nouvelle réunion sur la situation en Syrie, sous la présidence du Qatar. L'ultimatum de la Ligue pressant Damas de cesser la répression a pris fin samedi à minuit, exposant désormais la Syrie à des sanctions économiques arabes.

L'Algérie, longtemps allié de Damas, a pressé mercredi la Syrie de préserver les chances de parvenir à une "solution arabo-arabe" afin d'éviter "une internationalisation de la crise".

A Londres, le président turc Abdullah Gül a affirmé que la Syrie était "arrivée à un point de non-retour" et qu'il redoutait des troubles et un "bain de sang" dans l'ensemble de la région.

Par ailleurs, la commission d'enquête internationale sur les violations des droits de l'Homme commises en Syrie doit présenter ses conclusions lundi, selon le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Déplorant que Damas n'ait toujours pas autorisé la présence des experts onusiens sur le territoire syrien, le Haut commissariat a indiqué qu'ils ont eu des entretiens avec des "victimes" et "témoins" de "violations des droits de l'homme en Syrie".

"La commission a également rencontré des missions diplomatiques, des partenaires de l'ONU, des organisations régionales (dont l'Organisation de la Coopération islamique, l'Union européenne, la Ligue arabe), la société civile et des organisations des droits de l'homme", ajoute le Haut commissariat

L'instance onusienne souligne par ailleurs que la commission "espère engager un dialogue positif avec les autorités dans un proche avenir", d'autant plus, spécifie-t-elle, que les experts doivent produire un rapport de suivi pour mars 2012.

Première publication : 23/11/2011

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