- Armée américaine - Iran - Jeux vidéo
L’Iran voit dans Battlefield 3 une arme de propagande massive
La République islamique a interdit sur son territoire la vente du jeu de tir Battlefield 3, du fabricant mondial Electronic Arts, au motif qu’il présente une image négative de l’Iran.
C’est l’un des jeux vidéo qui se vend le mieux au monde en cette fin d’année, mais les Iraniens vont avoir des difficultés à se le procurer. Le gouvernement iranien considère Battlefield 3 comme un outil de propagande des Américains visant à discréditer la République islamique. À ce titre, Téhéran a décidé, lundi, d’en interdire la vente sur son territoire, rapporte l’hebdomadaire iranien Asr-e Ertebat, spécialisé en informatique et jeux vidéo. C’est la première fois qu’un jeu vidéo est ainsi mis à l’index par le régime des mollahs.
La partie de Battlefield 3 qui se déroule en Iran n'est pas du goût de Téhéran. Le joueur y dirige une équipe de soldats américains qui doivent neutraliser un groupe terroriste réfugié en Iran, menaçant la stabilité du monde. Outre l’intrigue, qui ne lui donne pas le beau rôle, le régime a probablement peu apprécié la possibilité offerte aux joueurs de participer au bombardement de l’aéroport de Mehrabad de Téhéran, puis de se lancer dans des combats destructeurs dans les rues de la capitale iranienne, notamment dans le quartier historique du grand bazar.
En Iran, la polémique autour de Battlefield 3 a débuté peu après sa sortie mondiale le 25 octobre dernier. Un groupe baptisé “Iran Youth” a fait circuler une pétition sur Internet pour dénoncer le message véhiculé par ce jeu. “Nous comprenons que le scénario d’un jeu vidéo n’est qu’une fiction, mais nous pensons que ce jeu précis est utilisé par les États-Unis pour pousser la communauté internationale à craindre l’Iran”, peut-on lire dans ce texte qui aurait déjà recueilli 5000 signatures selon Fars, l’agence de presse officielle en Iran.
L'Australie, l'Allemagne... et la censure
Cette levée de boucliers contre Battlefield 3 ne risque pas de nuire à Electronic Arts (EA), le créateur. Le groupe, qui s’était felicité début novembre d’avoir vendu 5 millions de Battlefield 3 dans le monde une semaine après sa sortie, n’a, en effet, aucun accord de distribution en Iran.
Ceci s'explique par le fait que la copie puis la revente des jeux électroniques “occidentaux” ne sont pas interdites car la législation iranienne ne reconnaît pas la propriété intellectuelle des entreprises étrangères. Dans le cas de Battlefield 3, l’hebdomadaire Asr-e Ertebat affirme pourtant, citant une source policière, qu’un commerçant risquerait une amende et une peine de prison.
Si pour la première fois l’Iran décide d’interdire un jeu vidéo à la vente, d'autres gouvernements s'en sont déjà pris à l’industrie vidéoludique.
L’Australie dispose ainsi d’une législation très stricte contre la violence à l’écran qui l’a amenée à refuser de commercialiser une quarantaine de jeux dont certains titres, tels que Gran Theft Auto, sont parmi les plus grands succès mondiaux. Pour les mêmes raisons, l’Allemagne a, pendant plus de 20 ans, interdit la vente de Doom, l’ancêtre de tous les jeux de tirs modernes. Aux États-Unis, les autorités peuvent se montrer très chatouilleuses lorsqu’il s’agit de jeux vidéo. En septembre dernier, Electronic Arts avait été pris pour cible par l’armée américaine qui reprochait à l’éditeur américain de permettre aux joueurs, dans le jeu Medal of Honor, d'incarner un Taliban susceptible de tuer des soldats américains. Cette fois, Electronic Arts avait supprimé l'option. Pas sûr que cette décision s'applique également à l'Iran.


























Commentaires (7)
joué
joué
joué
bonne jeux d'action
joué
force
@ BERESSI
Quelle(s) guerre(s) conduiraient les iraniens pour un oui ou pour non ?
Si le Régime iranien est loin d'être un enfant de coeur, n'hésitant à mobiliser des intermédiaires pour son action diplomatique (cf. enlèvements de français au Liban du début des années 1980), les seules guerres dont l'Iran ait été un acteur direct au cours du XXème siècle ont toutes été à son corps défendant. Y compris les 2 guerres mondiales où l'Iran bien que neutre a été occupé par les puissances occidentales.
Il y a suffisament de reproches légitimes à adresser au Régime iranien pour ne pas recourir à des arguments totalement mensonger.
La réaction de l'Iran à propos du jeu "Battlefield 3"
Mais ils se moquent du monde entier,les iraniens;ils se permettent du juger un jeu de guerre alors qu'eux la font réellement et ce,pour un oui,ou un non.
L'Iran devrait riposter en
L'Iran devrait riposter en mettant sur son marché un jeu dans lequel les iraniens sont en train de défendre leur pays face à une agression de l'Occident. Ce jeu ferait un carton en Iran!
Là je suis d'accord
Pour une fois, je suis d'accord: Pour avoir vu mon fils jouer a ça, j'ai pu constater que ces jeux véhicules l’idée de confrontations salutaires et que la technologie militaires, américaine principalement, est la naturelle et meilleure, voir unique, réponse aux conflits internationaux. Dans l’idée des jeunes joueurs, et en final dans l'opinion publique, ils banalisent l’idée de la guerre comme solutions propre et acceptable.
Vous me direz que l'Iran n'est pas en reste avec le jeux local "Commander Baham" ou les Forces Spéciales iraniennes délivrent un gentil scientifique nucléaire des mains des américains (un sujet qui ne comporte aucune idéologie bien sur, surtout développé par l'Union Des Etudiants Islamiques), ou encore un autre dont j'ai oublié le nom, consistant à faire exploser des pétroliers américain dans le Golf Persique pour bloquer l'approvisionnement en pétrole d'une bonne partie du monde.
Et les enfants dans tout ça?
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