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Asie - pacifique

Londres et Berlin souhaitent isoler financièrement l'Iran

Vidéo par Pierre BENAZET-RFI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/12/2011

Lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne à Bruxelles, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont demandé un renforcement des sanctions économiques contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

AFP - L'Europe compte accroître jeudi ses sanctions contre l'Iran du fait de son programme nucléaire controversé, deux jours après le saccage de l'ambassade britannique à Téhéran, mais hésite à franchir le pas d'un embargo contre le secteur stratégique du pétrole iranien.
              
En raison du dossier nucléaire, les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles doivent officiellement placer 143 nouvelles sociétés et organisations iraniennes, ainsi que 37 personnes supplémentaires, sur les listes déjà existantes des gels d'avoirs et des interdictions de visa de l'UE.
              
Un accord de principe a déjà été conclu au niveau des diplomates à ce sujet.
              
Cette décision fait suite au rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui vient d'étayer dans un rapport les soupçons des Occidentaux selon lesquels Téhéran, malgré ses démentis, a travaillé à la fabrication d'une arme atomique.
              
Alors que le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a exclu jeudi "à l'heure actuelle" une attaque contre les installations nucléaires iraniennes en guise de rétorsion, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a réitéré que l'offre de négociation du groupe des 5+1 restait sur la table.
              
"J'attends toujours une réponse" des Iraniens, a indiqué Mme Ashton tout en estimant qu'il fallait "tirer les conclusions" de leur attitude.
              
Le saccage mardi de la chancellerie britannique dans la capitale iranienne a jeté de l'huile sur le feu.
              
Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a réitéré sa condamnation de cette "grave violation de la convention de Vienne" qui règle les relations diplomatiques entre pays.
              
Et en solidarité avec Londres qui a fermé son ambassade, plusieurs capitales européennes ont rappelé leurs ambassadeurs pour consultations, à l'instar d'Amsterdam, Paris et Berlin. Rome a pour sa part dit "examiner" la possibilité de fermer l'ambassade à Téhéran.
              
Ces décisions témoignent de "l'isolement croissant" de l'Iran, ont commenté les Etats-Unis.
              
L'UE doit aussi aller au-delà et intensifier "la pression économique sur l'Iran" et "accroître l'isolement du secteur financier" , a dit William Hague. "Il s'agit d'assécher les sources financières de l'Iran", lui a fait écho le ministre allemand, Guido Westerwelle.
              
Mais les Européens restent divisés sur l'extension des sanctions à d'autres secteurs, notamment en ce qui concerne un éventuel embargo pétrolier ou le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne.
              
M. Westerwelle a confirmé que son pays était favorable à s'attaquer au secteur énergétique.
              
"C'est un des points de réflexion", a renchéri son collègue autrichien, Michael Spindelegger, tandis que le Suédois Carl Bildt s'est dit "prêt à aller dans cette direction" tout en s'interrogeant sur "l'impact" réel de la mesure qui ne concernerait pas la Chine, principal client de l'Iran.
              
Mais "il va y avoir une diversité de points de vue" sur le secteur pétrolier "et je ne sais pas qu'elle sera l'issue" de la discussion, a tempéré de son côté William Hague.
              
La Grèce est tout particulièrement réticente à un embargo pétrolier parce que "l'Iran lui vend à crédit, ce qui constitue un avantage non négligeable par les temps qui courent", eu égard à la crise de la dette dans laquelle le pays est engluée depuis deux ans, commente un diplomate.
              
Selon la Commission européenne, l'UE a importé en 2010 5,8% de son pétrole brut d'Iran, soit 30,3 millions de tonnes. L'essentiel --un bon tiers-- va à l'Italie, suivie de l'Espagne, la Belgique et la Grèce.
              
L'Espagne réalise 14,6% de ses importations de brut avec l'Iran, la Grèce 14%, et l'Italie 13,1%.
              
Les Européens redoutent aussi "un effet déstabilisateur" qui se retournerait contre eux: "les sanctions pourraient faire augmenter les prix du pétrole, et donc les recettes de l'Iran qui gardera de toute façon des clients, comme la Chine", relève un diplomate.
             



Première publication : 01/12/2011

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