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Economie

La zone euro se donne dix jours pour trouver une réponse à la crise

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/11/2011

"Nous entrons dans une période critique de 10 jours pour parvenir à une réponse à la crise que connaît l'Union européenne", a averti le commissaire aux Affaires économiques, en marge d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro.

AFP - La zone euro a toutes les peines à bâtir un pare-feu convaincant face à la propagation dramatique de la crise de la dette et lorgne du côté du Fonds monétaire international et du reste du monde pour s'en sortir, avec l'obligation d'aboutir à un résultat dans les dix jours.

"Nous entrons dans une période critique de dix jours pour parvenir à une réponse à la crise que connaît l'Union européenne", a averti mercredi Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, en marge d'une réunion des ministres des Finances de l'UE à Bruxelles.

Les dirigeants européens vont en effet se retrouver pour un sommet les 8 et 9 décembre. Et le monde entier, inquiet du risque d'une déflagration économique planétaire, attend à cette occasion des résultats après plusieurs rendez-vous manqués ces derniers mois.

D'ici là, "nous allons travailler sur deux fronts: mettre en place des pare-feux suffisamment crédibles pour faire face aux turbulences sur les marchés et renforcer la gouvernance économique" de l'Union monétaire, a dit M. Rehn.

Problème: le Fonds de secours de la zone euro aux pays en difficulté, le FESF, n'est pas en mesure de jouer pleinement le rôle escompté au départ de rempart pour protéger l'Italie et l'Espagne en particulier.

Doté initialement d'une capacité de prêts de 440 milliards d'euros, ce fonds ne parviendra pas dans l'immédiat à accroître sa puissance de feu au niveau de 1.000 milliards d'euros, portant promis par l'Europe il y a seulement un mois, a reconnu mardi soir Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).

Face à ce constat d'échec, la zone euro compte désormais sur un soutien plus appuyé du FMI et aussi indirectement sur la Banque centrale européenne pour jouer les pompiers.

L'institut monétaire est considéré par de nombreux économistes comme le seul rempart crédible mais il se refuse encore à faire plus pour la zone euro que de racheter en quantité limitée de la dette publique d'Etats en difficulté sur les marchés pour freiner la hausse de leurs taux d'emprunt.

Pourtant, la BCE a "une marge de manoeuvre" car la stabilité des prix, qui constitue sa priorité, est assurée en Europe, a estimé mercredi le ministre suédois des Finances, Anders Borg.

L'inflation dans la zone euro est restée pour le troisième mois consécutif à 3% en novembre, selon des chiffres publiés mercredi. Un niveau élevé sur le papier, mais de l'avis des économistes elle devrait ralentir en 2012 en raison du coup d'arrêt attendu de l'activité et ne plus être une inquiétude pour la BCE.

Parmi les options évoquées en marge de l'Eurogroupe mardi soir: la possibilité pour la BCE de prêter des fonds au FMI afin qu'il puisse ensuite aider les pays fragiles de la zone euro.

Ce montage permettrait de contourner l'interdiction faite à la BCE de prêter directement aux Etats de l'Union monétaire, mais sur le plan juridique, la tâche promet d'être compliquée sachant que l'institut monétaire n'est pas membre du FMI.

Le Fonds monétaire international est prêt à soutenir l'Italie, à condition que la Banque centrale européenne contribue d'une manière ou d'une autre, a indiqué mercredi à l'AFP une source proche du dossier.

"Il n'y a pas de discussions aujourd'hui et il est prématuré de dire que le FMI prépare un plan", a-t-elle dit, "mais s'il fallait aider l'Italie, le FMI serait prêt à le faire, c'est une possibilité pas du tout exclue" pour peu que la BCE apporte son écot.

Dans le même temps, les discussions se poursuivent sur la réforme du fonctionnement de l'Union monétaire, via un changement du traité de l'UE ou d'un accord impliquant tous les seuls pays de la zone euro ou une partie d'entre eux.

Le président français Nicolas Sarkozy doit faire un discours jeudi sur ses projets européens, avant que la chancelière allemande Angela Merkel ne prenne la parole sur le sujet vendredi à Berlin. L'Allemagne veut essentiellement imposer une discipline budgétaire de fer à l'Europe. La France veut qu'on parle aussi d'autres sujets.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que l'Union européenne traversait "une crise existentielle". "Elle peut remettre en question tout ce que nous avons construit", a-t-il estimé.

Première publication : 30/11/2011

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