Dernière modification : 29/11/2011 

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Le remède islandais à la crise, un modèle pour la zone euro ?

Le remède islandais à la crise, un modèle pour la zone euro ?

En quasi-faillite il y a trois ans, l’Islande devrait connaître en 2012 une croissance de près de 3 %. Les pays de la zone euro, en quête de solution à la crise, auraient-ils raison de se tourner vers le modèle islandais ? Décryptage.

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

Les pays de la zone euro ne savent plus à quel saint se vouer. Même le modèle allemand, longtemps considéré comme l’exemple à suivre, commence aujourd'hui à être critiqué et attaqué. Le 17 novembre, l’hebdomadaire populaire allemand "Der Spiegel" rappelait que la dette allemande (81% du PIB) était bien supérieure à celle, par exemple, de l’Espagne (69,4%). Les marchés, de leur côté, ont surpris toute l’Europe en ne prêtant, il y a une semaine, que trois milliards d’euros sur les six milliards que Berlin souhaitait.

Pour tenter de sortir de la nasse, les pays européens en viennent donc à tourner leur regard vers un autre pays et un autre modèle  : l’Islande. Ainsi, en juillet, la BBC se demandait déjà si la petite île de l'Atlantique Nord pouvait “être un modèle économique pour le reste de l’Europe ?”. Le site américain spécialisé dans l’économie Business Insider a lui, début novembre, recensé 15 raisons pour lesquelles l’Europe devrait regarder de plus près comment l’Islande s’est remise en ordre de marche trois ans après la crise de 2008.

La situation économique islandaise actuelle est, en effet, séduisante. Alors que l’OCDE a promis à la zone euro, lundi 28 novembre, une “période de récession” en 2012, l'Islande devrait profiter d’une croissance proche de 3%. Le chômage commence également à baisser et devrait tomber à 5,8% l'an prochain après avoir atteint un pic historique de 7,5% en 2010. Les déficits publics sont, par ailleurs, en passe de retomber à 3% du PIB. “La consommation intérieure et le retour des investissements privés tirent la croissance vers le haut”, explique à France 24, David Carey, économiste à l’OCDE et spécialiste de l’Islande.

Protéger les déposants

Or, lorsque l'Islande s’est effondrée en 2008, elle souffrait de deux maux qui affectent actuellement toute la zone euro : des banques à restructurer de toute urgence tant elles avaient prêté au-dessus de leurs moyens (le montant des prêts qu'elles avaient consenti équivalait à 11 fois le PIB) et un déficit budgétaire qui dépassait 10% du PIB.

Reykjavik a alors demandé et obtenu un prêt de 2,25 milliards d’euros au Fonds monétaire international (FMI) en contrepartie d’une longue cure d’austérité pour assainir ses finances. “Les Islandais ont été soumis à trois années de rigueur dont le pays sort à peine”, relève David Carey, qui ajoute que bon nombre d’Islandais ont perdu leur épargne durant cette période et que l’endettement des entreprises et des ménages restent, aujourd’hui encore, très élevé. Face à la crise, le gouvernement a, aussi, pris quelques mesures sociales pour protéger sa population, tel que l’allongement de la durée de l’indemnisation du chômage (portée de 3 à 4 ans) .

Mais ce qui a fait la spécificité de l'Islande dans la gestion de cette crise, c’est le lâchage du secteur bancaire. Contrairement à ce qui se passe actuellement en Europe où le soutien financier aux banques est considéré comme une priorité, l’Islande a choisi de les laisser couler en refusant de les renflouer. Plus encore : le gouvernement a décidé de faire supporter la plus grande partie de leurs pertes aux actionnaires - “essentiellement étrangers”, souligne David Carey - et de protéger au maximum leurs déposants. Une décision qui lui a permis de faire de précieuses économies...

Difficilement transposable

Reste que si le modèle semble avoir fait ses preuves en Islande, il paraît difficilement transposable dans la zone euro. Les banques européennes ont en effet un poids autrement plus lourd que leurs homologues islandaises. “La faillite des établissements financiers islandais ne faisait pas peser un risque de contagion à toute l’Europe comme ce serait le cas avec les banques espagnoles ou italiennes”, explique David Carey. La faillite d’enseignes comme UniCredit (Italie) ou Santander (Espagne) risquerait en effet de mettre en péril tout le système financier mondial, comme ce fut le cas avec la faillite de Lehman Brothers.

L’Islande disposait en outre de deux outils dont les pays de la zone euro sont dépourvus : une monnaie propre - la couronne - et une banque centrale qui peut agir comme prêteur en dernier ressort. La Banque centrale européenne (BCE) refuse en effet d’endosser ce rôle actuellement en rachetant indéfiniment de la dette des pays fragilisés, ce qui les rend d’autant plus dépendantes du bon vouloir des marchés financiers.

Enfin, si elle comporte un certain nombre de similitudes avec le cas islandais, la tourmente que vit actuellement la zone euro dépend surtout d’un manque de confiance des marchés financiers dans la capacité des États à règler le déficit de leur dette publique. Une différence fondamentale qui fait que le remède islandais à la crise consistant à punir les banques plutôt que les contribuables ne permettrait pas de résoudre la crise de la zone euro.

Commentaires (7)

BRAVO L'ISLANDE

moi je pense que la cas islandais dérange depuis sa remontée économique qui est due a son émancipation de la city et de wall street (ou comment passer miraculeusement d'état en faille à modele économique).Ce miracle économique à été tres peu voir pas du tout relayé par les médias(complices)...
je pense que la remontée économique islandaise,reposant sur le refus de renflouer les banques privées et donc de ne pas participer à la mascarade générale(raquette organisé),est à prendre en considération...

Qu'est-ce que c'est encore que cet article de merde?

Tout est dans le titre. Pour mieux comprendre le sujet, se renseigner autre part que sur ce genre de médias que sont France 24 et Cie.
Voir http://www.youtube.com/watch?v=PId9igNyXoM&feature=related

ET http://www.politique-actu.com/osons/islande-fera-triple-croissance-2012-...

Comme le dit l'article, l'Islande n'est RIEN!

L'Islande, bien qu'elle ait emprunté 11x son PIB, est un tout petit emprunteur, minuscule, sans aucune importance, quelle qu'elle soit, au niveau mondial.

Tout d'abord, avant de faire ça (défaut), l'Islande à d'abord fait faillite puis épuré son économie. C'est-à-dire :

-Explosion du chômage
-Baisse des rentes de retraite
-Inflation
-Liquidation des biens, en particulier des gros 4x4, bradés par milliers alors même que les crédits n'étaient pas encore payés.
-Augmentation de la solidarité et créations de plans d'urgence pour les expulsés.

Etc...etc..etc...

Ensuite, l'Islande N'EXISTE PAS sur la planète économie. Contrairement à la France, qui est impliquée partout, est une superpuissance qui dispose du Droit de Veto au Conseil de Sécurité de l'ONU, membre de l'OTAN, 8ème économie mondiale, etc...

Enfin, l'Islande, QUI N'EST PAS DANS L'EURO et donc n'a rien à dire sur le sujet, c'était 9500Mds de dette...Mais en Couronnes!

...Et une Couronne Islandaise = 160€!

Autrement dit, la dette de l'Islande après dégraissage à...60Mds d'Euros. Forcément, les marchés ont peu réagi.

La France, je le rappelle, même après un sévère dégraissage, il s'agira toujours de....1'000Mds d'Euros au minimum.

L'Islande est un pays grand comme 1/7 de la France (100'000kms2 vs 700'000kms2) et très faiblement peuplé avec une densité de population de...3h/km2 (320'000h au total) par opposition à la France avec 97h/kms2 (65'000'000h au total).

De soutenir ce genre de choses pour un pays comme la France, c'est le meilleur moyen de tout foutre en l'air et de se retrouver sans institutions, sans hôpitaux, sans maisons de retraite, sans RSA, sans caisse de chômage ou de retraite, sans Etat....

C'EST UN DELIRE!

....Et c'est pareil pour l'Equateur, dont tout le monde se fout et qui a fait défaut sur 40Mds US$ ou même l'Argentine, qui a fait défaut sur 100Mds US$...

Je ferai aussi remarquer que les islandais se sont quand même bien éclatés, parce que si vous divisez la dette par le nombre d'habitants, vous tombez sur le chiffre effarant de plus de 500'000€/personne. En France, qu'on considère comme mal gérée, escroquée et je ne sais quoi d'autre, il ne s'agit que de moins de 30'000€/personne...

Et sa croissance elle le doit en passant de 2000 tonnes à 146000 tonnes de capture de maqueraux. Pillez les ressources naturelles et vous verrez votre notation s'améliorer. Le court-termisme criminel des agences de notation.

Et attention, une croissance 2.1% en partant de rien après une faillite, pardon! Pour info, la Chine, c'est 9%/an en moyenne depuis près de 30 ans et l'Inde pas beaucoup moins. Et ils ne partent pas d'une faillite. Autant dire qu'ils n'auront aucune croissance.

Le pseudo-modèle islandais est donc bien une vulgaire fumisterie. On les a simplement laissés faire parce qu'ils sont insignifiants. Ils étaient profiteurs, ils le sont toujours, mais ils sont tellement moindres que tout le monde s'en fout, sauf quelques ahuris qui prêtent l'oreille, bien évidemment.

La dernière partie de cet article est subjective

Tout est dans le titre.

@ Jean Cohenny la Gauche

@ Jean Cohenny

la Gauche n'est pas mieux et n'est pas moins responsable de ça
donc il faut que le peuple reprenne ses droit et non que la gauche passe pour arranger la crise en France

moi j'ai une solution aussi qui sera surement moins spectaculaire que celle de l'Islande mais qui fonctionne
le Protectionnisme
proteger les Emploies en France en taxant ce qui vient de l'étranger et en détaxant ce qui est entierement produit en France
ainsi les grosses boites pour vendre ici devront faire produire chez et ainsi nous conserverons nos emploies
c'est tous ce qu'il faut pour relancer l'economie et les depenses du peuple

en enlevant le pouvoir des banques ça va de soi

un modèle de démocratie pour le Monde

...et un modèle économique pour l'Europe !

Merci aux islandais qui ne se sont pas laissés manipuler ni mis en esclavage par les riches & les financiers ...qui, quand ils gagnent ...gardent tout pour eux & quand ils perdent, exigent d'être remboursés !

Ah elle est belle l'Europe des magouilles qui crée misère & pauvreté, exclusion & mise sous tutelle, ...réveillez vous, ne vous laisser pas dicter la loi par ces exclavagistes sans foi ni loi !

le "impossible n'est pas français" est bien loin...

La "crise" en Islande.

Ce qui se passe en Islande est très exactement ce que décrivaient les économistes du programme Mélenchon : relisez Généreux, écoutez-le, donnez lui la parole c'est un excellent pédagogue.
C'est une évidence pour tout républicain démocrate : les banques privées n'ont pas à être renflouées par les citoyens qui n'ont aucun droit de regard sur leurs gestions, spéculations et autres malversations. Partagent-elles leurs bénéfices avec les citoyens ?
Le modèle Islandais est évidemment transposable dans tout pays républicain et démocratique, tel que la France. Rappelons l'excellente définition de la démocratie donnée par Kahn : "une démocratie, c'est un Etat dans lequel les élus peuvent défaire ce que d'autres élus ont fait avant eux, car le peuple est souverain". Alors ces traités - l'un d'eux au moins refusé par les citoyens Français a été imposé de force, contre l'avis du peuple par un président bien peu responsable ! - ces traités peuvent à chaque instant dénoncés par le peuple. Ou alors la France n'est plus une République, et encore moins une démocratie !
Le traitement de la crise par Sarkosy-Merkel est irresponsable. Comment sauver un pays comme la Grèce, acculée au désespoir par la droite et l'extrème-droite, comment peut-elle faire face à des emprunts à 18 %, intérêts dont se goinfrent les banques qui continuent à spéculer.
Jean Cohenny

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