Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Faut-il s'inquiéter de la chute du prix du baril ?

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

En Israël, les ventes d'armes à feu en forte hausse

En savoir plus

FOCUS

Ukraine : que reste-t-il de la révolution du Maïdan?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"The Search", Bérénice Bejo sur le champ de bataille

En savoir plus

FOCUS

Violences conjugales : la France s'attaque à la source du fléau

En savoir plus

SUR LE NET

Ferguson : le web réagit à l'annonce du grand jury

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burkina Faso : le ministre de la Culture contraint à la démission

En savoir plus

DÉBAT

L’affaire Ferguson, triste miroir de la société américaine?

En savoir plus

DÉBAT

Nucléaire iranien : l'impossible accord ?

En savoir plus

L'opinion de
Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE

Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE
Correspondant à Washington

États-Unis - Europe : l'Entente cordiale des endettés

Le 29-11-2011

Ce n'était pas un de ces sommets qui déplacent les foules. Ce lundi, Barack Obama recevait à la Maison Blanche l'état-major de l'Europe : Herman Van Rompuy, président de l'Union européenne, et José Manuel Barroso, le patron de la Commission. Et pourtant, l'affiche aurait pu faire rêver : "Le sommet des endettés"...

L'Union européenne est en crise, la zone euro est au bord de l'implosion : les Européens croulent sous la dette. De l'autre côté de l'Atlantique, le Congrès est dans l'impasse politique, incapable de trouver un plan de réduction des déficits, l'agence Fitch a abaissé lundi 28 novembre la perspective de la note américaine et la dette américaine vient de dépasser les 15 000 milliards de dollars.

"Nous faisons face au même défi, celui de maîtriser la dette", a expliqué José Manuel Barroso. Et Barack Obama d'enchérir : face à la crise de la dette européenne, "les États-Unis sont très activement engagés au côté de l'Europe" et se tiennent "prêts a prendre leur part". Quelle part ? Barack Obama n'a rien précisé.

Et pour cause. Il n'y aura probablement aucune aide américaine à l'Europe, Washington n'en a pas les moyens, et les électeurs, focalisés sur l'état des finances du pays, ne l'accepteraient pas.

D'ailleurs, une heure plus tôt, à quelques dizaines de mètres de la salle où se tenait le sommet, dans l'aile ouest de la Maison Blanche, le porte-parole de l'administration présidentielle, Jay Carney, s'exprimait sur la crise européenne: "Nous continuons a penser que c'est un problème européen, que l'Europe a les ressources et la capacité de le traiter, et qu'il faut qu'ils agissent de manière décisive et définitive pour résoudre ce problème."

Il faut se rendre à l'évidence : si l'Europe et l'Amérique sont bien face au même problème - celui d'une dette vertigineuse, colossale, écrasante -, le problème est beaucoup plus grave sur le Vieux Contient. Et Washington a peur de la contagion. La faillite du système bancaire européen aurait inéluctablement des répercussions sur les banques américaines. On compte d'ailleurs déjà une première victime de la crise grecque à Wall Street : le courtier MF Global, qui a déposé le bilan.

Européens et Américains ont donc fait le constat qu'il fallait "agir". Comment ? Vous le saurez au prochain épisode. Cela s'appelle des "déclarations de bonnes intentions".

Chacun a finalement fait à sa manière un bilan de cette journée. Barack Obama a expliqué que ce sommet n'avait pas été "le plus dramatique" de l'histoire de la diplomatie. "Parce que nous sommes d'accord sur tellement de points."

Herman Von Rompuy a trouvé la formule. Il a qualifié le tandem americano-européen d' "Entente cordiale". Et c'est bien de cela qu'il s'agit : l'Entente cordiale des endettés.
 

COMMENTAIRE(S)